#Depakine : en quête de responsables…

Alors que les responsabilités ne sont pas encore établies, il est déjà question d’indemnisation; de réparation d’un dommage générant un préjudice.

Encore faudrait il au préalable identifier les responsables afin de pouvoir se retourner contre leur assurance.

Qui dit dommage dit faute, puis établit un lien de causalité entre la faute et le dommage. Ce point semble clairement établi concernant les effets tératogènes de la dépakine.
Ce qui reste encore à établir, ce sont les conditions de prescription et de consommation de la dépakine chez les femmes en âge de procréer, épileptique connue et traitée.
Le médicament en lui même n’est pas en vente libre; les médecins, généralistes ou spécialistes ont ils satisfait à leurs obligations en terme d’information sur les risques pour la santé et obtenu le consentement éclairé de leurs patientes?

Il conviendra en effet de vérifier que chaque professionnel de santé, dans le rôle qui lui était imparti, a respecté les règles de prescription, de conseil et de suivi; on devrait retrouver la trace dans les dossiers médicaux de l’évaluation des risques lors de la prise de décision soit de maintenir la prise de dépakine, soit d’autoriser une grossesse à risque.
médecine personnaliséeOn commence à entrapercevoir la difficulté des enquêteurs pour reprendre, cas par cas, la séquence qui retracera le parcours médical de ces jeunes femmes depuis la découverte de leur épilepsie ou maladie bi-polaire, la prescription de dépakine, la décision d’initier une grossesse pour aboutir à la naissance d’un enfant malformé ou handicapé psychomoteur.
L’urgence jusque là est dans la prise en charge thérapeutique des familles touchées, l’accompagnement psycho-social et institutionnel qui a fait défaut pour certains.
Si on ne peut parler d’aléa thérapeutique dans le cas de la dépakine, le risque étant identifié, un rapport de l’IGAS devrait conclure quant aux responsabilités en jeu puis les procédures menées principalement au civil, condamneront ou pas, in solidum au besoin, les parties responsables.

Il s’agit donc d’une longue histoire de catastrophe sanitaire affectant une dizaine de milliers de femmes et d’enfants, castastrophe pour laquelle l’état a peut être sa part de responsabilité mais il est bien trop tôt pour dire le droit; laissons agir la justice et les autorités sanitaires avant de conclure hâtivement et peut être abusivement à un scandale sanitaire avec tromperie.

Attendre et voir…

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