#AttentatsParis: D’où l’on parle des armes chimiques et biologiques/De l’information sur les risques à la prévention

Le premier ministre, Manuel Valls vient de tenir des propos graves sur les risques de futurs attentats, n’exluant pas la possibilité d’utilisation d’armes chimiques ou biologiques. Certes la France a déclaré la guerre à l’état islamiste ou plutôt agit comme tel envers un groupe armé de terroristes sans foi ni loi.

Cette guerre nouvelle reste une guerre planifiée menée par une armée criminelle. Ce qui est nouveau ce sont les modes opératoires, les façons de frapper, de tuer, évoluent sans cesse”. “L’imagination macabre des donneurs d’ordre est sans limite: fusil d’assaut, décapitation, bombe humaine, armes blanches. Il ne faut aujourd’hui rien exclure et je le dis avec toutes les précautions qui s’imposent mais nous savons et nous l’avons à l’esprit, il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques et bactériologiques. (Manuel Valls le 19/11/2015)

imageAttention DANGER: évoquer l’existence d’un risque vital pour une population exposée impose en contre partie de la protéger en lui donnant les moyens spécifiques pour faire face à la menace; cela suppose d’être pro-actif et non réactif. En clair, si une menace d’utilisation d’armes chimiques et biologiques existe, alors il convient de mettre en place les moyens de diminuer l’exposition au risque ou les moyens de prévenir ou traiter les conséquences du risque s’il se réalise. Pour être encore plus clair, cela revient à dire que l’état met à la disposition des français les plus exposés (reste à définir les critères d’exposition à risques…) à la fois des masques à gaz et des médicaments auto-injectables à base d’atropine (médicament anti effet neurotrope), toutes choses jusque là réservées aux combattants des forces armées.

masque à gazInformer et être transparent est une bonne chose en démocratie mais pas au point d’affoler et non sans avoir pris la précaution de s’assurer que les moyens pour prévenir ces risques sont en place et disponibles en masse. Si la France a les moyens logistiques et matériels pour organiser la distribution de masques, combinaisons et antidotes, alors elle doit dès maintenant le mettre en oeuvre. A défaut, ce type d’information doit rester confidentiel pour un usage réservé aux forces de l’ordre et aux secouristes.

Je ne suis pas certain que nos hommes politiques, même au plus haut sommet de l’état, aient une perception précise des effets dévastateurs que peut avoir une communication inappropriée en temps de crise, qui plus est, en temps de guerre contre le terrorisme. La France et la région parisienne en premier lieu, sortent à peine d’un traumatisme psychologique fort; ce n’est pas le moment de renforcer le discours sur les dangers qui génèrent angoisse et phobies. La communication fait partie intégrante de la gestion de crise.

Heureusement, le ministre Ledrian “relativise” la menace dans une Interview

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