#loielkhomri: un #etatdurgence qui bloque le dialogue social à la SNCF

G.Pepy_SNCFComble du comble en plein projet de loi du travail: Le gouvernement Valls se substitue à la direction de la SNCF pour dialoguer avec les syndicats (et pas seulement grévistes) sur les conditions de travail et la rémunération des personnels. Guillaume Pepy appréciera d’être évincé des discussions laissées à l’initiative du secrétaire d’état aux transports, Mr Vidalies; une forme de désaveu et de son autorité et de son pouvoir de direction à la tête de la SNCF. Il n’y a plus guère de choix possible pour lui que de démissionner.

C’est à n’y plus rien comprendre à cette loi sur le renforcement du dialogue social qui dans son article 2 de quelques 60 pages, décrit l’inversion de la hiérarchie de la norme. Le but étant, de favoriser les accords d’entreprise et laissant plus d’autonomie et de pouvoirs aux négociations entre direction et représentants syndicaux ou délégués du personnel. Que vient faire l’Etat et son ministre des transports dans une négociation interne à la SNCF, si ce n’est essayer de court-circuiter et de désarmorcer l’explosion sociale grandissante et entretenue avec malice voire manipulation par son principal syndicat (encore majoritaire).

P.GattazA ce rythme, Pierre Gattaz ne tardera pas à être remplacé par Mme El KHOMRI lors des négociations avec les partenaires sociaux. Drôle de conception du dialogue social, du paritarisme de la part d’un gouvernement socialiste, à supposer qu’il y ait encore quelque chose à comprendre dans la logique poursuivie et la stratégie de ce gouvernement aux abois voire à l’hallali.

Ainsi les syndicats, CGT en tête, sont-ils en train de gagner une grande victoire en démontrant la force d’un conflit social, la lutte ouvrière à défaut de lutte des classes. Un curieux rapport des forces en présence (voire en absence pour la direction de la SNCF), une singulière conception du dialogue, encore plus de la négociation qui se résume à soumettre un gouvernement à un chantage, utiliser la force des piquets de grève et des syndicalistes manifestant pour faire pression. Dès lors, il n’y a plus de limites aux revendications catégorielles et les autres représentations syndicales seraient bien inspirées de ne pas se priver de cette faiblesse politique pour obtenir gain de cause, à moins d’un an de l’échéance présidentielle, moment propice pour rédiger sa lettre au Père Noël. Ce n’est ni sérieux, ni responsable de la part de politiques (?).

Que l’on ne s’étonne pas ensuite que les syndicats empiètent sur la vie politique en lieu et place des partis et formations politiques; cette confusion des genres est préjudiciable au bon fonctionnement des institutions de la V° République. Là encore, on peut s’interroger sur la place réservée par ce gouvernement de Gauche aux parlementaires de l’Assemblée Nationale comme du Sénat, privés de débat démocratique et réduits à faire acte de présence ou acte de résistance pour quelques uns. La société civile est en panne, littéralement démoralisée (en quête de morale) par le monde politique si déconnecté de la réalité entrepreunariale. Mais que la promotion Voltaire de l’ENA se rassure: il n’y aura personne laissé pour compte.

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