#Attentats: Entre résilience et syndrome de Stockholm?

Tombé un peu par hasard (?) sur cet article écrit par Mazarine Pingeot (en sa qualité de Professeur agrégée de philosophie): Une pathologie contemporaine: “on l’a bien cherché” !

Ma curiosité en a été piquée, espérant y découvrir une approche innovante ou sortant des sentiers battus à propos de nos réactions patriotiques, républicaines ou à l’inverse communautaires. Inspiré des travaux de Françoise Davoine et Jean-Max Gaudillière, dont certains portent sur le lien social et la psychiatrie, on passe en revue le cheminement psychologique d’une opinon publique, dans un esprit de victimisation, qui se culpabilise d’une actualité mortifère. Avons nous cherché ce qui nous arrive?

camion attentat NiceOn retrouve le mécanisme et le processus de lente transformation du stress à la suite d’un traumatisme (PTSD) avec la succession: déni, culpabilité, reviviscence…tout ce que l’on retrouve dnas la Résilience. Mazarine Pingeot y ajoute de la fascination, cette attirance un peu masochiste et entretenue par les médias; un côté voyeurisme, tendance irrépressible. Le syndrome de stress post-traumatique est à présent bien connu et a mérité un autre article insistant sur les bienfaits du debriefing en urgence.

Mais ce qui attire plus mon attention est la seconde partie consacrée au pathologique des acteurs responsables de massacres lors des attentats récents mais aussi depuis le 9/11 aux Etats Unis. Parlant d’inversion de la causalité, l’auteure puise les différentes excuses possibles pour expliquer ces passages à l’acte, souvent suicidaires. Comme l’a maladroitement exprimé Manuel Valls, est-ce qu'”expliquer”, c’est nécessairement “excuser”? Et ne risque-t-on pas d’enfermer les partisans de ce discours dans un syndrome de Stockholm dont nous serions tous les ôtages?

agneau sacrificielPour ma part, je suivrai plus la voie psychiatrique des terroristes, pseudo jihadistes, pseudo islamistes radicaux salafistes. Là encore, je renvoie à un précédent article sur le mimétisme de la violence et du sacré en référence à René Girard. Et j’y intègre également ma théorie du copy cat pour les derniers attentats de Nice et St Etienne du Rouvray. Il n’y a pas de place pour l’empathie et la compassion à la vue de ces victimes dont des enfants, tous innocents, tués par un esprit dérangé en mal de reconnaissance.

J’orienterais volontiers le débat sur la notion de libre-arbitre des terroristes; cette liberté en forme de désespoir de choisir entre le bien et le mal tout en étant convaincu du contraire. Tout à la fois prétexte et paradoxe, le dilemne du kamikaze qui exécute non seulement sa mission mais accomplit (du moins le croit-il) ses dernières volontés. Le leurre, car il y a un leurre provient de l’éducation, de l’endoctrinement, de la manipulation qui s’opèrent sur ces âmes fragiles et sensibilisées qui fait croire à l’existence d’un libre arbitre.

Sur les racines de ce mal-être, la société peut et doit agir en amenant des réponses parfois simple comme un accompagnement socio-éducatif et un travail rémunéré ou parfois plus complexe comme aider à trouver sa place dans un monde qui rejette les jeunes et ne leur donne pas leur chance d’exister à part entière en son sein.

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