Que savons nous du virus #Zika et de son neurotropisme?

A mi Avril 2016, un an après l’arrivée du virus Zika au Brésil, qu’avons nous appris sur ce virus, ses complications neurologiques graves et ses effets tératogènes? Un fait important à signaler est qu’il s’agit d’une maladie transmise par le moustique Aedes aegypti qui véhicule aussi les virus de la Dengue et du Chikungunya.

A défaut d’établir un lien direct et exclusif entre le virus Zika et la microcéphalie chez le foetus, force est de reconnaitre que ce virus, connu depuis 1947 et suspecté depuis pour son neurotropisme chez les primates, est présent (sous forme virale ou anticorps IgG,IgM) dans les structures nerveuses du foetus et du nouveau-né infecté.

NTD_zikaDes modèles expérimentaux ont permis de reproduire en laboratoire, le passage foeto-placentaire d’une part, confirmant la contamination in utero ante-natale, ainsi que le passage de la barrière hémato-encéphalique expliquant les cas de syndrome de Guillain-Barré, de myélite ou de ménigo-encéphalite. Tout récemment, il a été confirmé le  mécanisme auto-immun dans la constitution de ces lésions; on commence à mieux comprendre la pathogénicité du virus Zika.

De nouvelles pistes sont en cours d’exploration pour en expliquer la ou les causes physio-pathologiques parmi lesquelles:

MC Martinique(Fr)

  • Le caractère auto-immun pour expliquer l’attaque du système nerveux central et périphérique de l’adulte et du foetus (au cours du premier trimestre de gestation).

maladie auto-immune

D’autres travaux sont en cours pour étudier la mise en cause de facteurs soit contributifs, soit aggravants qui participent au mécanisme d’agression du tissu neurologique de façon aigüe:

Enfin, on ne peut faire abstraction au plan de la santé globale, de conditions socio-économiques particulièrement déplorables comme:

  • l’absence de système d’adduction d’eau potable (N-E du Brésil);
  • le manque d’hygiène;
  • la présence de décharges publiques, habitat de l’Aedes aegypti;
  • l’extrême pauvreté et la malnutrition de certaines régions.

bidonvilles BrésilAinsi, en dépit des affirmations de l’OMS et du CDC, il semble que le virus Zika ne suffise pas à lui seul à expliquer les complications neurologiques observées en clinique humaine et in vivo; d’autres facteurs inter-agissent comme des conditions nécessaires et suffisantes. C’est en agissant simultabément sur ces facteurs de risque que nous arriverons à prévenir, en l’absence actuelle de vaccin et de traitements spécifiques, ces maladies et ces infirmités irréparables conduisant souvent à des handicaps à vie.

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