“Il faut savoir arrêter une grève”… #cavamieux en le disant

sortie de grèveSavoir terminer une grève dès que la satisfaction a été obtenue…trop sage et raisonnable, trop responsable comme attitude. Mais le “ça va mieux” aurait été de l’éviter, de la prévenir en maintenant un dialogue social, en invitant les parties prenantes autour d’une table.

Où cela nous mène-t-il de camper droit dans ses bottes, chacun d’un côté de la barricade médiatique, participant au concours de celui qui sera le plus dans la provocation. Idéologie contre dogmatisme; ce débat crispe les français qui souffrent physiquement et moralement de la situation présente, au quotidien et sur leur lieu de travail. On souhaiterait adhérer au pragmatisme, au consensus par le compromis auquel devrait aboutir tout conflit portant sur le travail. Comme le dit si bien Yves Clot, professeur de psychologie clinique du travail au CNAM, le conflit est nécessaire pour faire évoluer la qualité du travail par le dialogue social.

Hélas, nous sommes dans un dialogue de sourds qui a rendu tout échange impossible. La forme prime sur le fond du projet de réforme du droit du travail et on en oublie l’essentiel de la loi: l’esprit de la loi, sensé apporter des réponses à une situation économique et sociale difficile en terme d’emplois et en réponse aux chômeurs en quête d’un avenir décent et durable.

Heureux les salariés syndiqués du Public qui peuvent se permettre de faire grève, non plus pour eux-mêms, mais par solidarité pour autrui: un altruisme syndical qui pourtant n’existe pas dans le code du travail: il faut une revendication en lien avec l’entreprise où l’on travaille pour faire valoir ce sacro-saint droit de grève. Cela ne suppose pas un droit à l’entrave de la liberté de travailler, de circuler et d’utiliser les services publics soumis à un service minimum ou à une continuité comme en santé avec la continuité des soins dans les hopitaux.

Aurait-on pu éviter ce désastre et comment? Incontestablement OUI,

  • en débutant par une meilleur information (pédagogie) et communication sur le projet de loi, expliquant les intentions et les moyens, accompagnant les résistances au changement comme chaque fois dans la vie publique comme à l’intérieur des entreprises.
  • en suscitant le dialogue social non seulement entre instances représentatives du personnel et syndicats mais également au sein des PME-TPE pour y engager le débat contradictoire.
  • en accordant aux parlementaires le droit de débattre publiquement voire d’amender le texte initial pour le faire voter par une majorité de députés quelle que soit la couleur politique ou le parti.

Au lieu de cela, une anarchie règne actuellement sur le fonctionnement des institutions, certains syndicats se substituant aux partis politiques ce qui ne va pas sans créer une confusion dans les tentatives de négociations. Comme en réponse à ce dysfonctionnement républicain, le gouvernement court-circuite la direction de la SNCF, en pleine négociation sur la transformation nécessaire à l’entreprise pour rester compétitive, et s’arroge un pouvoir de direction qui le lui appartient pas dans les faits. La confusion est donc totale et maintenant entretenue par le biais de chantage et de manipulation par syndicats interposés.

Difficile de croire dans ces conditions et même en se référant à la méthode Coué que “Cela va mieux” en France, ici et maintenant…

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