Le virus #zika et #microcephaly dans le Nord-est du Brésil: d’un agent causal à un agent servant la cause?

Nous voici à plus d’un an du début de l’épidémie de zika au Brésil et à 7 mois de la déclaration d’état d’urgence sanitaire par l’OMS (PHEIC). En avril 2016, au travers d’un article paru dans le NEJM, la preuve tombait que le virus zika était “LA” cause des cas de microcéphalies observées au Brésil.

ACZAujourd’hui, le ministère de la santé brésilien semble engager une opération vérité en émettant des doutes sur l‘élément de causalité des microcéphalies; principalement les cas observés dans les régions du Nord-est. Il aura fallu tout ce temps (perdu) pour envisager une analyse plus globale des risques et des causes de microcéphalies.

  • Les JO de Rio s’achèvent; curieusement, les publications statistiques hebdomadaires du ministère de la santé ont temporairement disparu (un hasard?)
  • La concentration des cas de microcéphalies dans les régions du Nord-est a fait vaciller la théorie (non complotiste) du lien causal exclusif entre le virus zika et les malformations du système nerveux chez le foetus ou chez l’adulte. Subitement, le ministère de la santé évoque d’autres causes possibles:

Dilma RousseffIl devient intenable pour le ministère de la santé et au dela, pour le gouvernement brésilien qui a appelé de ces voeux la déclaration d’urgence de santé publique, de camper sur ses premières positions alors que tout autour en amérique du sud et dans les caraïbes, la prévalence de microcéphalie est restée basse. Nous avions choisi la Colombie comme un pays de référence afin de comparer les tendances et la fréquence des complications neurologiques; à ce jour (24 cas), rien de comparable avec les statistiques publiées par le Brésil. Il faudra bien expliquer pourquoi la région du NE du Brésil reste la seule touchée par ces malformations.

Le virus zika sert la cause; la cause politique et la cause économique. A l’annonce conjointe formulée par le DCD d’Atlanta et l’OMS sur le rôle causal du virus, des recherches étaient lancées par les laboratoires pharmaceutiques avec des enjeux financiers énormes. De même, la démoustiquation à grand renfort d’insecticides et pesticides génère une surconsommation et donc des profits pour Big Pharma…En un sens, la microcéphalie serait le prix payé par le Brésil pour l’absence de contrôle sanitaire de son environnement et de l’éco-système autour du moustique tigre (Aedes aegypti), au point d’effectuer des lachers de moustiques génétiquement modifiés. Absence de contrôle également de la toxicité des produits utilisés; entre dérogations et actions de lobbying des l’industrie chimique pour valider la consommation d’insecticides en se cahant derrière une questionde santé publique: un mal pour un mal. Ne pas laisser le moustique tigre se développer en utilisant des pesticides neurotoxiques, classés pertrubateurs endocriniens. Nous sommes dans un pays en crise politique, dont la présidente est sur le point d’être destituée; pays qui connaît également la corruption au plus haut sommet de l’état. Le choix est vite fait et la préférence donnée à la lutte anti-vectorielle, à tout prix versus la lutte anti-corruption dans un pays ruiné et en pleine débâcle politique.

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