Quelle responsabilité de l’#Etatdurgence?

Responsabilité politiqueLe temps des responsables? Essai publié par Alain Etchegoyen nous rappelle que toute décision implique d’en supporter la responsabilité; il en va de même en politique.

En décrétant l’état d’urgence avec la ferme intention de l’inscrire dans la Constitution, le Président de la République s’est engagé dans la voie de la sécurité par des moyens exceptionnels et renforcés, au prix d’une atteinte aux libertés individuelles et citoyennes pour raison d’état. Il s’agissait à l’époque de répondre aux actes terroristes commis à Paris en novembre 2015. Protéger les citoyens conduit à maintenir dans la durée des mesures libercitides qui s’accompagnent d’interdictions: rassemblements, manifestations sont en principe réprimés par la force publique.

Nous n’aurons jamais vu autant de rassemblements (Nuit debout), de manifestations organisées par les syndicats à l’occasion de grèves à répétition et reconductibles.

Un malheur n’arrivant jamais seul, une succession d’évènements imprévus (inondations par crue de la Seine) ou prévus (Euro 2016 de football) aboutissent à mobiliser les forces de police et de secours.

Dès lors, des questions se posent sur l’anticipation et la gestion de crise en situation d’exception ou de catastrophes, sur la capacité à évaluer les risques d’une dégradation de la sécurité publique.

  • Que penser des fans zones réunissant 90.000 personnes au même endroit et au même moment?
  • Que penser du sponsoring de l’Euro par un fabricant d’alcool vendu dans les enceintes sportives?

Doit-on dès lors être surpris par les débordements conduisant:

  • émeutes Marseilleà des émeutes voire une guerilla dans les rues de Marseille;
  • à des attaques en règle de vitrines, véhicules et mobilier urbain;
  • des risques d’attentats (dont un réalisé à Magnanville).

“Gouverner,c’est prévoir”. Voici une citation mettant en avant la place de la gestion des risques dont nos dirigeants politiques actuels devraient bien s’acquiter. Peut-on admettre que le prix d’une paix sociale se paye au détriment et du dialogue social en entreprise et en privilégiant l’excercice du droit de grève alors que d’autres libertés sont bafouées simultanément (liberté d’expression et de la presse, liberté de circulation, liberté de travailler pour les non grévistes) ?

Que reste-t-il des fondements de la V° République inscrits sur les frontons de nos monuments publics: Liberté, Egalité, Fraternité?

Devant les menaces qui se précisent aujourd’hui, d’un attentat imminent visant la France, il serait responsable de prendre des décisions en vue de renforcer la sécurité des français en concentrant les moyens de police et gendarmerie, les pompiers et les secours sur les cibles potentielles quitte à contrarier des supporters ou des manifestants grévistes:

  1. Fermeture des fans zones
  2. Interdiction des manifestations et rassemblements publics

C’est le prix à payer pour notre sécurité en période de guerre contre l’Etat Islamique.

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