#AttentatsParis Le discours sécuritaire du Président:entre déni et défi du risque.

En ces périodes troubles et incertaines qui conduisent le chef de l’Etat français, le Président Hollande a déclaré l’état d’urgence pour cause de guerre contre l’EI, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la stratégie poursuivie ou sur la logique sécuritaire qui l’anime.

Hollande et GayetRevenons un peu en arrière, au temps des amours présidentielles et des escapades parisiennes en scooter. Quelle protection? Quel service de sécurité rapprochée? Pure inconscience des risques ou défi au protocole en matière de sécurité?

 Et à présent, intéressons nous à la posture présidentielle durant les attentats du vendredi 13 novembre, et par son acte d’insouciance ou d’héroisme empathique envers les victimes; non sans faire une allusion à la tirade de Molière dans les Fourberies de Scapin: “Mais qu’allait-il donc faire dans cette galère?” On frémit d’autant plus a posteriori, lorsque l’on apprend que le principal terroriste était encore présent sur les lieux,dissimulé dans la foule de badauds mais surtout à proximité de l’exécutif de l’état réunissant au même moment et au même endroit le président, son premier ministre et le misitre de l’intérieur!

Hollande devant BataclanAlors comment interpréter ce comportement: un déni du risque sécuritaire ou un défi lancé aux terroristes et aux paparazzi? L’inconscience du danger ou le refus de se laisser enfermer dans une logique sécuritaire. Dans ce dernier cas, pourquoi alors prononcer l’état d’urgence le lendemain, prolongé de trois mois par les parlementaires?

Quelle différence maintes fois soulignée avec les services de sécurité de la Maison Blanche où le Président Américain se plie aux injonctions de sa garde rapprochée!

En l’espace de quelques jours, l’exécutif délivre un curieux message en direction des français: gouverner par l’exemple pour François Hollande et la déclaration publique de menaces d’attentats à l’arme chimique et biologique pour Manuel Valls. Cela pourrait s’apparenter au “Même pas Peur” qui hélas et en l’occurence renvoie à une absence d’appréciation des risques, entre évaluation et impacts, entre prévention et contrôles. On s’y perd, au point de se questionner sur l’organisation de la sécurité.

Se protéger, c’est aussi réduire son exposition aux risques avant de recourir à des équipements de protection individuelle.

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