Manifestations de lycéens à Mantes la Jolie: une #Rafle ?

Les mots ont un sens et parfois une évocation historique; c’est le cas pour la “Rafle”.
La definition en est: “arrestation massive opérée à l’improviste par la police”; le Larousse ajoute la notion d’un lieu suspect…

Sommes nous dans ces deux conditions de l’espace-temps? Les lycéeens manifestants de Mantes la Jolie, dans les Yvelines, savent très bien, dans le contexte émeutier du moment, qu’ils feront face à une operation de maintien de l’ordre public; pas vraiment une surprise donc; d’autant plus que ces interpellations ont eu lieu à proximité de leurs deux lycées. Un lycée que je connais pour y avoir fait ma terminale il y a …45 ans. Mais les temps ont bien changé depuis!

L’évocation du passé voudrait renvoyer au Veldiv, donner une connotation antisémite ou raciste, politiser une manifestation dont le pur objet est la contestation qui se transforme en délinquance d’une jeunesse qui regarde le mouvement des gilets jaunes en souhaitant y trouver une place, une tribune, un “théatre” des opérations pour exprimer leurs frustrations et leurs peurs de vivre sous-classés. Le lieu a son importance; à proximité du Val Fourré, un quartier sensible où sont réunies des familles d’ouvriers dont beaucoup au chômage et d’immigrés, plus ou moins en ghetto ou en communautés; la grande délinquance y a trouvé refuge depuis des décennies…

Mai 1968…

Oui, c’est probablement une violence morale, une humliation de se retrouver arrêtés, menottés et agenouillés; dans ce climat proche d’une guerre civile, ils ont été traités comme des prisonniers de guerre à la suite d’un conflit pour lequel ils ont pris fait et cause: en toute conscience? pas sûr…entre manipulation et surtout mimétisme de leurs ainés, les “gilets jaunes” et autres “black blocks”.

La fessée devenue interdite, est-ce une atteinte aux droits de l’homme que de leur donner une leçon de savoir vivre en société, dans le respect de la démocratie et de l’ordre public? Une prise de conscience à défaut d’une leçon de morale…

Peut-on décemment comparer ce qui s’est passé à Mantes la Jolie avec la Rafle du Veldiv?

#giletsjaunes: l’appel insupportable à marcher vers l’Elysée

Comment ose t on inciter à la violence, voire au meurtre, comme une expression de la démocratie?

Comment laisse t on s’exprimer dans les médias ces appels formulés par des individus irresponsables qui n’ont aucune crédibilité?

C’est une incitation à la haine et à la violence; on ne peut même pas parler ici d’une désobéissance civile.

Dans une démocratie, le débat public et contradictoire prend place dans les assemblées constituées de parlementaires élus; c’est le rôle du pouvoir législatif de faire et défaire les lois au gré de l’évoltion de la société civile.

Le mouvement ou plutôt les mouvements des gilets jaunes n’ont aucune légitimité, faute d’une organisation avec une représentation. Hors la loi, le droit à manifester est galvaudé dans un refus de respecter les règles établies en la matière: déclaration en préfecture, itinéraire défini; organisation d’un service d’ordre, non pour attaquer mais pour protéger les manifestants.

Alors si chacun pouvait changer de discours pour appeler au calme et au respect de l’autre; que l’autre soit un policier, un journaliste, un élu à commencer par le Président de la République…ce serait déjà beaucoup et favoriserait le dialogue; plus constructif que les agressions physiques et verbales.

Revenons à un message plus apaisé.

 

#PPA ou Prime de Pouvoir d’Achat (proposée par @xavierbertrand)

Il semble que l’on vienne doucement à cette idée lancée par Xavier Bertrand, responsable et politique, d’une prime de pouvoir d’achat; prime laissée à l’initiative des entreprises du privé, non imposable pour le salarié comme pour l’entreprise.

Estimée entre 200 et 500€, cette prime arriverait comme un cadeau de Noël, de quoi remplir les bas de laine pour de nombreuses familles. Geste d’apaisement? Non, geste de reconnaissance et d’accompagnement de la revalorisation du travail.

Oui, il s’agit bien d’un effort financier demandé aux entreprises du privé via le Medef pour soutenir le pouvoir d’achat de leurs employés; une prime; pas une augmentation de salaire en attendant une embellie de l’économie et des Finances Publiques, embellie qui tarde à venir malgré une reprise discrète.

Le Medef s’honorrerait à soutenir voire à promouvoir cette prime pour faire oublier l’image désastreuse véhiculée par quelques dirigeants de grandes sociétés dont la rémunération directe plus les avantages (dont des primes d’objectifs) est absolument indécente pour ne pas dire plus…C’est cela aussi le dialogue social, le bien-être en entreprise à défaut d’envisager le bonheur.

Rappelons que le malaise actuel, la colère qui se transforme en fronde voire en insurrection populaire a pour origine le “reste à vivre” de ces travailleurs qui s’échinent et n’entendent plus travailler plus pour gagner moins après tous les prélèvements sociaux et les taxes; ceux-là mêmes qui aspirent à consommer, quitte à se surendetter pour accéder à des biens et services que le consumérisme a su attirer jusqu’à en faire des addictes.

Le gouvernement propose de lancer des états généraux pour repenser la fiscalité des revenus du travail et la protection sociale; l’Etat providence a vécu! La protection sociale mérite d’être revue sur le fond comme sur la forme; elle absorbe la moitié des dépenses publiques aujourd’hui. Si l’on veut augmenter les salaires sans impacter la croissance, peut-on continuer à servir le même niveau de prestations sociales? C’est un débat démocratique qui s’ouvre sur l’avenir de notre protection sociale; une révolution en soi!

 

#Giletsjaunes: La violence et le Sacré ou la théorie du bouc iémissaire…

Avec le mouvement des gilets jaunes, je ne peux m’empêcher de penser à René Girard et à “ces choses cachées depuis la fondation du monde”…

La dérive observée lors des émeutes parisiennes du samedi 1er décembre nous renvoie à une violence historique; immanquablement, les épisodes de la révolution de 1789 ou de mai 1968 remontent à la mémoire et ravivent les peurs.

La patrie est en danger!

Après la série d’attentats, entre surenchère et “mimétisme” traduisant une “folie” meurtrière voire suicidaire, j’avais déjà évoqué l’oeuvre de René Girard sur le mimétisme; j’y reviens dans un contexte un peu différent mais qui trouve peut-être ses racines dans le même conflit de valeurs: la recherche d’une victime expiatoire!

Aujourd’hui, c’est la fête à Macron: les gilets jaunes et/ou les casseurs (émeutiers des extrêmes) réclament sa tête; son départ, sa démission. Ces martyrs des temps modernes, sacrifiés par le capitalisme, après l’avoir porté aux marches du pouvoir (ou plutôt en marche et non en marge), espérant plus que le Messie multipliant les pains, une frange de la population “laborieuse”, celle qui n’arrive pas à finir les mois, à payer les crédits et les impôts, vient réclamer son dû sous la forme d’un retour sur investissement. L’idole politique est devenue subitement la victime expiatoire; le bouc émissaire du mal vivre de ces français sans pouvoir d’achat.

Les casseurs et certains gilets jaunes, radicalisés ou insoumis, s’en sont pris à des symboles forts de la république et de son Histoire; ainsi des tags sur l’arc de triomphe et le comportement schizophrène observé aux pieds de la tombe du soldat inconnu où les mêmes gilets jaunes ont entonné la Marseillaise pendant que d’autres saccageaient l’intérieur du monument. Au son des canons… de bombes lacrymogènes.

Au delà, il existe une volonté de s’attaquer au “Sacré”, à savoir le pouvoir exécutif, via l’ordre public. Quelle violence libérée contre les forces de l’ordre, anarchique et gratuite; satisfaire ce besoin animal d’en découdre! Une nouvelle énergie ou réaction en chaine, éruptive voire disruptive par son caractère imprévisible et incontrôlable. Absence d’organisation, rejet de porte-paroles ou de représentants officiels désignés; jusqu’à l’absence de revendications claires. Ce mouvement de contestation est protéiforme et donc sans limites…

Etrange destin que celui d’Emmanuel Macron; du leader haranguant les foules enthousiastes au président de la république conspué à chacune de ses sorties.

Et pourtant, force est de constater que la société a survécu à cette loi
effroyable, que les peuples de la terre ont surmonté tant bien que mal le
phénomène.
  • Pourquoi? se demande Girard.
  • Comment se fait-il que le désir mimétique, dont la puissance de nuisance est universellement prouvée ne nous ait pas dévasté totalement?
  • Comment les sociétés sont-elles parvenues à trouver un antidote à ce poison?
C’est ici qu’intervient la deuxième intuition de Girard, consistant à relier
l’apparition du sacré avec le problème de la violence (d’où le titre de son livre majeur: “La Violence et le Sacré”). L’anthropologue observe en effet, à partir d’une lecture attentive des mythes ancestraux (de toutes origines), que ces mythes nous racontent la même histoire, à savoir la conjuration, ou plutôt la neutralisation de la violence (cette épée de Damoclès qui plane sur l’Humanité) par le sacrifice d’une victime, appelée «bouc émissaire».

Pour Agnès Buzyn les pharmaciens d’officine peuvent, eux aussi, diagnostiquer et prescrire

La position de notre ministre de la santé est pour le moins surprenante à plus d’un titre:
-par le fait que la profession de pharmacien se voit attribuer un droit de prescription médicale alors qu’elle n’est pas une profession médicale donc sujette à exercice illegal de la médecine.
-alors que l’on promeut l’usage de la e-santé et de la télémédecine,pourquoi octroyer une telle derogation au pharmacien là où la téléconsultation associée à la prescription électronique y trouverait sa légitime place?
-Quid de la responsabilioté médicale, des obligations de sécurité de résultat:sera t elle, de fait, déléguée ou transferee au pharmacien prescripteur? Qu’en pensent les assureurs en RCP?
Une fausse bonne idée!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

L’affaire sent la poudre sinon l’embrocation. Dans un entretien aux Echos Agnès Buzyn allume la mèche : feu vert gouvernemental à une mesure législative qui suscite déjà l’ire médicale. Tout a commencé il y a quelques jours lors de la discussion, en commission, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Seize députés 1de la majorité présidentielle (LREM) ont fait adopter un amendement explosif . Pitch :

« Les médecins, les pharmaciens et les autres professionnels de santé sur un même territoire doivent pouvoir coopérer facilement, sans passer par des voies dérogatoires, et ce, afin de faciliter l’accès aux soins des patients. Aussi, les pharmaciens d’officine doivent pouvoir dispenser certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole conclu avec le médecin traitant et/ou les communautés de santé des structures d’exercice coordonnées. La liste de ces médicaments est définie par arrêté des ministres.

Ceci est dans…

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Les prescripteurs ne seront pas les payeurs des arrêts maladie indemnisés en #santéautravail !

Quelle curieuse idée de vouloir faire porter la responsabilité du coût des arrêts maladie sur le dos des médecins libéraux (généralistes ou spécialistes)! Comme si la délivrance d’un arrêt de travail à une personne en souffrance (physique ou mentale) correspondait à une “insoutenable légèreté de l’être humain” plus qu’à une réponse empathique à un besoin réel de santé…Quel déni de reconnaître le malaise et la souffrance au travail qui conduit à devoir s’arrêter pour continuer à vivre.

Pire, de vouloir restreindre la prescription d’arrêt de travail au risque d’aggraver l’état de santé des salariés en souffrance. Ce serait contre-productif et une atteinte à la santé dont on ne dira jamais assez qu’elle regroupe aussi bien la santé publique que la santé au travail, n’en déplaise à certains conservateurs qui tirent avantages à vouloir maintenir leur hégémonie sur la gestion de la branche ATMP de l’assurance maladie.

Le rapport rendu récemment par Charlotte Lecocq, députée de la majorité, fait référence à la mis en place d’un guichet unique pour la santé au travail et la prévention des accidents et maladies professionnelles. Mais dans le même temps, deux ministres (de la santé et du travail) seraient en charge de piloter cette structure sous le contrôle permanent du ministère des finances? Ce serait là aussi retomber dans les travers d’une maîtrise comptable des dépenses de santé (du travail) en lieu et place d’une maîtrise médicalisée (prévention des ATMP). Sans parler de la gestion des risque professionnels pour la santé dont on voudrait faire disparaître le principal outil que représente le document unique (DU) avant de finaliser un plan de prévention des risques pour la santé…

On voudrait appliquer une double peine à ces victimes de la détérioration des conditions de travail:

  • une atteinte à leur santé physique et mentale;
  • une perte de leurs revenus. par des jours de carence.

Que penser d’un système de la santé au travail, orienté principalement vers la prévention et non la réparation mais qui “en même temps” décide de l’inaptitude au travail d’un salarié mais ne lui prescrit pas d’arrêt de travail? Impossible de travailler d’un côté mais absence d’indemnisation de l’autre. Le salarié serait il responsable de son inaptitude professionnelle au point d’en payer le prix fort? Incroyable et pourtant vrai!

Que penser de ces salariés qui préfèrent ne pas déclarer un accident du travail ou une maladie professionnelle afin de garantir leur emploi? Ils préfèrent utiliser leurs congés pour se réparer…

Que penser des gesticulations du ministère du travail, épaulé par les représentants syndicaux, pour refuser de reconnaître le burn out comme une maladie professionnelle; ce qui a été confirmé par les députés récemment? On préfère parler d’un syndrome d’épuisement professionnel, terme plus pudique…et moins pénalisant.

Tout ceci n’est ni construit ni raisonnable en pratique et tend simplement à renforcer la main mise du patronat sur la branche ATMP principalement financée à partir des cotisations patronales indexées sur leur sinistralité; un peu un système assurantiel reprenant le malus mais sans avoir instauré un bonus pour les entreprises vertueuses et responsables qui ont investi dans la prévention. Ces dernières savent que pour chaque Euro (€) investi, il existe un retour sur investissement (ROI) de 2.5 à 5 sur le moyen ou le long terme.

Mais vouloir faire porter le chapeau aux médecins prescripteurs traduit un manque de courage  politique ou une incompréhension totale du mécanisme générateur de ces arrêts maladie.

 

 

Dysfonctionnements à l’#Elysée après l’affaire #Benalla: un plan d’action annoncé pour la rentrée!

Il aura donc fallu une manifestation qui dégénère le 1er mai, la parution de l’article du Monde le 18 juillet; puis les réactions politiques en cascade avec deux commissions d’enquête: l’une à l’Assemblée Nationale, mort née; l’autre au Sénat heureusement plus constructive et pertinente sous l’impulsion sereine de Philippe Bas…pour identifier au grand jour des dysfonctionnements au sommet de l’état. Mieux, après cette prise de conscience qui fait suite au déni initial, le secrétariat général de l’Elysée annonce un audit suivi d’un plan d’action et la réorganisation de ses services pour la rentrée.

Refonte du service de sécurité et de la protection du Président; nomination et création d’un responsable du recrutement et de l’affectation des personnels de l’Elysée; définition des missions et des objectifs des différents services…voici ce qui nous est promis comme mesures pour remédier à tous ces dysfonctionnements.

Arrivera t on à comprendre puis à expliquer le choix, les fonctions et les privilèges dont a bénéficié le lieutenant colonel de réserve Bénalla , armé à l’insu de son plein gré, équipé comme un policier et disposant d’une immunité quasi diplomatique et d’un passeport?

Comment tous les services de l’Etat ont ils réussi à se laisser berner  par un individu suspect qui joue des coudes en prétendant être un proche du président de la république à coup de carte de visite et de bluff.?

Comment la sécurité et la protection du chef de l’état se joue à coups de poker menteur sans que personne ne vérifie les dires et les documents pour autoriser une affectation ou la présence comme observateur au milieu des forces de l’ordre d’une personne en repos, non missionné par sa hiérarchie?

Heureusement que le plan Vigipirate est activé!…

Faire plaisir à son chef peut se comprendre mais tomber à ce point dans une complaisance malsaine qui témoigne d’une légèreté qui frise l’inconscience n’est pas chose admissible à ce niveau de responsabilité. Ce n’est même plus une question de contre-pouvoir mais bien une culture du contrôle de la sécurité: un principe de base lorsque l’on parle d’un service de protection des personnalités.

Ici, il a été clairement identifié un petit groupe de personnes agissant principalement pour le propre compte et sans avoir de comptes à rendre. Passe-droits, privilèges indus, au dessus des lois et règlements donc hors la loi…la liste est longue des délits commis par deux personnes dont l’une illégalement armée pour observer une manifestation. Vincent Crase aurait il fait usage de son arme de poing en situation de danger pour lui ou son acolyte? Il n’a pas hésité à sortir sa matraque télescopique…

Gardons à l’esprit que ces deux personnes assuraient la sécurité à l’Elysée; plus c’est énorme et plus ça passe; ou bien ça casse. End of the story!