#tabac et Femmes enceintes : combien seront-elles qui fumeront durant le quinquennat Macron ?

Comment transformer un moi(s) sans tabac en une grossesse sans tabac; de moi à toi…je t’enfume!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

C’est une illustration chiffrée d’une incurie sanitaire française. Certains iraient peut-être jusqu’à parler de scandale. On la trouve nichée dans la dernière enquête officielle 1 française sur la périnatalité : « Entre 2010 et 2016 la consommation de tabac pendant la grossesse n’a pas baissé, et 17 % des femmes ont fumé au moins une cigarette par jour au troisième trimestre de la grossesse ».

Sans même parler des conséquences directe sur la femme faudrait-il redire la somme des risques auxquels expose le fait de fumer durant une grossesse ? Ils sont détaillés sur le site de Tabac Info Service.

« Les femmes fumeuses ont deux fois plus de risque de faire une grossesse extra-utérine. Le risque de faire une fausse couche spontanée est en moyenne triplé ; pour une femme fumant plus de trente cigarettes par jour en début de grossesse, ce risque de fausse couche spontanée serait multiplié par cinq. Le placenta…

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Trompe-l’oeil : onze #vaccins sont obligatoires mais l’obligation vaccinale est supprimée.

Je vais devoir réviser le droit médical en matière de responsabilité après cette proposition de ne pas rendre obligatoire la vaccination de 11 vaccins obligatoires pour les enfants <18 mois.
Entre droits des patients et obligations, entre responsabilité administrative de l’Etat et responsabilité civile des parents et des médecins, c’est un imbroglio juridique qui se prépare avec recours au tribunal des conflits pour savoir vers quelle juridiction se tourner en fonction du cas de figure.
On est loin du sujet initial, à savoir la prévention des maladies infectieuses infantiles; un sujet de santé publique sur le long terme.
Entendre parler de surcoût pour l’assurance maladie alors qu’il s’agit d’investir dans l’avenir pour réduire les dépenses de santé en lien avec ses pathologies infectieuses est plus que maladroit mais inapproprié.

J’essaye d’imaginer l’hypothèse d’associations de conducteurs refusant la limitation de vitesse sur les routes au prétexte qu’elle ne diminue pas le nombre des accidents de la route; la limitation obligatoire existe bien mais le respect de l’obligation ne serait mis en cause qu’à l’occasion d’un accident avec excès de vitesse?
Est ce bien raisonnable en ces temps difficiles et obscurs de créer de la confusion; attention danger: Il y a un manque de cohérence actuellement en politique de santé. (voir politique de lutte contre le tabagisme)

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

C’est fait :  les modalités de l’extension de la vaccination obligatoire des enfants de moins de 18 mois viennent d’être présentées en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. Reste l’examen du texte par l’Assemblée nationale. On imagine mal la majorité macroniste faire, ici, marche arrière.

On en connaît l’essentiel : tous les enfants qui naîtront après le 1er janvier 2018 devront recevoir, avant d’avoir atteint l’âge de 18 mois, onze vaccins pédiatriques : antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique (déjà obligatoires), et les vaccins jusqu’à présent recommandés, contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite virale B, les infections invasives à pneumonocoque, la méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons, la rubéole. Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 65 % par l’assurance-maladie – à l’exception du ROR, remboursé à 100 %. Gratuité dans les centres publics de vaccination…

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Le « Mois sans #tabac » sera sans cigarette électronique (#ecig). Invraisemblable déni politique

Le Moi(s) sans tabac pourrait être l’occasion d’un véritable challenge; challenge pour les fumeurs en premier lieu, mais aussi, challenge pour les autorités en charge de la santé publique sous l’autorité de notre ministre Agnès Buzyn, médecin cancérologue.
Au lieu de cela, on continue à nous bercer d’illusions très vaporeuses qui s’envoleront en fumée aussitôt…
Rien sur l’aide au sevrage tabagique des cigarettes électroniques et pas d’annonce fracassante pour une augmentation drastique du prix du tabac au dessus des 10 € comme préconisé.
On aurait pu rêver (sans cannabis) sur des terrasses de café restaurant vides de fumeurs pendant le mois de novembre. On y arrive pour les voitures mais trop compliqué à mettre en oeuvre pour le tabac, il faut croire.
La France aura une nouvelle fois démontré son incapacité à lancer des actions de prévention en dépit de paroles bienveillantes.
C’est bien dommage!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Ne pas se lasser: mesurer ce que peut-être la profondeur abyssale d’un déni. Résumons. Le ministère des Solidarités et de la Santé et « Santé publique France » (en partenariat avec l’Assurance Maladie) viennent de lancer la 2e édition de #MoisSansTabac. Mais que serait un lancement sans un communiqué de presse rédigé par des « communicants » ? Le voici : « Mois sans tabac, 2e édition : pour arrêter de fumer ensemble et en équipe ».

C’est là une décalque du « Stoptober » britannique lancé en 2012 – opération pleinement maîtrisée qui, cette année encourage ouvertement le recours à l’e-cigarette. En France (bilan catastrophique, 32% de fumeurs réguliers, plus de 75.000 décès prématurés) la cigarette électronique n’existe toujours pas dans la sphère politique sanitaire. De ce point de vue la politique d’Emmanuel Macron est un parfait copié-collé de celle de François Hollande. Et Agnès Buzyn a choisi les mêmes impasses que…

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Tournant dans l’affaire #Levothyrox : Agnès Buzyn cède aux revendications des associations ?

L’attitude et la réponse de la ministre Agnès Buzyn sont médicalement et scientifiquement adaptées à la situation; là où certains tentent d’en faire un scandale sanitaire, la ministre apporte des réponses claires et factuelles sur les conditions du remplacement de l’ancienne formule du Levothyrox (L-Thyroxine) pour cette nouvelle présentation. Les arguments pour ce changement sont hautement recevables et s’inscrivent dans l’amélioration continue de la qualité et la pharmacovigilance. A ce jour, la fréquence d’effets secondaires serait de 0.3% (9000/3M) sans référence à la gravité de ces effets.
Il a manqué cependant d’une campagne d’information des médecins prescripteurs, des pharmaciens conseils et “en même temps” des patients. La modification dans la composition de ce médicament entraine des modifications de la biodisponibilité et de la pharmacocinétique de la L-Thyroxine; en conséquence, un suivi médical et des dosages sériques s’imposent pour ré-équilibrer la posologie avec précision. La prescription n’est pas standard et reste très personnalisée; il faut donc trouver par tatonnement le bon dosage= ni surdoser; ni sous-doser. C’est à ce prix que l’on traitera les effets secondaires.
Ceci dit, tous les effets secondaires recensés ne sont pas expliqués; il était donc sage et pragmatique de proposer de conserver l’ancienne formule en la réservant aux quelques centaines de cas qui souffrent au quotidien et sans explication rationnelle du changement de fabrication du Levothyrox.
Il ne s’agit en rien de reculade.
Il est temps de faire cesser la polémique politico-médiatique et judiciaire.

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Et puis la ministre céda. Est-ce un effet de l’annonce des actions menées devant la justice ? Une incitation élyséenne à calmer cette polémique hors norme ? Agnès Buzyn s’exprimait ce matin sur France Inter. Pour faire, entre mille et un sujets à peine effleurés (Irma, vaccins, aluminium, médicaments, démocratie sanitaire, Philippe Even, Vincent Lambert, PMA pour toutes..) une annonce de taille dans la polémique sur le Levothyrox.

« J’ai demandé à l’Agence du médicament que l’ancien Levothyrox soit encore  accessible de façon que ceux qui le réclament puissent le prendre. Ce sera fait dans 15 jours. Puis dans un mois nous auront des alternatives, d’autres marques, d’autres médicaments, afin que progressivement les patients puissent choisir le médicament qui leur convient le mieux, sachant que l’ancien Levothyrox devrait normalement disparaître, le laboratoire ne devrait plus le produire dans les années qui viennent. Ce qui compte, c’est que les patients aient le…

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#Ordonnance #LoiTravail et #Pénibilité: Enfin un compte professionnel de prévention!

Il y a du grain à moudre au sein des ordonnances sur la loi Travail de Mme Pénicaud. La refonte des instance représentatives du personnel et principalement la disparition en l’état du CHSCT réintégré au sein du Comité Social et Economique (CSE) sous la forme d’une commission. Ces instances devraient à la fois être plus impliquées dans la décision et plus responsables dans le recours à des expertises dont il assurera le paiement de 20% des coûts. Une façon d’éléver la réflexion sur l’opportunité d’une expertise…

Dans un chapitre précédent de la loi du travail, sous l’ère El Khomry , il avait été noté le manque de référence à la prévention des accidents et surtout des maladies professionnelles. Où il était question d’une véritable usine à gaz et d’Ubu roi…

Dans la version de cette loi, la prise en compte de la prévention change quelque peu la philosophie de la santé et sécurité au travail dans un sens profitable à l’employé.

On ne pourra plus dissocier la prévention des risques professionnels pour la santé des travailleurs de la mise en place d’un système de management des risques professionnels tel qu’il existe au sein des services HSE dans les moyennes et grandes  entreprises. La réforme de la médecine du travail a déjà replacé le médecin du travail et son équipe d’intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) au centre de l’évaluation des risques pour la santé.

Il manque malheureusement toujours une pierre angulaire à cet édifice qui prend forme et allure: l’approche globale de la santé, voire environnementale.

Au moment où la frontière entre vie professionnelle et vie privée apparaît de plus en plus ténue, l’approche globale des risques pour la santé et la prise en charge d’éléments de santé publique par les entreprises comme un facteur de bien-être pour les employés et de profitabilité pour les entreprises est devenue pregnante.

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour la mise en oeuvre d’un dialogue social au travers de relations institutionnelles fonctionnant sur un mode gagnant-gagnant. La responsabilité sociale des entreprises trouve réellement sa place dans la définition de la gouvernance 2.0.

Où l’on parle au ministère du travail “des instances représentatives davantage tournées vers la création de la richesse dans l’entreprise”.

Souhaitons que cette création de richesse prenne en compte la première des richesses: le capital humain.

 

#Tabac dans les collèges et lycées: Fumer peut tuer…pas seulement en état d’urgence.

Assez surprenant le discours tenu par des responsables d’établissements en charge de l’éducation nationale; lire Jean Yves Nau et sa tribune sur l’autorisation de fumer dans les collèges et lycées durant l’état d’urgence (qui pourrait cesser dès la fin 2017).

Il ya peu et dans le cadre de l’Etat d’urgence, la mobilisation des enseignants, soutenus par l’ex ministre Najat Vallaud-Belkacem, se faisait en faveur de la formation de secourisme et d’exercices de préparation à des attaques terroristes.

Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que fumer à l’extérieur d’un établissement scolaire comporte un risque très important d’attaque terroriste: un danger grave et imminent qui pourrait conduire à un droit de retrait?

On sait depuis des années que le tabac tue; environ 78.000 français meurent chaque année du tabac et un fumeur sur deux mourra d’un cancer. Des chiffres qui parlent!

Mais combien de lycéens ou collégiens fumeurs tués devant leur établissement par des terroristes?

Est ce bien raisonnable de la part de “responsables” d’établissement scolaires de placer au même niveau un risque de santé publique que représente le tabagisme (sans compter le tabagisme passif) avec le risque d’une attaque terroriste? Si le risque vital était aussi élevé, alors il conviendrait d’affecter des forces armées de Vigipirate devant chaque collège et lycée.

Doit on considérer que fumer une cigarette est un droit pour les mineurs scolarisés et quelle place entend jouer l’éducation nationale dans la sensibilisation à l’éducation pour la santé de nos enfants. Il est vrai qu’un effort pourrait être fait pour faciliter la présence des associations de lutte contre le tabagisme à l’intérieur des établissements. De même, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour lancer un programme d’études sur l’utilisation de la cigarette électronique, cette fois ci, à l’intérieur des établissements; le but en serait de démontrer son caractère inoffensif pour le vapoteur comme pour la communauté gravitant autour et de surveiller l’incidence du passage de l’e-cigarette à la consommation de tabac. Une enquête épidémiologique de santé publique, visant la prévention que notre ministre de la santé ne pourrait voir que d’un bon oeil.

Car enfin, doit on soutenir le droit à fumer durant les heures de cours? Ou bien inciter à ne plus fumer du tout par une aide et un soutien des pouvoirs publics? Que les buralistes aient leur mot à dire dans cette hisotire est encore plus consternant et non dénué d’arrière-pensées mercantiles délétères.

Enseigner le bon sens fait il aussi partie du programme de l’éducation nationale?

Secret médical et risque de passage à l’acte criminel ou terroriste (#attentat)

Jean Yves Nau a écrit: Maladie mentale et «radicalisés» : les psychiatres vont-ils collaborer avec la police ?

Au delà des réactions officielles du ministre de l’intérieur et d’un psychiatre s’agissant de la collaboration entre médecins et force de police, il n’est pas inutile de se pencher sur le rapport rendu en janvier 2017 par le Conseil national de l’ordre des médecins

Comme souvent en médecine, il peut exister des conflits éthiques entre protéger le secret médical de son patient et mettre à l’abri la société contre un malade mental qui présente les caractériques d’un passage à l’acte imminent. Au médecin, dans son libre arbitre, sa conscience professionnelle et son sens des responsabilités, à assumer sa decision. Comme tout individu responsable, il sait qu’il aura sans doute à rendre des comptes comme l’explique si bien Alain Etchegoeyn dans son essai sur” le temps des responsables”(Julliard, réédité chez Pocket, 1997).

Principe de responsabilité contre principe de liberté? Que vaut la liberté individuelle lorsqu’elle attente à la liberté collective, à l’intégrité physique et morale des membres de la société civile? En d’autres termes, peut-on mettre en balance le respect du secret médical pour protéger le passage à l’acte d’un malade mental contre sa dénonciation aux autorités de police et de justice en vue de prendre des mesures conservatoires et de protection de la population?

Maintenant, tout médecin, psychiatre ou pas, a le droit d’adopter des positions éthiques, politiques, philosophiques ou religieuses mais il n’en demeure pas moins que la mission première d’un médecin est une mission de santé publique et de prévention. S’il reste au service de son patient, le médecin est aussi et avant tout au service de la population, donc de la société.

Autre débat soulevé par les psychiatres est celui portant sur la folie meurtrière du terroriste; les terroristes sont ils des fous? et pour d’autres, sont ils tous sous l’emprise de drogues? A ces deux questions, la réponse est non; ce qui a pu conduire à confondre le comportement d’un terroriste avec le passage à l’acte imminent d’un malade mental en pleine décompensation psychiatrique. Que peut faire la ministre de la santé, Agnès Buzyn dans ce dilemne? Peut être commencer par officiellement créer un observatoire des suicides avec la mise en place d’une base de données épidémiologiques sur les suicides réussis; toutes causes confondues. Car le sujet tourne autour de comportements suicidaires que l’on soit un malade mental ou un terroriste, un fou de dieu, convaincu de mourir pour la bonne cause et en martyr. Nous avons assisté ces dernières semaines à des actes criminels perpétrés par des malades mentaux en recherche d’identité et motivés par un instinct de mimétisme comme décrit par Alain Girard (voir précédents articles). Ce sont principalement des personnalités “border line” qui se radicalisent pour certains et peu avant de passer à l’acte ou bien des révoltés sociopathes qui ont des comptes à régler avec une société qui les rejette.

Parmi les terroristes, manipulation, domination par la fratrie ou par un guide religieux, ils tombent sous l’emprise d’une force morale contre laquelle ils ne peuvent réagir; ils ont perdu leur libre arbitre et la capacité de raisonner. Certains sont solitaires, plus loups que fous, puisant inspiration puis leurs ordres dans le darknet.

Il ne s’agit donc pas des mêmes personnes: un fou n’est pas un terroriste formé et fanatisé; un terroriste n’est pas un fou mais un être suicidaire qui se détache de l’enveloppe terrestre, persuadé de défendre les intérêts de sa communauté.