#Covid19 et l’histoire d’un masque: When my dream comes true…

Once upon the time…

En ces temps de morosité, on a envie de belles histoires qui finissent bien; un happy end à l’américaine à la mode française, un conte de science-fiction qui se passe de nos jours.

Tout a commencé durant des vacances idylliques aux Seychelles, début février, en pleine pandémie de covid19, sur l’ile de la Digue (petit paradis sur terre), connue pour le snorkeling et sa faune maritime à proximité des plages…

Je m’étais fait offrir un masque et des palmes pour apprécier cet aquarium naturel; affrontant le ridicule, j’ai vite apprécié les qualités visuelles et respiratoires du masque Décathlon au point d’en imaginer un autre usage, moins festif et plus médical. Nous avons été deux à y songer au même instant puis à en partager l’idée: et si on adaptait ce masque pour en faire un équipement de protection individuel (EPI) pour se protéger du Covid19?

Que voila une idée qu’elle est bonne!

Et telle une bouteille lancée à la mer, j’ai décidé de soumettre l’idée sur LinkedIn fin février. A ce jour, plus de 2100 vues; not so bad pour un post en forme de défi à l’innovation et de provocation devant l’absence de moyens mis à la disposition des soignants de première ligne dans les services d’urgence et de réanimation. J’avais déjà travaillé sur le sujet des EPI et des masques de protection à l’occasion de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest…

Vogue la galère et pendant ce temps l’Italie fait face à une catastrophe sanitaire sans précédent et devient dépassée par la capacité de réponse et d’accueil en service de soins intensifs; qu’à cela ne tienne, la société ISinnova a su reprendre l’idée pour son compte, avec l’accord et le soutien de Decathlon, obtenir la fiche technique CAD du produit phare pour en adapter l’usage à des fins thérapeutiques; en faire un respirateur à pression positive. Mieux, basé sur l’utilisation d’une imprimante 3D, cette société met à présent à disposition et sans droits, tout le nécessaire pour reproduire et fabriquer les valves respiratoires à fixer sur le masque. L’explication en détails dans cette vidéo: https://youtu.be/w4Csqdxkrfw

Ainsi j’aime à croire, et cela ne coûte rien, que notre bouteille est arrivée à bon port et que des ingénieurs/designers ingénieux ont su apporter une réponse pratique à ce qui n’était qu’un rêve et un défi à l’intelligence humaine que je sais sans limite et en complément de l’intelligence artificielle (IA). J’apprécie d’autant plus la démarche qu’elle est dépourvue d’un intérêt commercial et donc à visée purement humanitaire.

Oui nous n’avons toujours pas de masques de protection respiratoire en France mais nous avons des idées!

 

 

 

#covid19 et le dilemme d’un traitement sous surveillance

Voila donc le dilemme du moment qui ne doit pas se transformer en une polémique; une controverse anime le monde médical en bon esprit critique autour de l’efficacité thérapeutique de l’association hydroxychloroquine + azithromycine.

Derrière ce dilemme, se posent plusieurs questions:

  1. Ethique: information et consentement dans le cadre d’une recherche médicale
  2. Déontologie: respect des règles  et protocoles établis et validés
  3. Autorité sanitaire: respect des AMM et bonnes pratiques (HAS)

Nous assistons à une transgression de ces principes car la situation d’urgence sanitaire le justifie; nous basculons dans du “hors norme”, dans un contexte éthique qui se rapproche de celui d’un état de guerre ou de catastrophe naturelle.

Il n’existe aucun vaccin et seul, à ce jour, un traitement symptomatique est proposé aux malades. Le raisonnement médical repose sur l’analyse du rapport bénéfices/risques des nouveaux traitements à proposer pour la prise en charge du Covid19. Mais il faut au préalable accepter de regarder en face la réalité de l’état sanitaire du pays et les capacités organisationnelles pour faire face à cette épidémie. Le covid19 est très contagieux et responsable de complications graves dans un faible pourcentage certes mais pouvant conduire au décès. Nous ne serons pas en mesure d’admettre en réanimation tous ces cas graves (d’où la crainte de tri à l’admission en soins intensifs).

C’est à partir de ces critères que les décideurs, dont le ministère de la santé et la direction générale de la santé (DGS),  la haute autorité de santé (HAS) et l’agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), sont amenés à autoriser et homologuer (même à titre temporaire) de nouveaux traitements, de nouveaux produits ou matériaux médicaux soumis à la pharmaco et matériovigilance.

Ce qui se passe à Marseille est surprenant à plus d’un titre entre la médiatisation d’un côté et l’appel à la désobéissance civile de l’autre; c’est aussi potentiellement dangereux et pouvant conduire au désordre en plus du risque de créer de faux espoirs à ce stade. Car il s’agit d’un “Pari”, au sens Pascalien du terme qui se traduit en sciences par la formulation d’une hypothèse: Le Pr Didier Raoult affirme aujourd’hui que l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine est le traitement de référence qu’il convient désormais de prescrire le plus tôt possible, une fois le dépistage positif du sarscov2 et l’apparition des premiers signes cliniques ou radiologiques (scanner).

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Je regrette le clivage en train de se créer entre les Pro/Con comme s’il existait deux France: celle qui soutient et réclame dès aujourd’hui ce traitement et ceux qui souhaitent attendre les preuves scientifiques de l’efficacité et de l’absence d’effets secondaires graves et délétères. N’y a-t-il pas une voie alterne, un compromis pour répondre à l’urgence en improvisant une méthodologie expérimentale pour y inclure les volontaires au traitement proposé par le Pr Raoult.

On oublie les essais thérapeutiques réalisés en cancérologie où les oncologues testent de nouveaux protocoles thérapeutiques basés sur de nouvelles molécules…

La médecine est souvent empirique; elle apprend au fil de l’eau et par l’observation aussi bien des signes cliniques (par exemple l’anosmie décrite dans le covid19) que des effets bénéfiques obtenus à partir de médicaments prescrits pour d’autres indications.

Le Pr Raoult n’est pas le gourou que certains nous montrent et l’institut qu’il dirige n’est pas une secte; il est entouré de chercheurs éminents et son équipe est de renommée mondiale. Sa personnalité dérange parce qu’il ose s’affranchir des dogmes et du formalisme administratifs mais l’heure est à l’urgence et non plus aux palabres; il s’affranchit du protocole établi au profit de l’efficacité thérapeutique, au risque de ne pas apparaître comme un orthodoxe en la matière.

Attendre six semaines encore, c’est prendre le risque d’être submergé par la vague de cas qui va déferler dans une semaine telle un tsunami et sans moyens pour protéger la population; ni masques, ni tests disponibles à ce jour et malgré les promesses prodiguées. L’essai conduit par l’équipe de Marseille est notre seul espoir actuel et immédiatement disponible à bas coût.

Alors…?

#covid19 en EHPAD: Comment soigner un cluster?

J’ai hésité à écrire sur ce sujet car je prends le risque de choquer avec des propositions politiquement et éthiquement incorrectes. Pour autant, ne nous voilons pas la face et osons poser le problème de la prise en charge médicale d’un cluster au sein d’un EHPAD; comment raisonnablement répondre à une urgence sanitaire et venir en aide à une population doublement fragilisée par l’âge (résidents >80 ans) et par les polypathologies?

Aussi, je voudrais simplement, calmement et à froid, mettre sur la table la question de la réponse à apporter face à l’émergence d’un ou plusieurs cas de Covid19 en EHPAD?

  • Doit-on attendre une dégradation clinique du résident pour l’adresser aux urgences hospitalières avec éventuellement un passage en réanimation?
  • Ou bien tester en urgence pour le Covid19 pour instituer le plus précocément possible un traitement médical ,par voie orale, associant l’hydroxychloroquine et l’azithromycine? (dans le respect des contre-indications et du rapport bénéfice/risque, en dépit des incertitudes sur l’efficacité thérapeutique de cette association médicamenteuse).

L’honnêteté intellectuelle oblige à s’interroger sur l’opportunité d’une admission en service de soins intensifs/réanimation ainsi que sur les chances de survie et la qualité de vie au sortir de trois semaines de ventilation artificielle en réanimation.

Derrière ce dilemme éthique, la notion de tri ou choix sélectifs à l’entrée en soins intensifs se pose aux médecins urgentistes et aux réanimateurs en période chaotique telle celle de la crise sanitaire en cours. J’apprends à l’instant qu’en Italie, certains réanimateurs ne veulent/peuvent plus intuber les malades > 60ans.

Le Président de la République a comparé cette crise à une guerre sanitaire; nous devrons en conséquence avoir recours à une médecine de guerre et de catastrophe avec afflux de malades dépassant les capacités d’accueil et de prise en charge en soins intensifs. Si cette situation se produit, nous appliquerons cette sélection (naturelle) et non pas une discrimination basée sur l’âge mais sur les chances de survie tout en préservant la qualité de vie et la dignité des patients.

N’est-il pas de notre devoir et responsable d’anticiper ces situations; de nous organiser pour rester efficient en réservant les lits de réanimation, à situation clinique égale, à ceux qui présentent les meilleurs chances de récupérer sous traitement intensif et invasif?

Et surtout, ne serait-il pas légitime et humain de proposer un traitement médical plutôt que de regarder partir/mourir quelqu’un sans rien faire, sans rien tenter qui ait du sens, en évitant d’agir dans la précipitation ou inutilement.

Enfin, et à défaut de proposer un traitement curatif à ces personnes non transportables ou dont l’espérance de vie est réduite à quelques jours, la décision de soins palliatifs s’impose en autorisant la présence des familles à leur côté en dépit du confinement.

Dans le serment d’Hippocrate figure: “Guéris si tu peux; soulage toujours!”

Je ne développerai pas ici les mesures préventives à mettre en place; les mesures barrière, la protection des personnels soignants et leur dépistage systématique.

 

Recommandations pour la pratique en E-santé mentale / #covid19

Toujours tirés des recommandations de l’association américaine de psychiatrie, https://www.psychiatry.org/news-room/apa-blogs/apa-blog/2020/03/covid-19-mental-health-impacts-resources-for-psychiatrists?utm_source=Internal-Link&utm_medium=FOS-Hero&utm_campaign=CV19&fbclid=IwAR38b1dG0Q49wJuagdw9MPEfY7zbgm6RaBQN2qdnJbMnLaT3T-TaEkdoM9Q

 A – CONSIDÉRATIONS TECHNIQUES

  1. EXIGENCES DE LA PLATE-FORME VIDEOCONFERENCE

Professionnels de santé et organisations devraient sélectionner les applications de vidéoconférence qui ont les paramètres de vérification, de confidentialité et de sécurité appropriés nécessaires pour être correctement utilisés à cette fin. En cas de panne technologique, ce qui perturbe la session, le professionnel doit mettre en place un plan de sauvegarde (p. ex., accès au téléphone). E-Santé mentale devra fournir des services à une bande passante et des résolutions suffisantes pour s’assurer que la qualité de l’image et/ou de l’audio reçu est appropriée aux services fournis.

  1. INTÉGRATION DE LA VIDÉOCONFÉRENCE DANS D’AUTRES TECHNOLOGIES ET SYSTÈMES

Les organisations doivent  s’assurer de l’état de préparation technique de l’équipement de télésanté et de l’environnement clinique. Ils  doivent mettre en place des politiques et des procédures pour assurer la sécurité physique de l’équipement de télésanté et la sécurité électronique des données. Les organisations  doivent veiller au respect de tous les lois, règlements et codes de sécurité pertinentes pour la technologie et la technique de sécurité.

Confidentialité, Sécurité

Pour les services de e-santé mentale fournis en Europe, respect de la RGPD en matière de protection de la vie privée, en tout temps pour protéger la vie privée des patients et la confidentialité des données médicales sensibles.

Les patients qui reçoivent des services de santé mentale et suivis en addictologie/toxicomanie doivent bénéficier d’un degré plus élevé de droits des patients ainsi que de responsabilités organisationnelles (p. ex., le consentement spécifique des patients pour divulguer de l’information sur la consommation d’alcool ou d’autres drogues). Les organismes de e-santé mentale doivent  être conscients de ces responsabilités supplémentaires et s’assurer qu’elles sont en place.

CONDITIONS D’EMPLACEMENT PHYSIQUE/CHAMBRE

Au cours d’une séance de téléconsultation, les deux sites (patient/psy) doivent être considérés comme une salle d’examen du patient, quelle que soit l’utilisation prévue d’une pièce. Les plateformes doivent assurer la protection de la vie privée afin que d’autres personnes à l’extérieur de la salle où le service est fourni ne puissent entendre. Dans la mesure du possible, le patient et le fournisseur de caméras devraient être placés à la même hauteur des yeux avec le visage clairement visible. Les caractéristiques de l’environnement physique pour les deux doivent  être ajusté de sorte que l’espace physique, dans la mesure du possible, optilmise l’éclairage, le confort et l’ambiance.

Lorsque des consultations asynchrones en e-santé mentale ont lieu, l’intervieweur devrait être formé de façon appropriée, et l’enregistrement numérique de l’entrevue doit être partagé et stocké conformément à la RGPD.

B – CONSIDÉRATIONS ADMINISTRATIVES

  1. ÉLABORATION DE PROGRAMMES

Les professionnels de santé ou les organismes qui offrent des services de santé mentale devraient  effectuer une évaluation des besoins en télésanté avant de lancer des services. Cette évaluation des besoins  devrait  comprendre, au minimum, les éléments suivants : énoncé de l’ensemble du programme, services à fournir, population de patients proposées, ressources des professionnels de santé, besoins en technologie, besoins en personnel, protocoles de qualité et de sécurité, processus d’affaires et de réglementation, besoins en matière d’espace, besoins en formation, plan d’évaluation et durabilité.

  1. QUESTIONS JURIDIQUES ET RÉGLEMENTAIRES

1) Agrément d’exercer et faute professionnelle

Les services de santé ont été définis par le ministère de la santé. Les professionnels de santé de services de e-santé mentale doivent  se conformer aux lois en vigueur, qui impliquent généralement la détention d’une licence professionnelle active et  doit avoir une couverture appropriée pour faute professionnelle (responsabilité civile professionnelle). Les professionnels de santé  doivent faire preuve de diligence raisonnable pour déterminer le type d’obtention de permis requis et s’assurer qu’ils sont en conformité.

2) Portée de la pratique

Les professionnels de santé ou les organismes offrant des services de e-santé mentale doivent  s’assurer que la norme de soins dispensés par télémédecine est équivalente aux soins en personne. Les personnes qui participent aux services de e-santé mentale  doivent être au courant des positions de leur organisation professionnelle en matière de e-santé mentale et intégrer les normes d’association professionnelle et les lignes directrices sur la pratique clinique dans la mesure du possible.

3) Prescription

Les professionnels de santé doivent  être au courant des lignes directrices nationales relatives à la prescription de substances contrôlées. Les professionnels de santé  doivent se conformer aux règlements nationaux relatives à la prescription de substances contrôlées en fonction du cadre, du modèle de soins, de la portée de la pratique et des lieux où ils pratiquent et de l’endroit où le patient se trouve au moment du traitement.

4) Consentement éclairé

Les lois locales, étatiques et nationales concernant le consentement verbal ou écrit sont  suivies. Si un consentement écrit est requis, des signatures électroniques, en supposant qu’elles soient autorisées dans la juridiction pertinente, peuvent être utilisées. Le fournisseur  doit  documenter la fourniture du consentement dans le dossier médical.

5) Facturation et remboursement

Le patient doit  être mis au courant de tous les frais financiers qui peuvent découler des services à fournir avant le début des services initiaux. La documentation et le codage appropriés  doivent être entrepris en précisant quand les services sont rendus par l’e-santé mentale.

  1. PROCÉDURES/PROTOCOLES D’EXPLOITATION STANDARD

Avant d’initier des services de télémédecine, toute organisation ou fournisseur doit  avoir mis en place un ensemble de procédures ou de protocoles d’exploitation standard qui  devraient inclure (mais ne se limitent pas) aux spécifications administratives, cliniques et techniques suivantes :

  • Rôles, responsabilités (c.-à-d. couverture diurne et après les heures d’ouverture), communication et procédures relatives aux questions d’urgence.
  • Accords visant à assurer l’octroi de licences, d’accréditation, de formation et d’authentification des praticiens ainsi que l’authentification identitaire des patients selon les exigences locales, étatiques et nationales.
  • Un processus systématique d’amélioration de la qualité et de gestion du rendement qui respecte les exigences organisationnelles, réglementaires ou d’accréditation de la gestion des résultats.

1) Identification patient-fournisseur

Toutes les personnes aux deux sites de la vidéoconférence doivent  être identifiées à tous les participants au début d’une séance de santé télémentale..  L’autorisation du patient  ne devrait pas être requise si des problèmes de sécurité exigent la présence d’une autre personne ou si le patient est légalement détenu.

Au début d’un traitement vidéo de santé mentale avec un patient, les renseignements suivants doivent  être vérifiés et documentés :

  • Le nom et les informations d’identification du fournisseur et le nom du patient.
  • L’emplacement du patient pendant la séance.
  • Informations de contact immédiates pour le fournisseur et le patient (téléphone, message texte ou courriel), et coordonnées pour d’autres personnes de soutien pertinentes, tant professionnelles que familiales.
  • Les attentes concernant le contact entre les séances doivent être discutées et vérifiées avec le patient, y compris une discussion sur la gestion des urgences entre les séances.

2) Urgences

  1. Considérations générales

Les professionnels doivent  conserver des compétences techniques et cliniques dans la gestion des urgences en santé mentale. Les dispositions relatives à la gestion des urgences de santé mentale  doivent  être incluses dans toute procédure ou protocole de santé télémentaire..  Les cliniciens  doivent connaître les règlements en matière d’engagement civil et  devraient  avoir des dispositions pour travailler avec le personnel local afin d’initier ou d’aider aux engagements civils ou à d’autres urgences.

  1. Milieux cliniquement non supervisés

Dans les cas où le fournisseur de soins de santé mentale fournit des services aux patients en milieu sans personnel clinique immédiatement disponibles :

Les professionnels de santé  devraient discuter de l’importance d’uniformité dans l’endroit où le patient se trouve pour les séances et de connaître l’emplacement d’un patient au moment des soins, car cela a une incidence sur la gestion des urgences et les ressources disponibles locales.

  • À mesure que les patients changent d’emplacement, les professionnels de santé doivent être conscients de l’impact de l’emplacement sur les protocoles de gestion des urgences. Il s’agit notamment des règlements d’urgence, des ressources (p. ex., la police, les salles d’urgence, les équipes de crise) et les contacts.  Ceux-ci  doivent  être  documentés  et  accessibles  aux professionnels de santé.
  • Pour le traitement se produisant dans un environnement où le patient est vu sans accès au personnel clinique, le fournisseur devrait considérer l’utilisation d’une « personne de soutien patient » (PSP) comme indiqué cliniquement. Un PSP est un membre de la famille, d’un ami ou de la collectivité choisi par le patient qui pourrait être appelé à l’aide en cas d’urgence. Le fournisseur  peut communiquer avec la personne de soutien au patient pour demander de l’aide pour évaluer la nature de l’urgence et/ou initier le 9-1-1 du domicile du patient.
  • Si un patient et/ou un PSP ne coopère pas dans sa propre gestion des urgences, les prestataires sont prêts à travailler avec le personnel d’urgence local au cas où le patient a besoin de services d’urgence et/ou d’une hospitalisation involontaire.

3) Coordination des soins

Avec le consentement du patient et conformément aux lignes directrices sur la protection de la vie privée, les professionnels de santé de soins de e-santé mentale devraient  prendre des dispositions pour une communication appropriée et régulière avec d’autres professionnels et organisations qui s’occupent du patient.

C – CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

  1. PATIENT ET SÉLECTION DE RÉGLAGE

Il n’y a pas de contre-indication absolue pour les patients qui sont évalués ou traités à l’aide de la e-santé mentale. L’utilisation de la e-santé mentale avec n’importe quel patient individuel est à la discrétion du fournisseur. Pour les milieux cliniquement non supervisés (p. ex., domicile, bureau) où le personnel de soutien n’est pas immédiatement disponible, les professionnels de santé doivent  tenir compte de la pertinence de l’aptitude d’un patient individuel. La prestation de services de e-santé mentale dans des milieux professionnels non supervisés exige que le patient joue un rôle plus actif et plus coopératif dans le processus de traitement que ce ne serait le cas de visu. Les patients doivent être en mesure de mettre en place le système de vidéoconférence, de maintenir les paramètres informatiques/appareils appropriés, d’établir un espace privé et de coopérer pour une gestion efficace de la sécurité. Les facteurs à prendre en considération sont les suivants :

Les professionnels de santé devraient  tenir compte de choses telles que la capacité cognitive du patient, les antécédents en matière de coopération avec les professionnels du traitement, les difficultés actuelles et passées avec la toxicomanie, et les antécédents de violence ou de comportement auto-injurieux.

Les professionnels de santé doivent  tenir compte de la distance géographique par rapport à l’établissement médical d’urgence le plus proche, de l’efficacité du système de soutien du patient et de l’état médical actuel.

Le processus de consentement comprend  la discussion des circonstances entourant la gestion de la session afin que si un patient ne peut plus être géré en toute sécurité par la téléconsultation, le patient est conscient que les services peuvent être interrompus.

Les professionnels de santé devraient  se demander s’il existe des aspects médicaux des soins qui nécessiteraient un examen en personne, y compris des examens physiques. Si le fournisseur ne peut pas gérer les aspects médicaux pour le patient sans être en mesure d’effectuer des examens physiques initiaux ou récurrents, cela doit être documenté dans le dossier, et des dispositions  doivent être prises pour effectuer des examens physiques sur place comme indiqué cliniquement.

  1. GESTION DES RELATIONS HYBRIDES PATIENT-FOURNISSEUR

Les entrevues de e-santé mentale peuvent être menées dans le cadre d’une relation clinique en personne et en ligne plus large à l’aide de multiples technologies par des professionnels de santé travaillant individuellement ou en équipe. L’entrevue de e-santé mentale peut être un complément au contact périodique en personne ou peut être le seul contact. Il est généralement appuyé par d’autres technologies de communication telles que des renseignements de consultation par télécopieur ou par courriel, des portails pour les patients, des téléphones, des appareils mobiles et des dossiers de santé électroniques. Les professionnels de santé devraient  avoir des politiques claires concernant les communications avec les patients. Ceux-ci  devraient décrire les limites des façons dont les patients peuvent communiquer avec un fournisseur, quel contenu est approprié à partager sur différentes plates-formes technologiques, les temps de réponse prévus, et comment et quand contacter un fournisseur. Les professionnels de santé  doivent indiquer clairement quelles plates-formes sont acceptables pour la communication d’une situation d’urgence et les temps d’intervention prévus. Les professionnels de santé  doivent  être attentifs à l’impact des différentes plates-formes technologiques sur les relations avec les patients et la communication. Tous les modes de communication des antécédents de santé personnels  doivent être conformes à la RGPD.

  1. CONSIDÉRATIONS ÉTHIQUES

Les professionnels de la santé sont  responsables du maintien du même niveau de discipline professionnelle et éthique et des principes et lignes directrices de pratique clinique que dans les soins en personne dans la prestation des soins en e-santé mentale, ainsi que d’autres préoccupations relatives à la e-santé mentale,tels que les processus de consentement, l’autonomie des patients et la vie privée.

  1. QUESTIONS CULTURELLES

Les professionnels de santé de soins de e-santé mentale devraient  être culturellement compétents pour fournir des services aux populations qu’ils desservent. Les professionnels de santé  devraient se familiariser avec les cultures et l’environnement où ils travaillent et  utiliser les visites sur place et les facilitateurs culturels pour améliorer leurs connaissances locales, le cas échéant et le cas échéant. Les professionnels de santé  doivent  évaluer l’exposition, l’expérience et le confort antérieurs d’un patient grâce à la technologie/vidéoconférence. Ils  doivent être conscients de l’impact que cela pourrait avoir sur les interactions initiales en matière de e-santé mentale. Les professionnels de santé  devraient effectuer une évaluation continue du niveau de confort du patient avec la technologie au cours du traitement.

  1. POPULATIONS ET PARAMÈTRES SPÉCIFIQUES

1) Populations enfant/adolescent

Les procédures de e-santé mentale pour l’évaluation et le traitement des jeunes doivent  suivre les mêmes lignes directrices présentées pour les adultes ayant des modifications pour tenir compte de l’état du développement des jeunes, comme le fonctionnement moteur, les capacités de la parole et du langage, la parenté et les questions réglementaires pertinentes. Lorsqu’il travaille avec des enfants plus jeunes, l’environnement  devrait faciliter l’évaluation en offrant une taille adéquate de la pièce, un arrangement de meubles, des jouets et des activités qui permettent aux jeunes de s’engager avec le parent, le présentateur et le fournisseur qui l’accompagne et de démontrer des compétences adaptées à l’âge.

La participation prolongée des membres de la famille ou d’autres adultes pertinents est typique du traitement de santé mentale des enfants et des adolescents. Les professionnels de santé doivent  se conformer aux pratiques habituelles en cabinet pour inclure les adultes concernés avec des modifications appropriées pour la prestation du service par vidéoconférence dans le contexte des ressources sur le site du patient. La participation prolongée  peut inclure un « présentateur » qui peut faciliter les séances (p. ex., signes vitaux, aide aux échelles d’évaluation, gestion des enfants actifs, aide à toute intervention urgente) Les professionnels de santé  devraient réfléchir à la façon dont la participation du présentateur peut influer sur la prestation des services (p. ex., connaissance sociale de la famille, confidentialité perçue, partage de l’information avec d’autres membres de l’équipe).

Lorsque les services de télémédecone sont offerts en dehors des établissements cliniques traditionnels (p. ex., les écoles), les professionnels de santé devraient  travailler avec le personnel pour assurer la sécurité, la protection de la vie privée, l’établissement approprié et les mesures d’adaptation. Cela est particulièrement vrai si plusieurs membres du personnel participent à des séances. La pertinence des soins e-santé doit tenir compte de la sécurité des jeunes, de la disponibilité d’adultes de soutien, de l’état de santé mentale de ces adultes et de la capacité du site à intervenir en cas de situation urgente ou émergente.

2) Médico-légal et correctionnel

Les professionnels de santé doivent  être au courant des problèmes systémiques dans le travail en milieu médico-légal et correctionnel et suivre le consentement standard applicable en ce qui concerne le traitement et l’évaluation en termes de statut juridique et de droits du patient. Le fournisseur  doit avoir des protocoles clairs sur le site précis sur le travail avec les patients et le personnel dans les milieux médico-légaux et correctionnels.

3) Gériatrique

Le patient gériatrique a souvent de multiples problèmes médicaux et l’inclusion des membres de la famille doit  être entreprise comme cliniquement approprié et avec le consentement du patient. Les techniques d’entrevue  doivent  être adaptées aux patients qui peuvent avoir une déficience cognitive, avoir de la difficulté à s’adapter à la technologie ou avoir une déficience visuelle ou auditive. Les tests cognitifs peuvent être fournis par vidéoconférence, mais pourraient devoir être modifiés pour une utilisation par vidéo. Les organisations administrant des tests cognitifs par vidéoconférence  doivent être au courant des propriétés de l’instrument de test individuel, de la façon dont il peut être impacté par la vidéoconférence et de toute modification potentiellement nécessaire.

4) Militaires, anciens combattants et autres populations fédérales

Les professionnels de santé doivent  connaître les structures et lignes directrices organisationnelles fédérales et spécifiques pour les patients liées à l’emplacement des soins. Les professionnels de santé  doivent se familiariser avec la culture des patients (p. ex., la compétence culturelle militaire) et les systèmes organisationnels dans lesquels ils pratiquent.

5) Traitement des troubles liés à la consommation d’alcool et d’autres drogues

Les professionnels de santé doivent  être au courant et se conformer aux règlements sur la prescription de substances contrôlées impliquées dans le traitement des troubles liés à la consommation d’alcool et d’autres drogues. Les professionnels de santé  doivent coordonner avec le personnel sur place pour fournir des normes de soins appropriées, y compris la coordination des soins et la surveillance des paramètres physiologiques pour la surveillance du traitement continu, comme indiqué cliniquement.

6) Milieux hospitaliers et résidentiels (EPHAD)

Les professionnels de santé devraient  s’intégrer dans les milieux hospitaliers et les soins en établissement où ils pratiquent par la participation virtuelle à des réunions administratives et organisationnelles, y compris la dotation en cas clinique sur une base routinière ou régulière. Les professionnels de santé à distance  devraient  optimiser l’utilisation du personnel du site des patients pour obtenir de l’aide pour les téléconsultations sur la santé et la coordination des cas, comme indiqué cliniquement. Les unités d’hospitalisation devraient fournir au fournisseur de soins de e-santé mentale un accès adéquat aux patients, aux membres de l’équipe de traitement interdisciplinaire, ainsi qu’aux professionnels de santé de soins médicaux primaires et au soutien en soins infirmiers, le cas échéant.

7) Paramètres de soins primaires

Les professionnels de santé devraient  être au courant des meilleures pratiques en matière de télépsychiatrie pour appuyer les soins intégrés dans un continuum de modèles, y compris l’évaluation directe des patients, les modèles consultatifs (p. ex., asynchrones) et les modèles de soins fondés sur l’équipe. Les professionnels de santé qui pratiquent la télépsychiatrie intégrée des soins devraient s’occuper de l’impact des interactions virtuelles sur les processus d’équipe, la dynamique et les résultats des patients dans la prestation de soins intégrés.

8) Rural

Les professionnels de santé devraient  connaître l’impact des milieux ruraux sur le traitement, y compris la possession d’armes à feu, la parenté dans les petites collectivités, les obstacles géographiques locaux aux soins et la disponibilité générale des ressources en soins de santé.

 

 

La santé mentale en temps de confinement #covid19

L’association américaine de psychiatrie a publié une série de documents sur la psychiatrie/psychologie pour la pandémie de coronavirus:

https://www.psychiatry.org/news-room/apa-blogs/apa-blog/2020/03/covid-19-mental-health-impacts-resources-for-psychiatrists?utm_source=Internal-Link&utm_medium=FOS-Hero&utm_campaign=CV19&fbclid=IwAR38b1dG0Q49wJuagdw9MPEfY7zbgm6RaBQN2qdnJbMnLaT3T-TaEkdoM9Q

Nous en avons extrait et traduit deux textes qui nous apparaissent utiles à la pratique clinique. Pour prendre un peu de distance par les temps qui courent …

  • Prendre soin du bien-être mental des patients pendant le coronavirus et d’autres maladies infectieuses émergentes : un guide à l’adresse des cliniciens
    Alors que notre monde s’interconnecte de façon réelle, la menace croissante pour les nouvelles maladies infectieuses est une menace croissante. En particulier dans les stades de l’éclosion de maladie infectieuse émergente comme le coronavirus (COVID-19), il y a souvent une grande question d’incertitude quant à la fréquence de la maladie, à sa propagation, à sa portée et à son impact. Cela peut conduire à une détresse émotionnelle importante et compréhensible, même parmi ceux qui n’ont pas été, et ne savent pas s’ils seront, directement exposés à la maladie.

Lors des flambées de maladies infectieuses émergentes :
1. Restez informé. Obtenez les dernières informations sur l’épidémie à partir de ressources crédibles de santé publique, telles que les CDC ou l’OMS ou la DGS/Ministère de la santé/Santé publique France, afin de fournir des informations précises à vos patients.
2. Éduquer. Les professionnels de santé ou PS (psychologues, psychiatres et médecins traitant) sont en première ligne de l’intervention médicale et sont en mesure d’influencer les comportements des patients pour protéger les personnes, la famille et la santé publique. L’éducation des patients joue un rôle essentiel à la fois dans la maîtrise de la maladie et l’atténuation de la détresse émotionnelle pendant les flambées. Selon la nature de l’éclosion, cela peut aller de l’éducation sur l’hygiène de base comme le lavage des mains et l’étiquette de la toux, les recommandations médicales plus complexes pour la prévention, le diagnostic et le traitement. Faites savoir aux patients ce que vous, votre cabinet ou votre organisation faites pour réduire le risque d’exposition.
3. Censurer la désinformation. À l’ère des médias sociaux, la désinformation peut se propager rapidement et facilement, provoquant une alarme inutile. Si les patients vous expriment des renseignements inexacts liés à l’éclosion, corrigez leurs idées fausses et dirigez-les vers des ressources de santé publique vérifiées.
Les cliniciens en santé médicale et mentale sont susceptibles de rencontrer des patients qui éprouvent divers niveaux de détresse émotionnelle au sujet de l’éclosion et de son impact sur eux, leur famille et leurs collectivités. Les fournisseurs doivent reconnaître l’incertitude quant aux maladies émergentes et aider les patients à comprendre qu’il existe souvent une composante émotionnelle aux problèmes de santé potentiels. En outre, les PS devraient tenir compte des recommandations visant à promouvoir le bien-être mental des patients lors des nouvelles éclosions de maladies infectieuses :
4. Limiter l’exposition des médias. Le cycle de nouvelles d’aujourd’hui, 24 heures, peut rendre difficile le fait de se détourner du flux de télévision, de radio ou d’actualité, mais la recherche a montré que l’exposition excessive des médias à la couverture d’événements stressants peut entraîner des résultats négatifs en matière de santé mentale. Utilisez des médias de confiance pour recueillir l’information dont vous avez besoin, puis éteignez-les et conseillez à vos patients de faire de même.
5. Anticiper et conseiller sur les réactions de stress. La détresse émotionnelle est courante dans le contexte de situations incertaines et potentiellement mortelles, comme les éclosions.
1. Une bonne première étape pour atténuer le stress de vos patients est de reconnaître qu’il existe et aider à le normaliser

“Je vois que vous êtes stressé, et c’est compréhensible. Beaucoup de gens se sentent de cette façon en ce moment.”

2. Enseignez aux patients à reconnaître les signes de détresse, y compris l’inquiétude, la peur, l’insomnie, la difficulté à se concentrer, les problèmes interpersonnels, éviter certaines situations au travail ou dans la vie quotidienne, les symptômes physiques inexpliqués et l’utilisation accrue d’alcool ou de Tabac. Cela les aidera à prendre conscience de l’état de leur santé mentale
Surtout dans les premiers stades d’une éclosion de maladies infectieuses émergentes, il y a souvent beaucoup d’incertitude quant à la nature de la maladie, sa propagation, et sa portée et son impact et débarassez vous de la détresse avant qu’elle ne devienne plus difficile à gérer.

Discuter des stratégies pour réduire la détresse, qui peuvent Inclure :
i. Préparation (p. ex., le développement d’un plan de préparation de la famille à l’épidémie).
ii. Prendre des mesures préventives quotidiennes (p. ex., lavage fréquent des mains).
iii. Maintenir une alimentation saine et faire de l’exercice/Régime.
iv. Parler aux proches des inquiétudes et préoccupations.
v. S’engager dans des passe-temps et des activités que vous aimez pour améliorer votre humeur.
d. Si un patient présente une maladie mentale diagnostiquée, se référer à des soins de santé mentale spécialisés.

6.Prenez soin de vous et de vos proches. Les professionnels de santé ne sont pas invulnérables à éprouver leur propre détresse émotionnelle pendant les flambées, et cette détresse peut être aggravée par la prise en charge des patients malades et en détresse. Assurez-vous que vos besoins de base sont satisfaits, y compris : manger, boire et dormir; faire une pause quand vous en avez besoin; vérifier avec leurs proches; mettre en pratique les stratégies visant à réduire la détresse énumérée ci-dessus; et surveillez-vous aussi pour les réactions de stress. Faites des efforts pour vous assurer que votre bureau et/ou organisation a un plan viable pour surveiller le cours de l’éclosion et prendre des mesures rapides et appropriées si nécessaire.


  • Protégez vous pour être en capacité de protéger vos patients

Le stress extrême, l’incertitude et la nature médicale souvent difficile des flambées mondiales de maladies infectieuses, comme le coronavirus (COVID-19), nécessitent une attention particulière aux besoins du personnel de santé. Prendre soin de soi et encourager les autres à pratiquer le résilience à prendre soin de ceux qui en ont besoin.

Défis pour le personnel de soins de santé pendant les éclosions de maladies infectieuses

  • Augmentation des demandes de soins. Beaucoup plus de personnes présentes pour

soins, tandis que nombre du personnel de santé est malade ou s’occupe de la famille.

  • Risque continu d’infection. Risque accru de transmettre la maladie redoutée et de le transmettre à la famille, les amis, et d’autres au travail.
  • Défis d’équipement. L’équipement peut être inconfortable, limiter la mobilité et la communication, et être d’un avantage incertain; pénuries résultent d’une utilisation accrue, et parfois inutile.
  • Fournir du soutien ainsi que des soins médicaux. La détresse des patients peut être de plus en plus difficile à gérer pour le personnel de santé ;
  • Stress psychologique dans les contextes d’éclosion. Aider les personnes dans le besoin peut être gratifiant, mais aussi difficile poiur les travailleurs qui peuvent éprouver la peur, le chagrin, la frustration, la culpabilité, l’insomnie et l’épuisement.

Stratégies pour soutenir le bien-être du personnel de santé

  • Répondre aux besoins de base. Assurez-vous de manger, boire et dormir régulièrement. Devenir biologiquement privé vous met en danger et peut également compromettre votre capacité à prendre soin des patients.
  • Prenez des pauses. Reposez-vous sans vous en prendre aux patients. Dans la mesure du possible, permettez-vous de faire quelque chose qui n’a rien à voir avec le travail que vous trouvez réconfortant, amusant ou relaxant. Faire une promenade, écouter de la musique, lire un livre ou parler avec un ami peut vous aider. Certaines personnes peuvent se sentir coupables si elles ne travaillent pas ou prennent le temps de s’amuser quand tant d’autres souffrent. Reconnaissez que prendre un repos approprié conduit à des soins appropriés des patients après votre pause.

Connectez-vous avec vos collègues. Parlez à vos collègues et recevez le soutien les uns des autres. Les confinements infectieux peuvent isoler les gens dans la peur et l’anxiété. Racontez votre histoire et écoutez celle des autres.

Communiquer de manière constructive. Communiquer clairement et de façon optimiste avec ses collègues. Identifiez les erreurs ou les lacunes de manière constructive et corrigez-les. Complétez-les les uns les autres — les compliments peuvent être de puissants facteurs de motivation et des modérateurs de stress. Partagez vos frustrations et vos solutions. La résolution de problèmes est une compétence professionnelle qui donne souvent un sentiment de réalisation, même pour les petits problèmes.
Contacter la  famille. Communiquez avec vos proches, si possible.Ils sont un point d’ancrage du soutien en dehors du système de santé. Partager et rester connecté peut les aider à mieux vous soutenir.

Respecter les différences. Certaines personnes ont besoin de parler tandis que d’autres ont besoin d’être seul. Reconnaissez et respectez ces différences en vous-même, en vos patients et en vos collègues.

Restez à jour. S’appuyer sur des sources d’information fiables. Participez à des réunions pour vous tenir au courant de la situation, des plans et des événements.

Limitez l’exposition aux médias. L’imagerie graphique et les messages inquiétants augmenteront votre stress et peuvent réduire votre efficacité et votre bien-être général.

– Auto-check-up Surveillez-vous au fil du temps pour tout symptôme de dépression ou de stress : tristesse prolongée, difficulté à dormir, souvenirs intrusifs, désespoir. Parlez à un pair, à un superviseur ou demandez de l’aide professionnelle si nécessaire.

Honorez votre service. Rappelez-vous que malgré les obstacles ou les frustrations, vous accomplissez une noble vocation, en prenant soin de ceux qui en ont le plus besoin. Reconnaissez vos collègues, officiellement ou de façon informelle, pour leur service.

 

 

Une fin en soi? Le Cas Vincent Lambert

Comment rester insensible au drame qui se joue depuis dix ans autour de Vincent; tétraplégique ayant sombré dans un coma pauci-réactif, ne disposant d’aucune autonomie, grabataire alité et dépendant des soins d’un tiers?

Dix ans d’atermoiement en dépit de ses dernières volontés transmises à son épouse (personne de confiance); dix ans de maintien dans cette vie végétative.

Un drame familial qui oppose deux philosophies:

  • celle de l’épouse, aimante et déchirée par le calvaire subi par son mari; digne et effacée, elle assiste impuissante et muette au calvaire de son mari.
  • celle d’une mère qui n’arrive pas à se résoudre à laisser partir son fils et qui vit depuis son accident dans un déni de réalité en se repliant derrière la foi et l’église pour justifier ses recours innombrables en justice, jusque boutiste en épuisant une à une les voies de recours possibles. Une mère qui aurait probalement nécessité d’un soutien psychologique voire psychiatrique pour l’aider à faire face à la perte de son enfant; une déchirure insupportable pour une mère qui se traduit par l’impossibilité de faire son deuil; pire de l’envisager!

D’aléa judiciare en aléa médical, Vincent incarne tristement la question de la dignité de la personne, du respect de son intégrité physique et morale et du respect de ses dernières volontés. Ecartelé constamment par les décisions de justice jusqu’à hier soir avec la surprenante décision de la Cour d’appel qui vient contredire les décisions antérieures, les recommandations médicales;” être ou ne pas être” a dit Schakespeare; là est bien la question en effet et quel sens donner à sa vie?

D’une “affaire” strictement privée, les médias puis les politiques se sont emparés de ce cas faisant fi de la confidentialité médicale, du droit à l’image et du respect de la vie privée.

Cette histoire n’en finit pas de finir comme s’il n’y avait pas de fin en soi…

Jeudi 11 juillet 2019: Vincent Lambert est mort!

Deux références littéraires me viennent pour évoquer le sujet: La vie devant soi de Romain Gary et les animaux dénaturés de Vercors.

Michel Houellebecq vient de contribuer également à la réflexion sur la fin de vie de Vincent Lambert.

La question en suspens: Quand l’homme cesse-t-il d’être un être humain et redevient une simple créature vivante sans conscience ni raison?

 

#terrorisme,#mimétisme,#complotisme et #giletsjaunes…Strasbourg: les théories du complot gangrènent les réseaux sociaux

Question:Qu’est ce qui pousse un jeune-homme de 29 ans à tirer sur la foule anonymement; un français fiche”S” certes mais dont rien ne permet à cette heure de le rapprocher de l’Etat islamiste et du terrorisme.

A 13h, on en sait un peu plus sur l’agresseur:

Attentat terroriste Strasbourg

attentat StrasbourgOn notera effectivement que l’action débute peu avant 20H et le lendemain de l’allocution du president de la république:un hazard?
Est-ce une expression violente d’une revendication ou d’un mal-être?
Le profil psychologique du meurtrier nous en apprendra pour savoir à quel groupe le rattacher et si il appartenait à une mouvance radicale islamiste ou gilets jaunes;à défaut, il peut aussi s’agir d’un fou fanatique,victime d’une bouffée délirante et d’un accès de mimétisme comme déjà évoqué par le passé lors de l’attentat de Nice

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

C’est une déferlante insidieuse. Mardi 11 décembre, sur le marché de Noël de Strasbourg, une attaque terroriste a fait trois morts et treize blessés. Aussitôt des « Gilets Jaunes » ont accusé le président de la République et le gouvernement d’être à l’origine de cette attaque affin de ruiner leur mouvement. Une tentative de diversion, en somme… Passons sur  les « preuves » avancées, toutes factices ou sans objet.

C’est une déferlante qui trouve sa source dans les théories du complot. Elle se fonde aujourd’hui sur la concomitance entre les annonces d’Emmanuel Macron, l’attentat et la proximité d’un possible « acte V » des Gilets Jaunes. Face à ce mouvement, plusieurs modérateurs d’importants groupes Facebook de Gilets Jaunes ont annoncé qu’ils prenaient la décision de fermer temporairement la modération et de bloquer  toute publication. Et Plusieurs ont appelé à continuer la mobilisation en portant un signe noir en hommage aux victimes de Strasbourg. Seront-ils…

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