#terrorisme,#mimétisme,#complotisme et #giletsjaunes…Strasbourg: les théories du complot gangrènent les réseaux sociaux

Question:Qu’est ce qui pousse un jeune-homme de 29 ans à tirer sur la foule anonymement; un français fiche”S” certes mais dont rien ne permet à cette heure de le rapprocher de l’Etat islamiste et du terrorisme.

A 13h, on en sait un peu plus sur l’agresseur:

Attentat terroriste Strasbourg

attentat StrasbourgOn notera effectivement que l’action débute peu avant 20H et le lendemain de l’allocution du president de la république:un hazard?
Est-ce une expression violente d’une revendication ou d’un mal-être?
Le profil psychologique du meurtrier nous en apprendra pour savoir à quel groupe le rattacher et si il appartenait à une mouvance radicale islamiste ou gilets jaunes;à défaut, il peut aussi s’agir d’un fou fanatique,victime d’une bouffée délirante et d’un accès de mimétisme comme déjà évoqué par le passé lors de l’attentat de Nice

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

C’est une déferlante insidieuse. Mardi 11 décembre, sur le marché de Noël de Strasbourg, une attaque terroriste a fait trois morts et treize blessés. Aussitôt des « Gilets Jaunes » ont accusé le président de la République et le gouvernement d’être à l’origine de cette attaque affin de ruiner leur mouvement. Une tentative de diversion, en somme… Passons sur  les « preuves » avancées, toutes factices ou sans objet.

C’est une déferlante qui trouve sa source dans les théories du complot. Elle se fonde aujourd’hui sur la concomitance entre les annonces d’Emmanuel Macron, l’attentat et la proximité d’un possible « acte V » des Gilets Jaunes. Face à ce mouvement, plusieurs modérateurs d’importants groupes Facebook de Gilets Jaunes ont annoncé qu’ils prenaient la décision de fermer temporairement la modération et de bloquer  toute publication. Et Plusieurs ont appelé à continuer la mobilisation en portant un signe noir en hommage aux victimes de Strasbourg. Seront-ils…

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#giletsjaunes et #lycéensencolère: des droits et devoirs en démocratie

La logique retenue par certains contestataires est édifiante en matière de démocratie;est ce que la liberté des uns est supérieure à celle des autres?

Liberté d’expression et de manifester; liberté de travailler; liberté de circuler…

Est-ce qu’au nom de cette liberté en démocratie, je peux m’en prendre aux forces de l’ordre, les insulter puis les frapper?

Ai-je droit de tout casser pour le plaisir de bruler et de piller comme un vulgaire délinquant?

De quel droit suis-je, comme gilet jaune ou comme lycéen, investi pour m’autoriser à combattre l’autorité en charge du maintien de l’ordre public, en toute impunité et avec la garantie de ne pas être blessé?

Replaçons le contexte de ces dernières manifestations, non déclarées en préfecture, donc logiquement interdites; il s’agit de situations insurrectionnelles, violentes qui mettent en danger la sécurité des personnes et des biens.

Que l’on puisse ensuite comparer l’arrestation des 150 lycéens, qualifiés de sauvageons par J.P Chevènement en 1990, à une “rafle” dont le nom évoque les heures sombres de la seconde guerre mondiale, est indécent; ce ,d’autant plus que cette arrestation s’est faite sans blessé de part et d’autre.

A croire que l’on en oublie les devoirs de chaque citoyen envers la société comme envers son voisin.

Le devoir de déclarer une manifestation auprès de la préfecture; le devoir de respecter l’ordre public, sur la voie publique…

Le devoir des lycéens à respecter ses professeurs; à ne pas les menacer avec une arme de poing; ne pas les insulter ou agresser verbalement et physiquement.

Cette démocratie que prône certains gilets jaunes ou certains lycéens écarte le vivre ensemble et le respect de l’autre (un citoyen qui possède les mêmes droits): Oui, la démocratie, c’est accepter de vivre dans une société en respectant les droits de tous et les devoirs de chacun.

Manifestations de lycéens à Mantes la Jolie: une #Rafle ?

Les mots ont un sens et parfois une évocation historique; c’est le cas pour la “Rafle”.
La definition en est: “arrestation massive opérée à l’improviste par la police”; le Larousse ajoute la notion d’un lieu suspect…

Sommes nous dans ces deux conditions de l’espace-temps? Les lycéeens manifestants de Mantes la Jolie, dans les Yvelines, savent très bien, dans le contexte émeutier du moment, qu’ils feront face à une operation de maintien de l’ordre public; pas vraiment une surprise donc; d’autant plus que ces interpellations ont eu lieu à proximité de leurs deux lycées. Un lycée que je connais pour y avoir fait ma terminale il y a …45 ans. Mais les temps ont bien changé depuis!

L’évocation du passé voudrait renvoyer au Veldiv, donner une connotation antisémite ou raciste, politiser une manifestation dont le pur objet est la contestation qui se transforme en délinquance d’une jeunesse qui regarde le mouvement des gilets jaunes en souhaitant y trouver une place, une tribune, un “théatre” des opérations pour exprimer leurs frustrations et leurs peurs de vivre sous-classés. Le lieu a son importance; à proximité du Val Fourré, un quartier sensible où sont réunies des familles d’ouvriers dont beaucoup au chômage et d’immigrés, plus ou moins en ghetto ou en communautés; la grande délinquance y a trouvé refuge depuis des décennies…

Mai 1968…

Oui, c’est probablement une violence morale, une humliation de se retrouver arrêtés, menottés et agenouillés; dans ce climat proche d’une guerre civile, ils ont été traités comme des prisonniers de guerre à la suite d’un conflit pour lequel ils ont pris fait et cause: en toute conscience? pas sûr…entre manipulation et surtout mimétisme de leurs ainés, les “gilets jaunes” et autres “black blocks”.

La fessée devenue interdite, est-ce une atteinte aux droits de l’homme que de leur donner une leçon de savoir vivre en société, dans le respect de la démocratie et de l’ordre public? Une prise de conscience à défaut d’une leçon de morale…

Peut-on décemment comparer ce qui s’est passé à Mantes la Jolie avec la Rafle du Veldiv?

#giletsjaunes: l’appel insupportable à marcher vers l’Elysée

Comment ose t on inciter à la violence, voire au meurtre, comme une expression de la démocratie?

Comment laisse t on s’exprimer dans les médias ces appels formulés par des individus irresponsables qui n’ont aucune crédibilité?

C’est une incitation à la haine et à la violence; on ne peut même pas parler ici d’une désobéissance civile.

Dans une démocratie, le débat public et contradictoire prend place dans les assemblées constituées de parlementaires élus; c’est le rôle du pouvoir législatif de faire et défaire les lois au gré de l’évoltion de la société civile.

Le mouvement ou plutôt les mouvements des gilets jaunes n’ont aucune légitimité, faute d’une organisation avec une représentation. Hors la loi, le droit à manifester est galvaudé dans un refus de respecter les règles établies en la matière: déclaration en préfecture, itinéraire défini; organisation d’un service d’ordre, non pour attaquer mais pour protéger les manifestants.

Alors si chacun pouvait changer de discours pour appeler au calme et au respect de l’autre; que l’autre soit un policier, un journaliste, un élu à commencer par le Président de la République…ce serait déjà beaucoup et favoriserait le dialogue; plus constructif que les agressions physiques et verbales.

Revenons à un message plus apaisé.

 

#PPA ou Prime de Pouvoir d’Achat (proposée par @xavierbertrand)

Il semble que l’on vienne doucement à cette idée lancée par Xavier Bertrand, responsable et politique, d’une prime de pouvoir d’achat; prime laissée à l’initiative des entreprises du privé, non imposable pour le salarié comme pour l’entreprise.

Estimée entre 200 et 500€, cette prime arriverait comme un cadeau de Noël, de quoi remplir les bas de laine pour de nombreuses familles. Geste d’apaisement? Non, geste de reconnaissance et d’accompagnement de la revalorisation du travail.

Oui, il s’agit bien d’un effort financier demandé aux entreprises du privé via le Medef pour soutenir le pouvoir d’achat de leurs employés; une prime; pas une augmentation de salaire en attendant une embellie de l’économie et des Finances Publiques, embellie qui tarde à venir malgré une reprise discrète.

Le Medef s’honorrerait à soutenir voire à promouvoir cette prime pour faire oublier l’image désastreuse véhiculée par quelques dirigeants de grandes sociétés dont la rémunération directe plus les avantages (dont des primes d’objectifs) est absolument indécente pour ne pas dire plus…C’est cela aussi le dialogue social, le bien-être en entreprise à défaut d’envisager le bonheur.

Rappelons que le malaise actuel, la colère qui se transforme en fronde voire en insurrection populaire a pour origine le “reste à vivre” de ces travailleurs qui s’échinent et n’entendent plus travailler plus pour gagner moins après tous les prélèvements sociaux et les taxes; ceux-là mêmes qui aspirent à consommer, quitte à se surendetter pour accéder à des biens et services que le consumérisme a su attirer jusqu’à en faire des addictes.

Le gouvernement propose de lancer des états généraux pour repenser la fiscalité des revenus du travail et la protection sociale; l’Etat providence a vécu! La protection sociale mérite d’être revue sur le fond comme sur la forme; elle absorbe la moitié des dépenses publiques aujourd’hui. Si l’on veut augmenter les salaires sans impacter la croissance, peut-on continuer à servir le même niveau de prestations sociales? C’est un débat démocratique qui s’ouvre sur l’avenir de notre protection sociale; une révolution en soi!

 

#Giletsjaunes: La violence et le Sacré ou la théorie du bouc iémissaire…

Avec le mouvement des gilets jaunes, je ne peux m’empêcher de penser à René Girard et à “ces choses cachées depuis la fondation du monde”…

La dérive observée lors des émeutes parisiennes du samedi 1er décembre nous renvoie à une violence historique; immanquablement, les épisodes de la révolution de 1789 ou de mai 1968 remontent à la mémoire et ravivent les peurs.

La patrie est en danger!

Après la série d’attentats, entre surenchère et “mimétisme” traduisant une “folie” meurtrière voire suicidaire, j’avais déjà évoqué l’oeuvre de René Girard sur le mimétisme; j’y reviens dans un contexte un peu différent mais qui trouve peut-être ses racines dans le même conflit de valeurs: la recherche d’une victime expiatoire!

Aujourd’hui, c’est la fête à Macron: les gilets jaunes et/ou les casseurs (émeutiers des extrêmes) réclament sa tête; son départ, sa démission. Ces martyrs des temps modernes, sacrifiés par le capitalisme, après l’avoir porté aux marches du pouvoir (ou plutôt en marche et non en marge), espérant plus que le Messie multipliant les pains, une frange de la population “laborieuse”, celle qui n’arrive pas à finir les mois, à payer les crédits et les impôts, vient réclamer son dû sous la forme d’un retour sur investissement. L’idole politique est devenue subitement la victime expiatoire; le bouc émissaire du mal vivre de ces français sans pouvoir d’achat.

Les casseurs et certains gilets jaunes, radicalisés ou insoumis, s’en sont pris à des symboles forts de la république et de son Histoire; ainsi des tags sur l’arc de triomphe et le comportement schizophrène observé aux pieds de la tombe du soldat inconnu où les mêmes gilets jaunes ont entonné la Marseillaise pendant que d’autres saccageaient l’intérieur du monument. Au son des canons… de bombes lacrymogènes.

Au delà, il existe une volonté de s’attaquer au “Sacré”, à savoir le pouvoir exécutif, via l’ordre public. Quelle violence libérée contre les forces de l’ordre, anarchique et gratuite; satisfaire ce besoin animal d’en découdre! Une nouvelle énergie ou réaction en chaine, éruptive voire disruptive par son caractère imprévisible et incontrôlable. Absence d’organisation, rejet de porte-paroles ou de représentants officiels désignés; jusqu’à l’absence de revendications claires. Ce mouvement de contestation est protéiforme et donc sans limites…

Etrange destin que celui d’Emmanuel Macron; du leader haranguant les foules enthousiastes au président de la république conspué à chacune de ses sorties.

Et pourtant, force est de constater que la société a survécu à cette loi
effroyable, que les peuples de la terre ont surmonté tant bien que mal le
phénomène.
  • Pourquoi? se demande Girard.
  • Comment se fait-il que le désir mimétique, dont la puissance de nuisance est universellement prouvée ne nous ait pas dévasté totalement?
  • Comment les sociétés sont-elles parvenues à trouver un antidote à ce poison?
C’est ici qu’intervient la deuxième intuition de Girard, consistant à relier
l’apparition du sacré avec le problème de la violence (d’où le titre de son livre majeur: “La Violence et le Sacré”). L’anthropologue observe en effet, à partir d’une lecture attentive des mythes ancestraux (de toutes origines), que ces mythes nous racontent la même histoire, à savoir la conjuration, ou plutôt la neutralisation de la violence (cette épée de Damoclès qui plane sur l’Humanité) par le sacrifice d’une victime, appelée «bouc émissaire».

Pour Agnès Buzyn les pharmaciens d’officine peuvent, eux aussi, diagnostiquer et prescrire

La position de notre ministre de la santé est pour le moins surprenante à plus d’un titre:
-par le fait que la profession de pharmacien se voit attribuer un droit de prescription médicale alors qu’elle n’est pas une profession médicale donc sujette à exercice illegal de la médecine.
-alors que l’on promeut l’usage de la e-santé et de la télémédecine,pourquoi octroyer une telle derogation au pharmacien là où la téléconsultation associée à la prescription électronique y trouverait sa légitime place?
-Quid de la responsabilioté médicale, des obligations de sécurité de résultat:sera t elle, de fait, déléguée ou transferee au pharmacien prescripteur? Qu’en pensent les assureurs en RCP?
Une fausse bonne idée!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

L’affaire sent la poudre sinon l’embrocation. Dans un entretien aux Echos Agnès Buzyn allume la mèche : feu vert gouvernemental à une mesure législative qui suscite déjà l’ire médicale. Tout a commencé il y a quelques jours lors de la discussion, en commission, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Seize députés 1de la majorité présidentielle (LREM) ont fait adopter un amendement explosif . Pitch :

« Les médecins, les pharmaciens et les autres professionnels de santé sur un même territoire doivent pouvoir coopérer facilement, sans passer par des voies dérogatoires, et ce, afin de faciliter l’accès aux soins des patients. Aussi, les pharmaciens d’officine doivent pouvoir dispenser certains médicaments à prescription médicale obligatoire dans le cadre d’un protocole conclu avec le médecin traitant et/ou les communautés de santé des structures d’exercice coordonnées. La liste de ces médicaments est définie par arrêté des ministres.

Ceci est dans…

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