#Ordonnance #LoiTravail et #Pénibilité: Enfin un compte professionnel de prévention!

Il y a du grain à moudre au sein des ordonnances sur la loi Travail de Mme Pénicaud. La refonte des instance représentatives du personnel et principalement la disparition en l’état du CHSCT réintégré au sein du Comité Social et Economique (CSE) sous la forme d’une commission. Ces instances devraient à la fois être plus impliquées dans la décision et plus responsables dans le recours à des expertises dont il assurera le paiement de 20% des coûts. Une façon d’éléver la réflexion sur l’opportunité d’une expertise…

Dans un chapitre précédent de la loi du travail, sous l’ère El Khomry , il avait été noté le manque de référence à la prévention des accidents et surtout des maladies professionnelles. Où il était question d’une véritable usine à gaz et d’Ubu roi…

Dans la version de cette loi, la prise en compte de la prévention change quelque peu la philosophie de la santé et sécurité au travail dans un sens profitable à l’employé.

On ne pourra plus dissocier la prévention des risques professionnels pour la santé des travailleurs de la mise en place d’un système de management des risques professionnels tel qu’il existe au sein des services HSE dans les moyennes et grandes  entreprises. La réforme de la médecine du travail a déjà replacé le médecin du travail et son équipe d’intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) au centre de l’évaluation des risques pour la santé.

Il manque malheureusement toujours une pierre angulaire à cet édifice qui prend forme et allure: l’approche globale de la santé, voire environnementale.

Au moment où la frontière entre vie professionnelle et vie privée apparaît de plus en plus ténue, l’approche globale des risques pour la santé et la prise en charge d’éléments de santé publique par les entreprises comme un facteur de bien-être pour les employés et de profitabilité pour les entreprises est devenue pregnante.

Les conditions sont aujourd’hui réunies pour la mise en oeuvre d’un dialogue social au travers de relations institutionnelles fonctionnant sur un mode gagnant-gagnant. La responsabilité sociale des entreprises trouve réellement sa place dans la définition de la gouvernance 2.0.

Où l’on parle au ministère du travail “des instances représentatives davantage tournées vers la création de la richesse dans l’entreprise”.

Souhaitons que cette création de richesse prenne en compte la première des richesses: le capital humain.

 

#Tabac dans les collèges et lycées: Fumer peut tuer…pas seulement en état d’urgence.

Assez surprenant le discours tenu par des responsables d’établissements en charge de l’éducation nationale; lire Jean Yves Nau et sa tribune sur l’autorisation de fumer dans les collèges et lycées durant l’état d’urgence (qui pourrait cesser dès la fin 2017).

Il ya peu et dans le cadre de l’Etat d’urgence, la mobilisation des enseignants, soutenus par l’ex ministre Najat Vallaud-Belkacem, se faisait en faveur de la formation de secourisme et d’exercices de préparation à des attaques terroristes.

Aujourd’hui, on voudrait nous faire croire que fumer à l’extérieur d’un établissement scolaire comporte un risque très important d’attaque terroriste: un danger grave et imminent qui pourrait conduire à un droit de retrait?

On sait depuis des années que le tabac tue; environ 78.000 français meurent chaque année du tabac et un fumeur sur deux mourra d’un cancer. Des chiffres qui parlent!

Mais combien de lycéens ou collégiens fumeurs tués devant leur établissement par des terroristes?

Est ce bien raisonnable de la part de “responsables” d’établissement scolaires de placer au même niveau un risque de santé publique que représente le tabagisme (sans compter le tabagisme passif) avec le risque d’une attaque terroriste? Si le risque vital était aussi élevé, alors il conviendrait d’affecter des forces armées de Vigipirate devant chaque collège et lycée.

Doit on considérer que fumer une cigarette est un droit pour les mineurs scolarisés et quelle place entend jouer l’éducation nationale dans la sensibilisation à l’éducation pour la santé de nos enfants. Il est vrai qu’un effort pourrait être fait pour faciliter la présence des associations de lutte contre le tabagisme à l’intérieur des établissements. De même, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour lancer un programme d’études sur l’utilisation de la cigarette électronique, cette fois ci, à l’intérieur des établissements; le but en serait de démontrer son caractère inoffensif pour le vapoteur comme pour la communauté gravitant autour et de surveiller l’incidence du passage de l’e-cigarette à la consommation de tabac. Une enquête épidémiologique de santé publique, visant la prévention que notre ministre de la santé ne pourrait voir que d’un bon oeil.

Car enfin, doit on soutenir le droit à fumer durant les heures de cours? Ou bien inciter à ne plus fumer du tout par une aide et un soutien des pouvoirs publics? Que les buralistes aient leur mot à dire dans cette hisotire est encore plus consternant et non dénué d’arrière-pensées mercantiles délétères.

Enseigner le bon sens fait il aussi partie du programme de l’éducation nationale?

Secret médical et risque de passage à l’acte criminel ou terroriste (#attentat)

Jean Yves Nau a écrit: Maladie mentale et «radicalisés» : les psychiatres vont-ils collaborer avec la police ?

Au delà des réactions officielles du ministre de l’intérieur et d’un psychiatre s’agissant de la collaboration entre médecins et force de police, il n’est pas inutile de se pencher sur le rapport rendu en janvier 2017 par le Conseil national de l’ordre des médecins

Comme souvent en médecine, il peut exister des conflits éthiques entre protéger le secret médical de son patient et mettre à l’abri la société contre un malade mental qui présente les caractériques d’un passage à l’acte imminent. Au médecin, dans son libre arbitre, sa conscience professionnelle et son sens des responsabilités, à assumer sa decision. Comme tout individu responsable, il sait qu’il aura sans doute à rendre des comptes comme l’explique si bien Alain Etchegoeyn dans son essai sur” le temps des responsables”(Julliard, réédité chez Pocket, 1997).

Principe de responsabilité contre principe de liberté? Que vaut la liberté individuelle lorsqu’elle attente à la liberté collective, à l’intégrité physique et morale des membres de la société civile? En d’autres termes, peut-on mettre en balance le respect du secret médical pour protéger le passage à l’acte d’un malade mental contre sa dénonciation aux autorités de police et de justice en vue de prendre des mesures conservatoires et de protection de la population?

Maintenant, tout médecin, psychiatre ou pas, a le droit d’adopter des positions éthiques, politiques, philosophiques ou religieuses mais il n’en demeure pas moins que la mission première d’un médecin est une mission de santé publique et de prévention. S’il reste au service de son patient, le médecin est aussi et avant tout au service de la population, donc de la société.

Autre débat soulevé par les psychiatres est celui portant sur la folie meurtrière du terroriste; les terroristes sont ils des fous? et pour d’autres, sont ils tous sous l’emprise de drogues? A ces deux questions, la réponse est non; ce qui a pu conduire à confondre le comportement d’un terroriste avec le passage à l’acte imminent d’un malade mental en pleine décompensation psychiatrique. Que peut faire la ministre de la santé, Agnès Buzyn dans ce dilemne? Peut être commencer par officiellement créer un observatoire des suicides avec la mise en place d’une base de données épidémiologiques sur les suicides réussis; toutes causes confondues. Car le sujet tourne autour de comportements suicidaires que l’on soit un malade mental ou un terroriste, un fou de dieu, convaincu de mourir pour la bonne cause et en martyr. Nous avons assisté ces dernières semaines à des actes criminels perpétrés par des malades mentaux en recherche d’identité et motivés par un instinct de mimétisme comme décrit par Alain Girard (voir précédents articles). Ce sont principalement des personnalités “border line” qui se radicalisent pour certains et peu avant de passer à l’acte ou bien des révoltés sociopathes qui ont des comptes à régler avec une société qui les rejette.

Parmi les terroristes, manipulation, domination par la fratrie ou par un guide religieux, ils tombent sous l’emprise d’une force morale contre laquelle ils ne peuvent réagir; ils ont perdu leur libre arbitre et la capacité de raisonner. Certains sont solitaires, plus loups que fous, puisant inspiration puis leurs ordres dans le darknet.

Il ne s’agit donc pas des mêmes personnes: un fou n’est pas un terroriste formé et fanatisé; un terroriste n’est pas un fou mais un être suicidaire qui se détache de l’enveloppe terrestre, persuadé de défendre les intérêts de sa communauté.

#Vaccination obligatoire: Santé et publique! De la singularité à l’insularité?

“Mais la vaccination est de plus en plus vécue comme un choix individuel, en dépit de tout bon sens et avec la complicité des autorités de santé qui ont supprimé, dans certains cas, son caractère obligatoire. Ici, un principe de santé publique se heurte de plein fouet au principe d’autonomie des individus, libres de faire même des choix qui peuvent mettre en danger autrui. Parions que le débat ne fait que commencer.”

Normand, Alexis. Prévenir plutôt que guérir, la révolution de la e-santé: Objets connectés – Applis – Big data – Médecine prédictive (French Edition) (Kindle Locations 2553-2556). Eyrolles. Kindle Edition.

Comment concilier une liberté individuelle avec un intérêt collectif surtout lorsque la menace en jeu est vitale?

Le caractère obligatoire d’une vaccination est il opposable au citoyen dès lors que la politique de santé publique en a décidé ainsi?

Le sujet abordé porte sur l’infectiologie, la propagation d’une maladie contagieuse au sein d’une communauté et les modalités de sa prévention.

Le passé récent nous rappelle comment certains pays ont réagi au cours de l’épidémie de SIDA; je pense aux pays scandinaves qui ont mis en place des centres d’internement des personnes seropositives pour les isoler de la population saine. On ne sait toujours pas en 2017 guérir du SIDA et il n’existe pas encore de vaccin pour le prévenir.
Un autre exemple récent avec Ebola en Afrique de l’Ouest et ses camps pour isoler et traiter les malades ou les cas suspects. Dans ces deux cas, il s’agit de maladies mortelles et transmissibles.

La logique en matière de contagiosité est l’isolement à défaut d’autres moyens de prévention. Qu’en est il pour les maladies infectieuses infantiles?

Le débat a toujours été vif mais a été récemment ravivé par la proposition de rendre obligatoire 11 vaccinations; cela a relancé la question sur l’opportunité des vaccins par les anti-vaccins. De mettre en balance les risques avec les bénéfices attendus en oubliant qu’une maladie infantile, a priori bénigne, peut être mortelle et reste très contagieuse. Dès lors, et pour concilier la double approche de la prévention et du respect de la liberté individuelle, on pourrait concevoir ou revenir à l’esprit pavillonnaire qui a animé longtemps l’organisation et l’architecture des hopitaux: isoler le patient et sa famille jusqu’à la fin de l’épisode contagieux. On pourrait ainsi envisager de créer des centres d’accueil et d’hébergement, véritables pénitenciers isolés et gardés par des personnels protégés (équipements de protection individuel pour précautions universelles) et vaccinés à l’instar des léproseries, du bagne de Guyane ou du célèbre pénitencier d’Alcatraz dont on ne pouvait s’échapper…

Pour mémoire, ces mêmes maladies infectieuses font l’objet d’éviction scolaire et des collectivités.

Autrement et plus simplement, il existe la vaccination du nourrisson ! Elle a permis d’éradiquer ces 11 maladies infectieuses.

Le relachement des conduites de prévention par la vaccination, sous la pression d’associations et de groupes fanatiques et sectaires, aboutit à leur ré-émergence et au décès chaque année de plusieurs centaines de jeunes enfants et adultes non immunisés.

Il est temps de replacer le discours singulier qui lie le médecin de famille à son patient dans un contexte de santé publique et de médecine préventive en rappelant les prérogatives de sécurité sanitaire pour protéger la collectivité; à commencer par ses propres enfants.

#tabac: Quand Bercy enfume le sevrage tabagique en France

La Macrocacophonie bat son plein…Un pas en avant; deux pas en arrière.

On est proche des injonctions paradoxales pour certains ministres dont Agnès Buzyn, notre ministre de la santé. Dire tout puis quelques jours plus tard son contraire…est devenu presque un sport de la nouvelle république en marche. Les bonnes intentions en matière de santé publique telle la volonté que la nouvelle génération d’enfants ne connaisse pas le tabac sera un voeu pieux mais non exaucé. La faute à qui?

La faute à Bercy qui n’arrive pas à gérer la transition tabagique; augmenter le prix du tabac aura nécessité un arbitrage du premier ministre; quant à la cigarette électronique comme outil de sevrage, il faudra qu’on nous explique comment la même personne passant du poste de directrice de l’institut national du cancer au poste de ministre de la santé, en perd son argumentaire et de militante redevient incrédule et sceptique. La médecine est fondée sur la preuve; la politique sur le mensonge.

Marisol Touraine nous avait promis en guise de cadeau d’adieu des terrasses sans fumeurs. Elle s’en est allée tel un rond de fumée avant de disparaître du paysage mais en nous laissant la fumée du tabac en guise de fumet sur les terrasses.

Pourquoi n’arrive-t-on pas à dissocier la santé publique des finances publiques? En quoi Bercy pourrait-il influencer la politique de santé publique au seul motif d’une maitrise comptable en omettant d’y inclure le retour sur investissement d’une politique de prévention des risques pour la santé, comme le tabagisme par exemple; c’est oublier l’exercice de l’économie de la santé.

Au lieu de cela, Bercy ne cesse de compenser et indemniser les buralistes tel un état providence qui n’arrive pas à faire son deuil de son statut d’ancien fabricant de cigarettes du temps de la SEITA; dur, dur d’assumer son passé et de faire table rase des engagements délétères pris au mépris de la santé des français. Le tabac, longtemps perçu comme l’autre opium du peuple et distribué gratuitement par l’armée française.

Il existe peut être une logique au niveau de l’Etat pour expliquer le refus d’augmenter des taxes qui impacteraient positivement la santé et les finances de la sécurité sociale; la même logique qui consiste à subventionner ad vitam aeternam les marchands de tabac. Il est temps pour E.Macron, surnommé l’évangéliste, de chasser les marchands du temple pour assainir les comptes de la nation et l’air pollué des terrasses. MERCI

J’ai fait un rêve: #Juppé élu président… avec quelle majorité présidentielle?

Il fut un temps où les Républicains s’appelaient UMP, Union pour la Majorité Présidentielle. Mais ça, c’était avant!

Avant LR pour Les Républicains qui s’est transformé récemment en Les Radicalisés sous Fillon avant de devenir Les Ridicules sous Baroin & Sarkozy à l’occasion des futures Législatives. Baroin qui le soir du 7 mai 2017 menace d’emblée toute personne encartée LR et soutenant la République en Marche, d’être exclue du parti: acte d’autorité certes mais signe de rejet pas de rassemblement et d’unité dont aspirent les français après avoir choisi, non sans mal, Emmanuel Macron comme Président.

Baroin rêve d’une cohabitation dont il serait le premier ministrable; il ne veut pas d’un gouvernement de coalition. Il rêve et espère que LR restera le premier parti de France.

En parodiant les paroles de la chanson de Bashung,

Baroin rêve ad libitum
Comme si s’était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent…

Mais il perd le sens commun, le sens de la réalité politique; il oublie ses amis juppéistes qui visent plus le centre que l’extrême droite; ses amis républicains qui n’adhèrent pas tous à la droite chrétienne et qui sont laïques dans l’âme pour une république en marche…

Alors il me prend à rêver humblement à la façon de Martin Luther King et son célèbre “I have a dream” de ce qui aurait pu se produire si Alain Juppé avait été élu président en lieu et place de François Fillon; une partie de l’électorat de droite, Filloniste et orthodoxe ne l’aurait pas suivi…dans ce cas de figure, la majorité présidentielle n’aurait pu gouverner qu’en s’alliant aux composantes politiques du centre et du centre gauche.

C’est à dire que Juppé aurait eu besoin d’une ouverture politique en direction d’En Marche et de composer avec lui et les centristes de Bayrou (Modem) et Lagarde (UDI).

On comprend mieux ce qui se déroule actuellement dans les antichambres du pouvoir où l’on discute et tracte sur la composition du futur gouvernement de coalition; Edouard Philippe, soutien d’Alain Juppé pour les primaires de la droite, figure dans la short liste des premier ministrables avec la bénédiction urbi et orbi de Juppé qui a parfaitement intégré la situation politique et la volonté de changement et de renouveau des français en matière de politique. La fin des clivages des partis, des clans, des idéologies qui bloquent en permanence l’esprit de réforme tant nécessaire à la France.

Je fais donc ce rêve d’une ouverture d’esprit qui conduise à une majorité présidentielle fût-ce-t-elle de coalition mais rassemblant les politiques de bonne volonté attachant plus de place à l’avenir de l’état qu’au devenir des partis, à doite comme à gauche, en pleine implosion à défaut de recomposition; n’en déplaise à Messieurs Baroin & Sarkozy.

#LR:Les Républicains ou Les Radicalisés de droite?

Ce qu’il y a de bien avec les sarkozystes, c’est qu’on ne les voit pas venir tant leur subtilité est grande. Ainsi, quel étonnement de les voir se précipiter au QG des LR telle une meute rentrant au chenil pour déguster les restes du cadavre Fillon: la curée.

Les mêmes qui ont laissé la situation pourrir, conduit le parti et la droite au suicide collectif dont ils n’assument pas aujourd’hui la responsabilité: Des lâches et des hypocrites! On voit aujourd’hui ressortir tels des zombies, ces hommes et femmes de l’ombre, dont on n’entendait plus parler depuis des lustres; tous manipulés en sous-main par N.Sarkozy, le seul vrai responsable de cet échec tout comme en 2012; reproduire ses erreurs et conduire la droite dans un mur. Pour la deuxième fois, Sarkozy oeuvre à la destruction du parti qu’il a créé et administré.

Il ne reste à présent que deux options:

  1. Rétablir la féodalité sarkozyste en attribuant la direction du parti LR à Laurent Wauquiez? Ce sera franchir la ligne qui sépare républicain de radicalisé!
  2. Refonder la droite et le centre, dans l’esprit d’alain Juppé? Il faudra alors créer un nouveau parti politique; un parti de coalition gouvernementale.

Telle une famille qui n’arrive pas à faire son deuil, la sortie manu militari de Fillon devrait être l’occasion d’enterrer définitivement avec lui son soit disant mentor, N.Sarkozy. La seule façon pour la droite de se recomposer et d’avancer et laissant définitivement de côté les jeux de faux semblants et les parties de billard à trois bandes, les coups bas. Reste à trouver celle ou celui dont l’intérêt de l’Etat surpassera les intérêts personnels et de carrière politique…