#Ethics, morale et politique : le cas #Balkany

BalkanyPatrick Balkany sortira-t-il grandi (à défaut d’être blanchi) en renonçant à l’investiture de son parti Les Républicains? A tout le moins, c’est lui qui décide pour reprendre un slogan publicitaire!

Et ceci constitue en soi une bonne nouvelle: la capacité à évaluer les risques encourus pour son parti et l’image désastreuse que commençait à donner en pâture la reconduction de son investiture dans le 92; un arrière goût de Baronnat de la politique française comme l’aime ce département Francilien. Cette décision lui revient a priori et on peut s’étonner que le parti n’ait pas pris l’initiative de ne pas diffuser son investiture avant d’en avoir mesuré les impacts sur l’opinion publique comme sur les sympathisants de droite voire des adhérents. Il se passe visiblement quelque chose dans le sérail de Nicolas Sarkosy pour que la parole du chef soit couverte par une voix plus responsable, presque vertueuse, à laquelle nous n’étions pas habitués depuis longtemps.

Au delà de ces réjouissances sur la forme, revenons au fond du problème: l’éthique en politique mais plus important ici, la morale. Si la présomption d’innocence ne pêut être remise en cause dans notre système pénal, quelques aménagements quant au nombre et à la durée devraient y prendre place, fait et cause car on ne peut indéfiniment reculer l’échéance de la procédure en justice et de la condamnation au motif de recours jusqu’à épuisement de ses droits. Le processus est trop long, condamné régulièrement par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, a parfois protégé en politique certaines personnalités sulfureuses. Le droit public fait référence à une condamnation et non à une mise en examen ou simple inculpation pour la suspension des droits civiques. Il faut également noter l’absence d’un système de réparation et d’indemnisation des victimes de privation de droits civiques, innocentées, ce qui va de pair avec la restauration de l’image de marque diffamée publiquement et souvent au travers des médias.

Sarkosy dubitatifA présent, osons aller plus loin dans l’analyse des conséquences de la décision de Patrick Balkany et voyons s’il pourrait s’en dégager une jurisprudence interne aux partis politiques voire au parti Les Républicains?

  • Qui a été placé sous le statut de témoin assisté?
  • Qui a été mis en examen?

Le point sur les neuf affaires qui entâchent la réputation de l’ex président Sarkosy. Aujourd’hui, non seulement Nicolas Sarkosy est le président élu du parti les Républicains (et en profite pour faire valoir ses droits) mais tout porte à croire qu’il se déclarera bientôt candidat à l’élection de la présidence de la République en 2017 sauf si…

Lundi 7 Novembre 2016 (J-13 des Primaires de la droite)

Quatre mois ont passé; depuis la publication de ce post, le parquet a requis le renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle pour le financement illégal de la campagne électorale de 2012 (Affaire Bygmalion).

Peu à peu, on découvre un système occulte digne du SAC (service d’action civique dirigé par Pasqua) qui pourrait s’appeler le SARK…Une autre forme de Sarkoton.

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