« Comportements sexuels compulsifs » : l’OMS au secours du malade Harvey Weinstein ?

Peut-on vraiment comparer les deux phénomènes? un comportement sexuel compulsif, traduisant une évolution des moeurs d’une société plus libérale et libertine et de l’autre côté, un comportement narcissique pervers conduisant au harcèlement sexuel (affaire Weinstein).
Il y a là une différence culturelle entre les Etats Unis et l’Europe; le harcèlement est un délit pénal en France; aux US, c’est devenu “un trait de caractère” dans la dernière édition du DSM V, un simple désordre psychopathologique?
Je ne suis pas convaincu de l’avantage de banaliser la perversion narcissique lorsqu’elle se manifeste par du harcèlement.
Oui, il existe encore un fossé entre le droit et la médecine; on peut être condamné au civil ou aux prud’hommes et ne pas l’être au pénal. Le motif en vient peut-être que la médecine est de plus en plus personnalisée là où la justice reste dans un cadre général s’adressant à l’ensemble d’une société pour faire respecter la loi ou la règle applicable à tous les citoyens. La médecine semble plus écoutée au civil qu’au pénal?

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

A la lisière de l’addictif : l’impulsif, le craving, la raison qui se dissout conduisant au passage à l’acte. C’est un phénomène au cœur de bien des dossiers de santé publique. On le retrouve aujourd’hui traité par plusieurs médias américains (The InquirerUSA Today) repris par Slate.fr : « Les «comportements sexuels compulsifs» sont désormais reconnus comme des maladies mentales par l’OMS ».

De quoi parle-t-on ici ? :

« Les comportements sexuels évoluent et on observe actuellement certaines tendances : acceptation générale du sexe avant le mariage, augmentation de nombre de femmes qui prennent l’initiative en ce qui concerne la séduction, la sexualité et les pratiques sexuelles, augmentation du nombre des adeptes de pratiques sexuelles réputées minoritaires dans le passé (sexe oral, masturbation), augmentation notable du nombre de partenaires sexuels, large diffusion et forte consommation de la pornographie…

« Certains comportements sexuels peuvent toutefois relever de la pathologie. C’est le…

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Alcoolisme et guerre du #baclofène : des médecins fantassins réclament l’armistice

Si la médecine est aujourd.hui fondée sur la preuve de l’efficacité des traitements ( étude randomisée en double aveugle contre placebo); on en oublie pourtant son côté empirique. Combien d’essais thérapeutiques irréalisables et combien de découvertes thérapeutiques en lien avec des effets secondaires observés. J’ai en tête les blocs sympathiques à la guanéthidine pour traiter des syndromes algo dystrophiques du membre supérieur ou inférieur; non commercialisé en France, faute d’AMM, un marché parallèle pour l’obtenir pour la satisfaction des patients.
Alors oui, je soutiens l’approche pragmatique de mes confrères concernant la prescription de baclofène et que cela n’empêche pas de poursuivre des études cliniques en parallèle. Sans doute plus efficace que l’homéopathie…

Voila, c’est dit!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Sous la mitraille, l’espoir de l’armistice ?. C’est un message qui nous est adressé des premières lignes médicales 1. « Ni collectif militant, ni baclo-sceptiques mais tout simplement cliniciens accompagnant au quotidien des patients alcooliques en demande de soin, nous avons souhaité nous exprimer dans ce moment crucial où semble se jouer l’avenir du baclofène ou plus précisément l’avenir de sa mise à disposition officielle dans le cadre d’une AMM ».

Que nous disent-ils, ces combattants ?  Sans remettre en cause les données officielles avancées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) ils expliquent « mesurer au quotidien les risques imputables à l’alcool ». Et ils récitent les chiffres bien connus du fléau alcoolique en France – à commencer par 400 000 hospitalisations annuelles pour des comas éthyliques, des hépatites, des cirrhoses ou encore des troubles psychiques dus à l’addiction.

« Les évaluateurs du rapport bénéfices-risques ont-ils inclus ces données, demandent-ils. Il faudrait tenir…

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#PMA: Après 59 ans un homme peut-il encore librement procréer ? Au Conseil d’Etat de trancher

Une nouvelle fois, un débat sur l’éthique,la morale et le droit en santé publique

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Rebondissement dans l’affaire, orwellienne, qui voit la justice administrative française décréter à partir de que âge un homme peut ou pas procréer – du moins (pour l’heure) les hommes qui, pour des raisons médicales, ont été amenés à faire conserver un échantillon de leur sperme par congélation dans un établissement public agréé.

On sait que la loi française de bioéthique dispose que les actes de PMA sont réservés aux couples souffrant d’infertilité – couples « composés d’un homme et d’une femme en âge de procréer ». Mais le législateur s’était bien gardé, il y a un quart de siècle, de préciser de quel(s) âge(s) il s’agissait.

Pour les femmes une décision avait été prise : la limite d’âge d’accès à la PMA fut rapidement fixée unilatéralement à 43 ans. Il n’existait en revanche jusqu’à présent aucune restriction pour les hommes avançant en âge et souhaitant devenir  père. Comment définir un homme…

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La Sécu informe les entreprises sur (et dans) le dos des salariés. L’Ordre n’est pas inquiet

Prévention des ATBig data et la santé au travail: Pourquoi refuser une information utile pour les entreprises en vue de mettre en place une politique de prévention des risques et maladies professionnels?
Saluons au contraire cette initiative en forme d’experimentation et évaluons l’apport en terme de pertinence de l’information et vėrifions la protection des données traitées pour assurer la confidentialité médicale.
En janvier 2016, l’état a autorisé l’accés aux bases de données de la sécurité sociale, ouvrant ainsi la possibilité de traitements informatiques en vue de statistiques; démarche validée par la CNIL qui en garantit la sécurité et l’anonymat.
Alors pourquoi nos amis médecins s’affolent ils alors que le conseil de l’ordre reste confiant sur la démarche méthodologique?
N’est on pas une nouvelle fois en train de mettre le doigt sur l’incongruité de séparer la santé au travail de la santé publique. Rappelons qu’il appartient au médecin du travail de proposer aux entreprises des mesures de prévention contre les trois pathologies professionnelles: TMS, les lombalgies et les risques psycho-sociaux. La mise à disposition des résultats de cette étude leur fournira des éléments objectifs pour mesurer les risques et déclencher les actions préventives.
Mieux vaut prévenir que guérir….sans compter les économies de santé et la réduction des coûts pour l’entreprise en lien avec l’absenteisme.

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

L’affaire commence à faire un peu de bruit dans les médias. On se demande pourquoi.  Résumons : dans un entretien accordé à l’Express/L’Entreprise  le chef du département des « services aux assurés » de l’assurance-maladie, Laurent Bailly, annonce une expérimentation hardie en direction de cinq grandes entreprises de plus de 200 salariés ayant des taux d’absentéisme atypique (à Amiens, Bourg en Bresse, Marseille, Grenoble et l’une sur la Côte d’opale). Il s’agit d’alerter ces entreprises sur leur score record, tout en les informant sur les motifs d’absences de leurs salariés. Objectif affiché : « challenger » ces entreprises « pour faire amorcer une réflexion sur ses conditions de travail, en vue de faire baisser le taux d’absentéisme »,  justifie ce responsable du « service aux assurés ».

Il précise que pour encourager cette « prise de conscience », la Sécu communique d’abord à l’entreprise concernée les coûts d’absence en convertissant « les absences en coût…

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Trompe-l’oeil : onze #vaccins sont obligatoires mais l’obligation vaccinale est supprimée.

Je vais devoir réviser le droit médical en matière de responsabilité après cette proposition de ne pas rendre obligatoire la vaccination de 11 vaccins obligatoires pour les enfants <18 mois.
Entre droits des patients et obligations, entre responsabilité administrative de l’Etat et responsabilité civile des parents et des médecins, c’est un imbroglio juridique qui se prépare avec recours au tribunal des conflits pour savoir vers quelle juridiction se tourner en fonction du cas de figure.
On est loin du sujet initial, à savoir la prévention des maladies infectieuses infantiles; un sujet de santé publique sur le long terme.
Entendre parler de surcoût pour l’assurance maladie alors qu’il s’agit d’investir dans l’avenir pour réduire les dépenses de santé en lien avec ses pathologies infectieuses est plus que maladroit mais inapproprié.

J’essaye d’imaginer l’hypothèse d’associations de conducteurs refusant la limitation de vitesse sur les routes au prétexte qu’elle ne diminue pas le nombre des accidents de la route; la limitation obligatoire existe bien mais le respect de l’obligation ne serait mis en cause qu’à l’occasion d’un accident avec excès de vitesse?
Est ce bien raisonnable en ces temps difficiles et obscurs de créer de la confusion; attention danger: Il y a un manque de cohérence actuellement en politique de santé. (voir politique de lutte contre le tabagisme)

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

C’est fait :  les modalités de l’extension de la vaccination obligatoire des enfants de moins de 18 mois viennent d’être présentées en conseil des ministres dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2018. Reste l’examen du texte par l’Assemblée nationale. On imagine mal la majorité macroniste faire, ici, marche arrière.

On en connaît l’essentiel : tous les enfants qui naîtront après le 1er janvier 2018 devront recevoir, avant d’avoir atteint l’âge de 18 mois, onze vaccins pédiatriques : antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique (déjà obligatoires), et les vaccins jusqu’à présent recommandés, contre la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite virale B, les infections invasives à pneumonocoque, la méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons, la rubéole. Tous les vaccins obligatoires seront pris en charge à 65 % par l’assurance-maladie – à l’exception du ROR, remboursé à 100 %. Gratuité dans les centres publics de vaccination…

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Le « Mois sans #tabac » sera sans cigarette électronique (#ecig). Invraisemblable déni politique

Le Moi(s) sans tabac pourrait être l’occasion d’un véritable challenge; challenge pour les fumeurs en premier lieu, mais aussi, challenge pour les autorités en charge de la santé publique sous l’autorité de notre ministre Agnès Buzyn, médecin cancérologue.
Au lieu de cela, on continue à nous bercer d’illusions très vaporeuses qui s’envoleront en fumée aussitôt…
Rien sur l’aide au sevrage tabagique des cigarettes électroniques et pas d’annonce fracassante pour une augmentation drastique du prix du tabac au dessus des 10 € comme préconisé.
On aurait pu rêver (sans cannabis) sur des terrasses de café restaurant vides de fumeurs pendant le mois de novembre. On y arrive pour les voitures mais trop compliqué à mettre en oeuvre pour le tabac, il faut croire.
La France aura une nouvelle fois démontré son incapacité à lancer des actions de prévention en dépit de paroles bienveillantes.
C’est bien dommage!

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Ne pas se lasser: mesurer ce que peut-être la profondeur abyssale d’un déni. Résumons. Le ministère des Solidarités et de la Santé et « Santé publique France » (en partenariat avec l’Assurance Maladie) viennent de lancer la 2e édition de #MoisSansTabac. Mais que serait un lancement sans un communiqué de presse rédigé par des « communicants » ? Le voici : « Mois sans tabac, 2e édition : pour arrêter de fumer ensemble et en équipe ».

C’est là une décalque du « Stoptober » britannique lancé en 2012 – opération pleinement maîtrisée qui, cette année encourage ouvertement le recours à l’e-cigarette. En France (bilan catastrophique, 32% de fumeurs réguliers, plus de 75.000 décès prématurés) la cigarette électronique n’existe toujours pas dans la sphère politique sanitaire. De ce point de vue la politique d’Emmanuel Macron est un parfait copié-collé de celle de François Hollande. Et Agnès Buzyn a choisi les mêmes impasses que…

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Jupiter- tabac : le prix n’augmentera pas avant les calendes de la seconde année du quinquennat  

Journalisme et Santé Publique

Bonjour

Des politiques présentées comme différentes peuvent avoir les mêmes effets. Le 4 juillet, le Premier Ministre Édouard Philippe II prononcera devant l’Assemblée nationale son discours de politique générale. L’ancien maire du Havre a donc demandé expressément aux principaux ministres de faire remonter une note de dix pages détaillant la vision de leur propre travail ministériel ; une « feuille de route ». Et le Premier ministre d’en faire son miel politique : y puiser sources d’inspiration et imposer ses premiers arbitrages.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé (et des Solidarités) a fait le travail demandé par Matignon et, curieusement, la feuille de route a « fuité » (sans que l’origine de la fuite soit encore localisée). Nous avons vu que L’Argus de l’assurance avait été privilégié. Le site des buralistes a aussi observé que L’Argus avait tweeté : « Feuille de route d’Agnès Buzyn : la lutte contre le tabagisme sera intensifiée en augmentant dès…

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