#Benalla: Une #affairedetat ou une affaire du chef de l’état? Quand les dysfonctionnements questionnent au sommet de l’#Elysée.

L’affaire Alexandre Benalla est intéressante à plus d’un titre car très révélatrice, grace au concours précieux du journal le Monde, d’une série de dysfonctionnements inquiétants car préjudiciables non seulement pour la sécurité du chef de l’état mais “en même temps”au bon fonctionnement des institutions de la la Veme République:

  1. Comment et par qui est assurée la protection du président de la république, officiellement et dans le privé?

Ce n’est pas au Président à choisir son service de protection mais à la République  à  assurer par le biais du groupement de sécurité et de protection républicaine (GSPR), la sécurité du président à L’Elysée ou lors de ses déplacements. Il n’y a pas de place pour de l’amateurisme à ce niveau de l’Etat tout comme il n’y a pas de place pour les caprices d’un Président, au service de la Nation et de ses citoyens.

Du personnel civil, contractuel,  aussi sympathique et atypique soit-il, ne peut se substituer au personnel qualifié, compétent, entrainé et habilité à exercer ces fonctions de sécurité et de protection du Président; surtout lorques le dit personnel civil n’a pas été autorisé par toutes les instances concernées, au port d’arme. Quelle aptitude physique et psychologique est requise pour assurer les missions dans des situations à risques et dans le contexte actuel d’attentats terroristes?

  1. Le respect de la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le gouvernement (sous contrôle du législatif).

L’Elysée peut-il se prévaloir de droits qui l’exonèrerait du respect de la Constitution et des lois et réglements ? NON. Et pourtant, on découvre, au travers des auditions remarquablement menées par la commission d’enquête du sénat, sous la présidence de Philippe Bas, tout un système et une organisation des services de l’Elysée qui emploient des personnels qui ne sont pas soumis aux mêmes règles déclaratives que les autres fonctionnaires ou élus de la République; où l’on apprend également l’affectation dans les ministères dont Matignon (Premier Ministre) de conseillers nommés par l’Elysée au point de mélanger les genres entre l’exécutif et le régalien.

Où l’on apprend également que les sanctions décidées et validées par le Président, s’agisant des délits commis par le sieur Benalla, ne sont pas exécutées. Mais qui est donc Alexandre Benalla pour se permettre d’agir aux dessus des lois, au point d’avoir recours à des abus de pouvoirs et de bafouer les ordres de ses supérieurs hiérarchiques et des autorités dont il aurait dû référer et se soumettre? Dans le parcours de ce jeune homme (26 ans), issu de la réserve de la Gendarmerie depuis l’âge de 17 ans et promu au grade de Lieutenant-Colonel de la réserve, on ne peut que s’interroger sur la légèreté qui prévaut à sa nomination puis à son avancement:

  • Au service de quoi?
  • Au service de qui?

Où l’on apprend donc que, à la suite des services rendus durant la campagne présidentielle du candidat Macron, Mr Benalla a été recruté et investi des missions de protection des déplacements privés du nouveau Président élu, sans autre forme de procès…en dépit des “casseroles” portées par son récent passé au parti socialiste et en dépit des refus successifs de demandes de port d’arme par les autorités compétentes.

Alors, force est de s’interroger sur la personnalité de cet individu suspect et sa capacité à agir (à nuire?)  sur l’entourage pésidentiel sans l’autorité nécessaire conférée, jusqu’à preuve du contraire. Serait-ce du harcèlement moral? A-t-on à faire à une personnalité paranoïaque voire à un pervers narcissique à l’ego démesuré et comme déshinibé par l’accession au pouvoir de son mentor?

La commission d’enquête du Sénat contribue d’ores et déjà à poser le débat dont, malgré les protestations et autres obstructions de la majorité, la démocratie ne saurait faire l’économie. La justice viendra à son tour compléter les réponses encore manquantes pour expliquer puis remédier à ces dysfonctionnements au sommet de l’Etat et au sein de la chefferie du cabinet de l’Elysée. Juste appliquer l’état de droit!

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