#Microcephalie / #Zika: De la théorie du complot au déni de réalité.

Le temps est venu pour remettre les pendules à l’heure s’agissant du lien entre le virus Zika et les cas de microcéphalie survenus principalement dans le Nord-Est du Brésil.

Beaucoup de confusion, volontaire ou non, de désinformation, de manipulation de l’opinion publique à des fins politiques ou partisanes; c’est un climat qui se réchauffe en effet et malsain. La démarche scientifique est remise en cause, le débat contradictoire proscrit car assimilé à la théorie du complot. En clair, l’OMS ou le CDC ont décidé que les microcéphalies étaient en lien avec le virus de Zika et rien d’autre. Les études à venir confirmeront le rôle du virus dans les perturbations du développement du système nerveux central des foetus en cours de grossesse mais rien ne semble fait pour étudier d’autres facteurs, aggravants, qui pourraient “faciliter” ou contribuer à ces malformations.

Reprenons le questionnement scientifique sur les origines des microcéphalies au Brésil:

  • Microcephaly map Brazilà l’occasion de l’arrivée du virus zika en amérique du sud courant 2015, émergence de déclaration de cas de microcéphalie en nette augmentation par rapport à la normale dans la région du nord-est du Brésil.

 

  • fumigationPropagation massive et rapide du virus par le biais de son vecteur naturel, le moustique Aedes aegypti; réchauffement climatique et phénomène cyclique El Nino mis en cause. En réponse, les autorités régionales emploient depuis 2014 (Coupe du Monde de footbal au Brésil) et sur les conseils de l’OMS, des pesticides et larvicides dont le fameux pyriproxyfen qui fait tant parler depuis peu…
  • pesticideD’autres causes existent de microcéphalies, beaucoup en lien avec des compications survenant en cours de grossesses compliquées par des infections virales (rubéole, dengue,…), causes neurotoxiques également avec les métaux lourds (plomb, mercure,…), agents perturbateurs endocriniens et >200 agents chimiques peu ou mal identifiés pour dire vrai.
  • MGO mosquitoEnfin, abordons le sujet polémique du rejet de moustiques génétiquement modifiés qui n’agissent pas spécifiquement sur Zika mais également sur Dengue, Chikingunya et Fièvre jaune en bloquant le mécanisme de reproduction du moustique tigre.

Faut il dès lors se taire face à la menace grandissante de l’expansion du moustique Tigre et à travers lui, de la propagation du virus zika?

Est-il politiquement incorrect de faire référence au Principe de précaution de 1992, institué à la conférence de Rio sans systématiquement être catalogué comme un complotiste?

En d’autres termes, y a-t-il aujourd’hui, une place pour le débat scientifique de fond? On peut s’interroger après les prises de position très catégoriques ou à la lecture de certains communiqués qui ne laissent pas de place au doute en affirmant haut et fort la responsabilité des cas de microcéphalie au Brésil au seul virus du zika.

C’est bien là que le bas blesse; comment expliquer que seul, le Brésil, et plus particulièrement la région du nord-est, soit la seule région touchée par comparaison avec la Colombie (même virus véhiculé par le même moustique)?

Il n’est pas question de remettre en cause le rôle pathogène du virus zika ni son neutropisme;connu depuis le début peu après sa découverte en 1947, mais plutôt de s’interroger sur le pourquoi de l’absence de cas rapportés jusque-là par les autorités sanitaires de Polynésie française lors de l’épidémie de 2014 même si on admet des cas de syndrome de Guillain-Barré.

Pourquoi toujours chercher à expliquer les catastrophes avec une théorie uniciste alors que l’on sait pertinemment qu’elle sont pluricausales et plurifactorielles? On connaît les effets additifs, synergiques, antagonistes de l’association de substances, médicaments ou maladies; la réalité est bien plus proche de ces situations que de l’étude in vitro en laboratoire déconnecté du terrain et de la population.

Oui, Zika révèle une catastrophe en terme de Santé Globale où des paramètres socio-économiques, l’environnement, l’accès au diagnostic et aux soins, la prévention et la recherche sur les maladies tropicales négligées sont impliqués. Ce n’est pas qu’une question de virus mais une problématique beaucoup plus large et nous perdons du temps à nous voiler les yeux et à conserver un eposture de déni de réalité.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s