#zika:de nouvelles voies scientifiques en réponse à certaines voix politiques

Zika summit ParisL’actualité est riche en bonnes nouvelles et chaque jour apporte son lot de découvertes scientifiques. Merci aux organisateurs du Sommet sur le Zika qui s’est tenu les 25 et 26 avril à Paris hébergé par l’Institut Pasteur.

La parole donnée aux chercheurs est moins péremptoire que celle délivrée par le CDC; sans rajouter à la polémique, il faut savourer son plaisir en buvant du petit lait tout en écoutant les dernières “trouvailles” sur le virus Zika et ses complications neurologiques dont la microcéphalie,la partie émergée de l’iceberg et la plus visible mais la plus dévastatrice. Qu’y a t on appris?

  • revue de l’écologie des maladies transmises par moustiques
  • Replacer le virus Zika parmi la famille des Flavivirus
  • Interactions immunitaires entre les différents Flavivirus:
    • en insistant sur DENV (IgM,IgG) et ZIKV
  • les conditions particulières observées aux Amériques:
    1. une population “naïve” pour le virus Zika
    2. plusieurs vagues épidémiques de Flavivirus:
      • Dengue
      • Zika
    3. au mauvais moment et au mauvais endroit
  • confirmation du neurotropisme de Zika
  • forte de suspiçion d’adjuvants, co-facteurs aggravants
  • les périodes à risque pour le foetus sur mère infectée
  • le passage de la barrière placentaire et hémato-encéphalique

Il n’en fallait pas plus et c’est déjà beaucoup d’entrouvrir les portes de nouvelles pistes et voies de recherche, non seulement pour Zika mais surtout pour les autres maladies transmises par les lignées du moustique Aedes.

Structure 3D Zika virusConfirmation aussi que l’urgence en santé publique de portée internationale (PHEIC) décrétée par l’OMS le 1 février 2016 cible la microcephalie et le syndrome de Guillain-Barré plus que le virus Zika ou la maladie Zika dont 80% des cas est asymptomatique et non détectée. La prévention de ces épidémies passent par la connaissance de la pathogénicité et la physiopathologie de ces virus à l’origine de maladies tropicales négligées. Par la compréhension des mécanismes d’interactions dans la réponse immunitaire , le rôle potentiellement facilitateur des co-infections.

S’il en était encore besoin, ce sommet est l’occasion de démontrer le caractère indispensable d’une approche globale et pluridisciplinaire de la santé publique; encore plus en situation de crise sanitaire internationale. Intérêt de partager  des informations et des résultats prémiminaires sur les recherches en cours comme cela est le cas pour Zika.

Mais cela ne justifie pas les erreurs de communication tant à l’adresse des politiques en charge de voter les budgets qu’à l’adresse du public et encore plus des victimes du virus Zika et que l’on inquiète ou abandonne à leur triste sort.

L’OMS prépare la campagne pour renouveler son directeur général en septembre 2017; les Etats-Unis débatent au Congrès la rallonge budgétaire dans un climat pré-électoral des Primaires en vue de la présidentielle de novembre; le Brésil sombre dans une crise institutionnelle, constitutionnelle et sociale sans grande marge de manoeuvre pour allouer des moyens supplémentaires à la recherche et à la prévention des maladies transmises par le moustique peu avant les Jeux Olympiques de cet été.

Des voix discordantes donc mais des voies prometteuses aussi dans la connaissance du virus: son diagnostic, sa prévention et son traitement.

#Zika virus causing #microcephaly in Martinique: May we think differently?

On one hand, we have the WHO Statement on April 1st:

“The diagnosis of microcephaly was made at 22 weeks and one day of pregnancy on 10 March. On 17 March, the foetus’s samples were collected and tested at the Centre Hospitalier Universitaire of Martinique in Fort-de-France: both amniotic fluid and foetal blood samples resulted positive for Zika virus infection by polymerase chain reaction (PCR). On 22 March, the National Reference Center for arboviruses confirmed the infection with Zika virus.”

ZKV Martinique

Timeline pregnancy/microcephaly during Zika outbreak in Martinique 2016

“On 7 December, the patient’s mother was sampled and a serology test confirmed infection with Flavivirus and alphavirus. A second serology test, which was conducted on 7 January, showed IgG antibodies against flavivirus and chikungunya virus as well as IgM antibodies against Zika virus. A third serology test, which was conducted on 11 February, confirmed once again the presence of IgG antibodies against flavivirus and chikungunya virus. These tests provide evidence that the mother was positive for Zika virus infection. A medical termination of the pregnancy was recommended to the mother.”

This statement is more focusing on clues which refer to Zika virus as causing microcephaly during the first quarterly than other critical information reported such as:

  • Other viral infections tested positive in December 7th 2015:
    1. Flavivirus: might be Dengue (not named)
    2. Alphavirus: might be Chikungunya (not named)
  • Date of arrival of Zika virus in Martinique: first cases reported early January 2016
  • Tested positive for Zika virus on January 7th

On the other hand, we observe first:

  1. co-infection by both Dengue and Chikungunya,
  2. followed a couple of weeks later by Zika virus infection during the Q1 and just at the beginning of the Zika virus outbreak on going in Martinique.
  3. Zika virus found in amniotic fluid and foetus blood;
  4. Foetus diagnosed with microcephaly on March 10th 2016.

“It shows that a foetus can be PCR-positive for Zika virus months after the initial infection of the mother. Furthermore, this report provides additional evidence that infection with Zika virus early in pregnancy could be associated with an increased risk of microcephaly.”

At the end of the day, do we gather enough evidence to declare that this microcephaly is linked to Zika virus or may we address the key role of co-infection with Dengue and/or Chikungunya?

Yes Zika virus is involved in microcephaly but does it play alone or by co-acting with other risk factors?

Here are some lessons learned from the Martinique microcephaly case.