#Zika,OMS et Principe de précaution

En déclarant le 1 Février 2016 une urgence sanitaire de portée internationale (PHEIC), l’OMS change quelque peu ses habitudes de communication et aborde la notion de menace pour la santé mondiale sous un autre acpect:le principe de précaution.

Ce principe émane de politiques environnementales né en 1992 à Rio justement; il a depuis été largement repris et notamment en santé (lire l’excellent rapport rédigé par G.Viney et P.Kourilsky) en mettant clairement en avant les règles de prudence concernant la recherche et développement et l’innovation. En quoi Zika est il concerné par le principe de précaution?

  1. brésil et moustiquesUn débat s’ouvre autour des causes possibles de microcéphalies observée au Brésil et plus particulièrement dans le nord-est, à Récife. Parmi les thèses avancées, il y a le virus du Zika, retrouvé dans le cerveau des nouveau-nés microcéphales. Une autre thèse évoque un possible effet tératogène d’un pesticide, larvicide, le piryproxyfène, utilisé pour détruire le moustique Aedes aegypti (vecteur du Zika) en le déversant dans des réservoirs d’eau potable. Cette thèse fait actuellement polémique; les uns criant à la théorie du complot et les autres à la manipulation des médias à des fins militantes de groupes extrémistes pro-environnementalistes/écologistes. Si la plus grande prudence s’impose au plan scientifique, le mérite existe de porter le débat au grand jour et de se poser la question.
  2. sans moustiqueMais un deuxième débat voit le jour également, co-animé par l’OMS, au sujet de l’utilisation préconisée de souches de moustiques génétiquement modifiées au Brésil, initialement pour lutter contre la Dengue qui possède le même vecteur que le Zika. L’introduction de cette souche de moustiques génétiquement modifiée pourrait elle induire des effets secondaires dommageables pour l’environnement?

C’est à ces questions que l’OMS va devoir répondre et quelque part, rendre des comptes aux nations unies suite à la propagation du virus Zika dans les Amériques et la mobilisation des autorités sanitaires qui s’en suit dans les pays impactés. C’est en ce sens qu’il faut comprendre la décision de déclarer un état d’urgence sanitaire de portée internationale. L’OMS exerce sa responsabilité et son expertise scientifique sur un sujet où il se pose plus de questions qu’il n’existe de réponses à ce jour.

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