Risques #attentats,alertes et colis suspects (abandonnés)

Vécu ce matin à Paris, Denfert-Rochereau,haut lieu de la résistance et aussi siège des catacombes…

Abandon sur le quai d’un colis suspect; enième alerte à la bombe et activation du plan vigipirate pour faire intervenir la brigade de déminage. Ok, nous sommes en état d’urgence et au plus haut niveau d’alerte attentat. Donc, nous pourrrions nous attendre à plus de préparation des équipes d’intervention. Tout se passe comme si on savait qu’il s’agissait d’une fausse alerte jusqu’au jour où…

demineurPour ceux qui ne connaissent pas la station de métro-RER Denfert-Rochereau, il s’agit d’un véritable bunker constitué d’un réseau de couloirs sur plusieurs niveaux communiquants entre eux. Véritables petits canons à air propageant une onde de choc très loin du lieu d’explosion. Le décor est planté!

Face à la menace et au risque pour les passagers pris au piège, la logique aurait voulu:

  1. l’interdiction d’accès et l’évacuation du public en surface;
  2. l’intervention d’une équipe de sécurité pour canaliser, informer et accompagner les passagers;
  3. la mobilisation d’un véhicule de secours de la BSPP pour le cas où…et assister l’équipe de déminage arrivant sur les lieux rapidement.

Etat d'urgenceAu lieu de cela, un valeureux agent de la RATP, sans équipement de protection individuel, sans gilet de sécurité matérialisant un danger et une intervention en cours et bien sûr peu ou pas d’information diffusée pour assister les voyageurs, les empêcher de pénétrer dans une zone à risque et surtout pour inciter à l’évacuation dans le calme du site victime d’une alerte attentat.

Alors que le gouvernement préconise des formations au secourisme, des cours et simulations d’attaques des écoles; que l’on crée des zones fumeurs dans les lycées pour protéger les étudiants de possibles attentats commis devant les établisements alors qu’ils s’adonnent à leur addiction et empoisonnent les autres (tabagisme passif); les services publics ne sont pas prêts et entrainés pour faire face à des menaces d’attentats. Il manque visiblement un plan de préparation à une gestion de crise avec une analyse des risques, site par site, comme c’est le cas à la station Denfert qui ne doit pas se transformer un jour en enfer voire pire en catacombes du XXI° siècle.

Des mesures correctives urgentes s’imposent avec un nouveau plan d’action. Cela passe par une prise de conscience de la menace terroriste et des risques pour les civils.

Des institutions existent pourtant pour former, aider et accompagner les entreprises comme les services publics. le HCFDC en est un excellent exemple.

Le même type de menace existe à propos du risque biochimique, les armes sales de destruction massive; l’une des plus anciennes et connues restant l’Anthrax qui fait régulièrement parler d’elle. Là encore, il ne faudrait pas sous estimer la menace et prendre en compte les évènements du passé récent en la matière. C’est pourtant un élément de langage utilisé en son temps par Manuel Valls pour enjoindre à modifier la Constitution pour y inclure l’état d’urgence. Préparer les français à des actes de terrorisme en les informant est une bonne chose; les apeurer et les stresser l’est moins et contre-productif.

#Presidentielles2017: Aptitude médicale à la fonction

A l’instar du malaise de la candidate américaine démocrate, Hillary Clinton, se repose la sempiternelle question de l’état de santé de nos futur(e)s président(e)s de la république.

Existe-t-il une aptitude particulière à la fonction présidentielle?

Car là est bien la question et en même temps que la réponse; on joue avec le secret médical pour opposer une fin de non recevoir sur la nature des informations que doivent livrer en pâture aux medias les candidats à la fonction suprême alors que le dilemne est simple:

  • Le poste de Président est un job comme un autre voire plus…
  • Il requiert un certificat d’aptitude médicale au poste;
  • Un service de santé indépendant, type service de santé au travail, délivre un certificat d’aptitude qui conclut:
    • à une aptitude sans réserve;
    • une aptitude avec réserves +/- surveillance médicale renforcée;
    • une inaptitude temporaire ou définitive au poste.

certificat-daptitude-medicalePas besoin d’en savoir davantage ou de rentrer dans des détails intimes; le seul certificat d’aptitude fait office de faire valoir à la capacité physique et psychologique de gouverner la France. C’est exactement ce qui est demandé aux salariés pour pouvoir travailler en entreprise sans pour autant qu’il y ait rupture du secret médical.

Le profil d’aptitude se rapproche de celui de nos business men/women qui parcourent le globe à longueur d’années avec cette aptitude à voler (fit to fly) que cela impose: Capacité à encaisser les jet lags, la fatigue et le stress.

Les services de santé au travail tout comme les services de médecine des voyages délivrent en permanence ce type de certificat d’aptitude; certificats destinés aux ressources humaines des entreprises qui n’ont pas accès aux détails médicaux ni aux informations/examens complémentaires mais juste à la mention d’aptitude professionnelle.

Des doutes partagés par Bernard Debré, député et médecin qui a opéré François Mitterrand à la fin de son second mandat. «Dans l’esprit, la publication des bilans de santé est contraire au secret médical et on voit qu’elle a donné lieu à de nombreux mensonges. La transparence médicale pour un présidentiable, ça se conçoit, mais comment la mettre en œuvre? Qui surveille, qui diagnostique, qui publie et selon quels critères pourrait-on fixer la loi? Faudrait-il n’inclure que les maladies mortelles ou aussi la psychiatrie? Si on triait à partir des troubles psychiques, il n’y aurait personne pour être élu. En campagne, la plupart des bons candidats souffrent de paranoïa. Certains sont décatis à 60 ans et d’autres jeunes et frais à 70, il n’y a pas de règles», ironise-t-il. «Et on l’a vu avec Pompidou, Mitterrand, Chirac ou Hollande: celui qui veut dissimuler le fait et on aura jamais de preuves exactes. Je pense que la seule voie possible, c’est de faire confiance au candidat».

En France, la «com’» sur la santé des candidats face au défi de la transparence /Par Marc de Boni

ces-malades-qui-nous-gouvernentOn rappellera le titre de Pierre Accoce et Pierre Rentchnick: “Ces malades qui nous gouvernent” (Stock) non sans penser à Georges Pompidou ou François Mitterrand, paix à leur âme.

D’autres, plus récemment, ont dû rassurer sur leur état: N.Sarkozy et son malaise cardiaque après jogging ou F.Hollande pour son intervention sur la prostate (qui n’est pas l’organe du parti socialiste).

Ne pas tomber dans la discrimination fondée sur l’âge notamment, mais ne pas oublier que derrière tout chef d’état bien portant il y a peut-être un malade qui s’ignore.

La France aime le paradoxe et n’hésite pas à demander une transparence fiscale, une déclaration du patrimoine à la prise de fonction des hauts fonctionnaires ou des élus de la république mais dans le même temps, elle se réfugie derrière le sacro saint secret médical pour ne pas exiger un statut d’aptitude médicale à l’exercice de la fonction présidentielle…

#Presidentielles2017:Posture présidentielle ou imposture?

Dans un précédent article, je posai la question sur une possible amnésie lacunaire du citoyen français, électeur motivé pour les prochaines élections présidentielles.

On voudrait nous faire rejouer le scénario de 2012 et de plus, avec les mêmes acteurs; comme si rien n’avait changé en cinq ans, comme si on pouvait oublier les incompétences des uns, les affaires des autres, les dénis de démocratie des uns et les appels liberticides des autres. Mais de qui se moque-t-on?

Qu’il soit permis d’avoir recours à un aphorisme de bon aloi:

Moi, électeur de la république, je veux du changement positif; pas de redressement productif ou de concept d’égalité réelle.

Moi, électeur de la république, je ne veux plus de promesses mais des faits et des actes;

Moi, électeur de la république, je veux un Président qui défende les libertés et me protège contre les insécurités et les injustices (sociales,économiques);

Moi, électeur de la république, je ne veux plus de Président “Bling-bling” ou “Flamby”.

Moi, électeur de la république je voterai ni Hollande, ni Sarkozy!

 hollande-flambyHollande comme Sarkozy tentent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas; en ce sens, c’est une véritable imposture; pour cela, ils utilisent les subterfuges des prérogatives de leur poste (à l’Elysée ou à la tête du parti LR), le double jeu permanent, les manipulations politiciennes, des postures virtuelles à mille lieues de la réalité.

 sarko-bling-blingMarre de ces jeux de stratégie du qui perd gagne, du courre après moi que je t’attrape qui monopolisent l’attention de l’opinion publique sur des sujets de politique politicienne mais pas sur des projets d’avenir pour la société française;

  • ne plus jouer sur les peurs d’attentats terroristes, sur létat d’urgence et l’état de droit mais renforcer l’esprit solidaire et patriotique;
  • ne pas surfer sur l’identité nationale en tant que réponse  à l’islamisme radical mais lutter contre le salafisme à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières.

Les élections présidentielles de 2017 ne doivent pas se résumer, au premier tour, à une querelle d’égos et de personnes mais doivent contribuer au débat de fond pour construire l’avenir de la France (et non le devenir de son Président) sur les cinq prochaines années. Nos héros sont fatigués…temps d’en changer.

#Sarkozy et la liberté de la presse

On a hurlé , à juste titre, contre la grève déclenchée par la CGT qui a bloqué la diffusion de la presse écrite quotidienne (sauf l’Humanité); combien serons nous à manifester contre cette atteinte délibérée à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, suite à l’annulation par France2 du reportage d’Elice Lucet sur l’affaire Bygmalion programmée ce jeudi 8 septembre 2016?

Censure politique? Trafic d’influences sur les dirigeants des groupes de presse (écrite ou télévisée). Nicolas Sarkozy s’était déjà fait remarqué par le passé avec Arlette Chabot et n’hésitait à “recadrer” les journalistes comme on relook un portrait avec photoshop: on dégraisse et on affine le sujet pour le rendre présentable voir attirant.

Nous assistons donc la même semaine au difficile exercice de l’exemplarité de notre ex-président (de la république et des républicains) qui a commencé par s’en prendre à l’indépendance de la justice avec son possible renvoi en correctionnelle dans l’affaire Bygmalion; aujourd’hui il s’attaque à la liberté de la presse et obtient la censure (provisoire?) d’un reportage le mettant en scène (en cause?); pourtant, la loi a prévu un droit de réponse dans la presse audio-visuelle justement pour permettre d’apporter des éléments de réponse suite à une mise en cause:

“Si la mise en cause d’un individu est une condition nécessaire, elle n’est pas pour autant suffisante. La personne doit avoir été atteinte dans son honneur ou sa réputation : une atteinte qui suppose un préjudice, lequel résulte d’imputations à caractère diffamatoire, injurieux ou offensant.”

L’équilibre est ainsi respecté entre le droit à l’information et la défense de l’honneur et de la probité des personnes citées. J’ai le souvenir de référés portant sur la parution de livres ou d’images où la justice a eu à se prononcer sur l’interdiction de diffuser telle ou telle information; dans le cas d’espèce du reportage prévu pour être diffusé dans “Envoyé Spécial”, qui a pris la décision de censurer ce reportage: Michel Field (Directeur de l’information)? Delphine Ernotte (Présidente de France Televisions)?

ernotte_field_francetv

Sur quels motifs?

  • Un chantage du candidat à la primaire des républicains, Nicolas Sarkozy, de ne pas participer à l’Emission Politique, nouveauté de la rentrée sur France2?
  • Des pressions juridiques de recours en diffamation de l’ex-président sur le financement de sa campagne électorale de 2012?
  • Auto-censure du directeur de l’information, conforté par sa Présidente pour éviter les ennuis et plaire à son auditoire/baromètre des annonceurs?

Tout ceci est à la fois bien étrange et très discutable sur le fond; au final, il existe un risque que ce refus à diffuser une information à un moment clé pré-électoral ait un effet contre-productif pour le candidat Sarkozy: apparaitre comme un homme politique autocratique voire despotique parce que liberticide.

C’est une déception; hélas, pas une surprise.

Le spectre des #BouesRouges: Duel sanglant au sommet de l’Etat

boues rouges MedCertains s’étonneront que la même année, en France, la COP21 produise ses premiers effets politiques et que notre Premier Ministre décide d’outre-passer la directive de sa ministre de l’environnement concernant une autorisation de rejet de boues rouges, hautement toxiques pour le milieu marin et pour la santé, à proximité d’une réserve naturelle protégée.

  • M.Valls justifie sa décision de sacrifier le milieu marin sur l’autel de l’emploi et de l’économie régionale. L’impact sur le long terme de cette pollution, car telle est son nom, ne semble pas inquiéter l’Etat; et pourtant…il est peut-être bon de rappeler que la protection de l’environnement figure, elle, déjà, dans la Constitution. A ce titre il existe une première obligation au travers du principe de précaution.
  • Il existe également une directive européenne appelée REACH qui concerne les agents chimiques dangereux pour la santé et l’environnement. Principe de prévention: Obligation de retrait ou de substitution à défaut.

Comment l’Etat Français pourrait il s’exonérer de sa responsabilité administrative (controle de légalité?) en autorisant le déversement de boues rouges contenant des métaux lourds, hautement toxiques pour la santé et l’environnement? Ainsi on s’insurge et on poursuit en justice les pollueurs des mers (volontaires ou involontaires) par hydrocarbures et on fermerait les yeux pour cette pollution?

N’y a-t-il pas un abus de pouvoir et d’autorité exercé par Manuel Valls sur sa ministre?

« Je gouverne, je décide, chacun doit être à sa tâche avec l’esprit et le sens du collectif », avait rétorqué vendredi Manuel Valls à l’adresse de sa ministre.

Il peut être intéressant de considérer la position du Conseil d’Etat en matière d’environnement. Tout est écrit…

boues rouges cartographie

Mais l’affaire ne s’arrête pas là avec une réponse sous forme de communiqué de presse. Des progrès dans le traitement des déchets ont eu lieu depuis 2015 conduisant au rejet de déchets liquides pour autant toxiques car contenant des métaux lourds. Pour plus de détails, nécessaires à une bonne compréhension du sujet, lire l’article de FranceInfo.

Au plan de la santé publique, on s’étonne du rapport bénéfice/risques qu’engendrent ces boues rouges. L’Etat a choisi de préserver quelques milliers d’emplois en sacrifiant les risques pour la santé (risque de cancers) de toute une région des Bouches du Rhône et du Var (avec le soutien de la région a priori). Cela ne sent pas le soufre mais cela rappelle par certains aspects le scandale du sang contaminé et l’autorisation de commercialiser des produits sanguins labiles sachant qu’ils étaient contaminés par le VIH (1984-1985).

#Attentats: Entre résilience et syndrome de Stockholm?

Tombé un peu par hasard (?) sur cet article écrit par Mazarine Pingeot (en sa qualité de Professeur agrégée de philosophie): Une pathologie contemporaine: “on l’a bien cherché” !

Ma curiosité en a été piquée, espérant y découvrir une approche innovante ou sortant des sentiers battus à propos de nos réactions patriotiques, républicaines ou à l’inverse communautaires. Inspiré des travaux de Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, dont certains portent sur le lien social et la psychiatrie, on passe en revue le cheminement psychologique d’une opinon publique, dans un esprit de victimisation, qui se culpabilise d’une actualité mortifère. Avons nous cherché ce qui nous arrive?

camion attentat NiceOn retrouve le mécanisme et le processus de lente transformation du stress à la suite d’un traumatisme (PTSD) avec la succession: déni, culpabilité, reviviscence…tout ce que l’on retrouve dnas la Résilience. Mazarine Pingeot y ajoute de la fascination, cette attirance un peu masochiste et entretenue par les médias; un côté voyeurisme, tendance irrépressible. Le syndrome de stress post-traumatique est à présent bien connu et a mérité un autre article insistant sur les bienfaits du debriefing en urgence.

Mais ce qui attire plus mon attention est la seconde partie consacrée au pathologique des acteurs responsables de massacres lors des attentats récents mais aussi depuis le 9/11 aux Etats Unis. Parlant d’inversion de la causalité, l’auteure puise les différentes excuses possibles pour expliquer ces passages à l’acte, souvent suicidaires. Comme l’a maladroitement exprimé Manuel Valls, est-ce qu'”expliquer”, c’est nécessairement “excuser”? Et ne risque-t-on pas d’enfermer les partisans de ce discours dans un syndrome de Stockholm dont nous serions tous les ôtages?

agneau sacrificielPour ma part, je suivrai plus la voie psychiatrique des terroristes, pseudo jihadistes, pseudo islamistes radicaux salafistes. Là encore, je renvoie à un précédent article sur le mimétisme de la violence et du sacré en référence à René Girard. Et j’y intègre également ma théorie du copy cat pour les derniers attentats de Nice et St Etienne du Rouvray. Il n’y a pas de place pour l’empathie et la compassion à la vue de ces victimes dont des enfants, tous innocents, tués par un esprit dérangé en mal de reconnaissance.

J’orienterais volontiers le débat sur la notion de libre-arbitre des terroristes; cette liberté en forme de désespoir de choisir entre le bien et le mal tout en étant convaincu du contraire. Tout à la fois prétexte et paradoxe, le dilemne du kamikaze qui exécute non seulement sa mission mais accomplit (du moins le croit-il) ses dernières volontés. Le leurre, car il y a un leurre provient de l’éducation, de l’endoctrinement, de la manipulation qui s’opèrent sur ces âmes fragiles et sensibilisées qui fait croire à l’existence d’un libre arbitre.

Sur les racines de ce mal-être, la société peut et doit agir en amenant des réponses parfois simple comme un accompagnement socio-éducatif et un travail rémunéré ou parfois plus complexe comme aider à trouver sa place dans un monde qui rejette les jeunes et ne leur donne pas leur chance d’exister à part entière en son sein.

#Primaire2016 des #LR: Un besoin de clarification des rôles et responsabilités.

Sueur Sarko Un peu de surchauffe à l’occasion de ce lancement de la campagne des primaires de droite; ambiance de canicule qui se lie sur les visages. Il faut mouiller le maillot par 35°C à l’ombre; différents styles pour tenter de garder la tête froide et les idées claires.

Question: Qui a financé ce rassemblement des jeunes républicains au Touquet?

  •  Comment expliquer l’impartialité du président par intérim, L.Wauquiez et du secrétaire général, E.Woerth dès lors que l’un comme l’autre ne cachent pas dans les médias leur soutien à leur candidat N.Sarkozy? L.Wauquiez n’hésite pas à rappeler à l’ordre les vilains petits canards qui s’en prennent au pauvre Calimero Sarko mais ne se prive pas de critiquer les propositions de ses adversaires et de donner son avis personnel. Ce n’est pas ce qu’on lui demande; il n’est plus dans son rôle d’arbitre neutre et en retrait des évènements, impartial et bienveillant envers tous les candidats. Il oublie que ses nouvelles attributions lui confèrent un rôle de modérateur et de facilitateur pour permettre à tous les candidats, déclarés ou en passe de l’être d’accéder aux mêmes moyens et aux mêmes informations, y compris les listings des membres du parti (chose refusée à NKM pour obtenir son parrainage). Encore plus curieux lorsque le même L.Wauquiez demande l’accès au listing des personnes fichés S…à quel titre? Le même encore qui se plaint de devoir se réfugier derrière la Constitution pour élaborer une loi interdisant le Burkini. Mais pour qui se prend il? Communique t il au nom du parti qu’il représente ou bien agit il comme directeur de campagne du candidat et doublement ex-président N.Sarkozy? On finit par s’y perdre dans ce jeu de dupes.

Question: Le parti LR est il exclusivement administré par Sarko&Co?

  • Les soutiens de Sarkosy s’affichent au grand jour et oh surprise, Wauquiez, Woerth, Chatel et Jacob figurent au tableau; mais ne sont-ce pas aussi les cadres dirigents du parti Les Républicains? Bon, tout le monde semble trouver cela normal…ni confusion des genres, ni conflits d’intérêts je suppose. Plus c’est gros…

siège LRComment donner envie d’adhérer à ce parti dans ces conditions d’opacité sur la gestion et la direction. L’épisode “Bygmalion” n’a visiblement servi à rien et on semble vouloir commettre les mêmes erreurs.

Quand comprendra-t-on que 2012 a signé le rejet de Nicolas Sarkozy, président de la république de 2007 à 2012?

Quand reconnaitra-t-on que François Hollande a été élu grace aux voix de droite des électeurs refusant un second mandat au président sortant?

Pour 2017, ce sera ni Hollande, ni Sarkozy avec en plus le risque de faire élire, par défaut, Marine LePen.

Il est encore temps de se reprendre, temps de réaliser que nous fonçons droit dans le mur à vouloir rejouer le scénario cauchemard de 2012; temps de comprendre et d’accepter que l’esprit républicain, que l’expression de la démocratie est de faire passer l’Etat avant le parti politique. Le président de la République est élu par le peuple souverain; ce n’est pas l’aboutissement d’une décision d’un appareil politique mais bien l’expression d’une opinion publique.

A bon entendeur, Salut!