#Penelopegate & #LR: Passer de la communication à la gestion de crise en urgence

L’art de jeter le bébé avec l’eau du bain…ou comment gérer efficacement et rapidement cette crise de confiance qui s’empare des électeurs sympathisants de la droite?

peau-de-bananeA l’origine, une action suicidaire qui relève du terrorisme politique par une ou plusieurs personnes irresponsables qui n’ont plus leur place sur l’échiquier ou qui ont joué leur dernière carte. L’attaque est méthodique et planifiée; l’objectif est une vengeance personnelle ou collective. A qui profite ce crime? Au fond, qu’importe tant les moyens utilisés vont conduire à l’autodestruction du Kamikazé tôt ou tard et cela n’en sera que plus salutaire pour la démocratie. Car il y a dans cette histoire une confusion entre le lanceur d’alerte et le lanceur de peau de banane. La notion d’intérêt général reste à démontrer même si l’image publique d’un candidat à la présidence de la république est altérée surtout lorsque cette image reflétait la probité et la morale en politique.

Arriver à surfer sur la vague médiatique quand les chargés de communication de crise ont savonné la planche n’est déjà pas chose facile; jouer à présent les démineurs pour arriver à désarmorcer la succession de nouvelles explosives devient mission impossible

  1. Penelope Gate ou la suspicion d’Emploi fictif;
  2. Fonds suspects du Sénat;
  3. Société de conseils 2F Conseil: sa clientèle générant le chiffre d’affaires.

communication-politiqueChristophe Barbier a très bien analysé le risque initial du candidat Fillon: Son équipe de comm aurait dû le debriefer sur son passé et dénicher toutes les informations pouvant donner naissance à des rumeurs pour faire en sorte de couper l’herbe sous le pied sans plus attendre; en d’autre termes, être pro-actif et non réactif sur une communication de crise. Car aujourd’hui, nous sommes passés d’une communication à une gestion de crise; d’un cas personnel à la réputation d’un parti. L’heure est grave!

 Arrêtons de nous regarder le nombril ou de lever les yeux au ciel en implorant le Bon Dieu; il y a péril en la demeure des Républicains; ne nous voilons pas la face et osons regarder la réalité médiatique en forme de tsunami consécutif au séisme pour en prévoir les dommages collatéraux. Ces derniers jours, les chargés de communication ou plutôt les multiples porte-paroles officiels sont venus brouiller le message de leur candidat empêtré, humilié, affecté et ému aux larmes. Ils n’ont pas réussi à faire retomber la vague de doutes et de soupçons; au contraire, les médias investiguent; les charognards sont de sortie pour traquer la moindre information à haut potentiel de nuisance. Les hyènes ne lacheront pas de sitôt leur proie, assoiffées de sang et de larmes; car c’est cela aussi le journalisme d’investigation; a l’instar du populisme électoraliste, la presse People a besoin d’alimenter son flot de lecteurs: une question de survie dans ce monde de compétitivité (océan rouge); ils préfèrent payer les condamnations pour diffamation publique dont les montants restent inférieurs aux revenus générés par les ventes des tabloïdes. Attendons nous au pire.

 fillon-au-conseil-national-lrGérer la crise du Parti les Républicains c’est un peu Shakespearien pour résoudre cette nouvelle énigme en forme de paradigme électoral: être ou ne pas être au second tour des présidentielles? Là est la question. Alors que se profilent déjà les sondages donnant Fillon au coude à coude avec Macron. L’hypothèse qui a fait rire, tout comme a fait rire l’évincement de Sarkozy suivi du renoncement de Hollande et la défaite de Valls, de voir Emmnauel Macron présent en face de Marine Le Pen au second tour n’est plus une hypothèse d’école mais bien une menace.

Le phénomène Macron est En Marche et aspire tout sur son passage, à gauche comme à droite. Pas seulement un rassemblement de déçus mais une volonté de renouveau; un besoin de Renaissance de la politique française trop engoncée dans ses habits constitutionnels de la V° République. Macron apparait comme un agitateur du paysage économique et social, respectueux de ses adversaires et toujours prêt à répondre, à débattre en argumentant ses théories, en bon pédagogue; d’autres dirons démagogue. Voici les faits; la réalité en ce lendemain de la Primaire citoyenne de la Belle Alliance populaire qui voit Benoit Hamon prendre les rênes du Parti Socialiste.

magicien-dozQui pourrait stopper la tornade Macron en forme de magicien d’Oz et son arc en ciel ou quand les rêves deviennent réalité? Les français ont besoin de rêver, de réinventer une réalité politique au risque de sombrer dans l’utopie. la-la-landJ’en veux pour preuve le succès de La La Land et le retour à de valeurs que l’on croyait surannées n’en déplaise à certains qui considère ce film comme un résumé pathétique de tous les clichés de la comédie musicale; n’empêche que les comédies musicales n’ont jamais aussi bien performé en France que ces dernières années…

Bien, une fois que l’on a dit cela, que peut ou plutôt que doit faire le parti les Républicains?

  • Sans doute changer de stratégie en changeant de candidat qui s’est pris les pieds dans le tapis. Revoir la copie ou le copy cat de la victime sacrificielle (le fameux bouc émissaire de René Girard).
  • Désigner le successeur légitime du vainqueur de la primaire de la droite: Alain Juppé qui remplit les qualités requises pour gérer la crise de confiance, remobiliser les électeurs du centre et de la droite modérée et libérale et dont l’expérience et le savoir-faire qui confèrent à la sagesse, sauront compenser l’âge (principal reproche qui lui est opposé).
  • Et pourquoi pas, au final un projet de gouvernement de coalition de la droite et du centre en incluant Macron: En Marche avec Juppé!

L’hypothèse Baroin est une hypothèse d’école et déconnectée de la réalité de terrain; il ne s’est pas présenté comme candidat de la primaire et a choisi une posture très, trop clivante pour prétendre réunir les courants de droite en période de crise d’identité.

On comprend que les choses ne sont pas simples pour nos stratèges politiques mais ils ne peuvent pas faire l’impasse de suppositions aussi saugrenues soient-elles, pour élaborer un plan d’action; une force de réaction rapide pour contrer l’évitement et le délitement d’une opinion publique toujours plus mobile et instable car il y va de la survie du parti des Républicains.

#Matthew et Haïti: Vers un nouveau chaos sanitaire et social?

Haïti: Ce pays francophone qui partage une ile des caraïbes avec la République Dominicaine a été à nouveau ravagé par la tempête/typhon Matthew.

C’est aujourd’hui, plus que jamais, l’occasion de porter aide à la population, sous peine de non assistance à personnes en danger.

typhon-matthewFaisant suite à un terrible tremblement de terre en janvier 2010, le pays connait à nouveau une catastrophe sanitaire et sociale. Il n’a pas réussi, malgré les soutiens de l’ONU et de nombreuses ONG à reconstruire une infrastructure et une organisation politique capable de répondre aux besoins vitaux de la population.

On peut s’interroger sur la gestion des risques de catastrophe naturelle comme celle-ci:

  • un typhon,le plus puissant depuis dix ans,
  • ravageant un pays dépourvu d’infrastructure hospitalière
  • un système sanitaire déplorable,une insalubrité
  • une épidémie de choléra devenue endémique,importée par l’ONU

Il y avait tout lieu de prévoir les conséquences de ce désastre en termes:

  1. d’accès à l’eau potable,
  2. au relogement des populations sinistrées aux habitats précaires détruits,
  3. de risque d’épidémie de gastro-entérites et de choléra.

haiti-post-tempetePourquoi l’ONU, l’OMS, la communauté internationale, sommes-nous incapables d’anticiper la réponse aux besoins; de pré-positionner des hommes et du matériel que nous commençons seulement à envoyer sur place, tardivement, pour éviter et lutter contre les menaces en santé publique?

A l’instar d’Ebola en Afrique de l’ouest, les moyens à mobiliser relèvent des armées pour la partie logistique et travaux publiques/infrastructure lourde avec engins de levage et de chantiers. Ce n’est pas que de l’aide humanitaire; c’est à nouveau un énorme chantier durable pour reconstruire ce pays et lui donner une apparence d’humanité. Serons nous capables de relever ce défi à temps?

La France envoie des équipes de la Protection Civile pour l’assainissement et le traitement de l’eau potable. Mobilisera-t-on l’EPRUS comme soutien sanitaire et hopital de campagne pour prendre en charge, en milieu reculé, les victimes et les malades des suites du typhon meurtrier (>1000 morts à cet instant)?

Care est l’une des ONG bien implantée sur Haïti depuis des années.Vous pouvez faire un don

#attentats et Etat de Droit: Elements de réflexion.

Face à des barbares, sans foi ni loi; face à un état islamique qui n’a rien d’un état, est-il illégitime et anti-constitutionnel que la France transgresse l’Etat de droit pour un état d’exception?

Il ne faut pas abandonner le débat aux seuls politiques; anthropologues, philosophes, sociologues et juristes constitutionnalistes doivent contribuer à la réflexion. Quelle rôle l’Humanisme doit occuper dans nos prises de décisions dès lors que l’humain a disparu pour laisser place à la sauvagerie, dès lors que la Nature reprend ses droits sur la Culture en privilégiant la violence comme moyen d’expression de la colère?

Constitutions et etat de droitNous ne sommes plus au temps des Gentlemen pour faire la guerre, dans le respect des conventions de Genève; nous faisons face à des tueries en masse réalisées par des exécuteurs de basses oeuvres, des jeunes manipulés ou des malades psychiatriques recrutés par des mouvements salafistes qui n’ont rien d’enfants de choeur. Peut-on seulement les appeler combattants et leur appliquer des “droits”? Et en se référant à quelle branche du droit?

Hélène Tigroudja adresse la question: Quel(s) droit(s) applicable(s) à la guerre au terrorisme au lendemain de l’attentat du 9/11 à NYC.

Qu’est-ce que l’Etat d’exception?

Etat d'exception

Définition de l’Encyclopédie Universalis

Etat de droit en politiqueCe débat apparaît cruellement, aujourd’hui et a posteriori, comme beaucoup plus pertinent et utile que les discussions stériles qui ont entouré pendant de longs mois et distrait le Parlement de ses priorités, la déchéance de nationalité; et pour quel résultat au final? La démonstration de son inutilité car tous les terroristes des derniers attentats sont morts en cours d’opération, neutralisés par les forces de police. La déchéance de nationalité pour les deux derniers (St Etienne de Rouvray), français, eût été d’un impact nul sur le passage à l’acte tant leur détermination était forte. Pour autant, des mesures exceptionnelles d’investigation, de recoupement de fichiers S, de suivi des condamnations avec aménagement de peine (bracelet électronique) auraient probablement permis d’éviter ce massacre sacrificiel sur l’autel de l’église.

Dans un régime de terreur, la peur s’entretient par des attaques symboliques, ciblant notre civilisation judéo-chrétienne, notre culture latine, nos habitudes et moeurs occidentales, notre démocratie et ses droits de l’Homme (et de la Femme). Le silence, la prière, la déchéance de nationalité ne viendront pas à bout du terrorisme. Il nous faut penser d’autres mesures, élaborer un nouveau logiciel pour appréhender la mouvance salafiste et disposer d’un arsenal juridique à la hauteur de la situation présente dans le respect des institutions de la V° République mais en se servant des outils constitutionnels qu’elle renferme. Il est plus que temps d’inaugurer ce chantier, un pan de la Task force de réflexion rapide comme enseigné par Patrick Lagadec.(Lire son dernier ouvrage:”Le Continent des Imprévus”). On y parle gestion de crise…

#etatdurgence ou quand la fin justifie les moyens…

Certains se réveillent ce matin avec la “gueule de bois” après la finale manquée de la France à l’Euro 2016; d’autres se réjouissent de la fête qui a entouré cet évènement sportif avec peu de conséquences en terme de sécurité, sauf à exclure rapidement les hooligans anglais et russes.

Pour autant, peut-on traduire l’absence de catastrophes ou d’incidents critiques comme une surestimation des risques pour la sûreté de l’Etat. En d’autre termes, la non réalisation du risque fait elle disparaître a posteriori la menace qui pèse sur la France? La réponse est bien évidemment NON.

 On entend dire ici et là dans les médias qu’il faut laisser les sportifs s’occuper du sport et aux politiques faire de la politique sans chercher à tirer parti d’évènements sportifs populaires; ce que nous appellerions de la politique politicienne ou du populisme. Sans trop nous éloigner du sujet, la question en suspens est de s’interroger sur la pertinence des mesures mises en place d’une part, au travers de la proprogation de l’Etat d’urgence; de l’autre, Fan zone euro_2016autoriser les fans zones avec ses 92.000 personnes parquées se trouve-t-il plus justifier aujourd’hui qu’hier au motif que tout s’est passé sans incidents majeurs? La réponse est bien évidemment NON, car la menace n’a pas disparu d’un coup de baguette magique ou d’un coup de pied dans un ballon de foot. Il en va également d’une cohérence dans la politique sécuritraire déjà mise à mal lors des manifestations contre la loi travail. Ces lieux de rassemblement de masses restent une incongruité au plan de l’analyse des risques et des menaces terroristes; le nier est une erreur grave, même pour satisfaire un clientélisme et des sponsors.

La sécurité a non seulement un prix mais elle coûte plus qu’elle ne rapporte aux gestionnaires de crise. Mais c’est le prix à payer pour une assurance toute relative car le risque zéro n’existera jamais, même pas en rêve…

#etatdurgence et gestion de crise:prévenir les risques

Charlie, le Bataclan, et ses dizaines de victimes décédées ou traumatisées à vie; qu’avons nous appris dans la gestion de crise comme dans l’analyse des risques en lien avec le terrorisme?

Quel retour d’expérience? Quelles mesures pour contrôler les risques à défaut de les prévenir? C’est à ces questions qu’il convient de répondre non pour accuser quiconque mais pour être force de proposition et surtout d’amélioration; car le passage en revue démontre un laxisme très proche de l’irresponsabilité en haut lieu de l’Etat; ce même exécutif politique qui a été amené à proposer l’état d’urgence au point de proposer de l’inscrire dans le marbre de notre Constitution.

Un état d’urgence, c’est gérer une crise dans la durée en vue de prévenir des attentats et toute atteinte à l’ordre public menacé sur son territoire. Depuis maintenant 18 mois, nous assistons à une succession de prises de décisions, parfois de non-décisions aussi ou de retour en arrière, préjudiciables en termes de sécurité des personnes et des biens. Rien de pire en management que les injonctions paradoxales. Si l’exemple doit venir d’en haut, de l’exécutif, nous avons, hélas, un contre-exemple; mais reprenons les faits dans leur chronologie:

  1. Netanyahu et sécuritéCharlie Hebdo: Manifestation internationale en présence de chefs d’état et de leurs services de sécurité (voir garde du corps de Natanyahu). Protection très rapprochée et absence de B.Obama.
  2. Hollande au BataclanLe Bataclan: Recueillement sur site des trois premières  personnalités de l’Etat: le chef, son PM et le ministre de l’intérieur. Quelle belle cible, sachant que l’un des auteurs de cet attentat était encore présent sur les lieux ou à proximité…
  3. L’Euro de football et les fans zones: 90.000 personnes rassemblées à Paris.
  4. Les manifestations syndicales à Paris et en province: incidents et destruction de mobilier urbain; dégradations de bâtiments publics, une cinquentaine de policiers blessés.
  5. A venir bientôt, le Tour de France, et l’itinérance des services de sécurité…
  6. Sans oublier le traditionnel défilé des forces armées à l’occasion du 14 juillet.

Une longue liste d’exposition au risque, risque que l’on aurait pu éviter mais les choix opérés et confirmés montrent qu’à une évaluation et gestion des risques, on y préfère en haut lieu, une sur-exposition médiatique et la prise de risque politique.

Nous ne parlons visiblement pas des mêmes choses et il revient aux services secrets et de police, tout le mérite d’accompagner, d’anticiper et de contrôler les inconséquences de ces messieurs dont on mesure chaque jour davantage l’irresponsabilité.

Jamais une telle chose en terme de sécurité intérieure et de protection de personnalités ne se serait produite outre-atlantique où le Président en personne n’a pas voix au chapitre sur ces questions de protection rapprochée. La sureté intérieure tout comme la sécurité du Président renvoient à la fonction et aux pouvoirs qui lui sont conférés; visiblement ce qui fait défaut en France où notre Président n’hésite pas à prendre des risques injustifiés pour satisfaire sa vie privée qu’il n’arrive pas à mettre de côté pour la durée de son quiquennat. Inquiétant!

Il conviendra, pour l’avenir, de garder ces “exemples” comme des cas d’école lors des sessions de formation à la gestion de crise des cadres en charge de la sécurité. Il serait utile également que nos institutions républicaines intègrent ces nouveaux éléments que sont les expositions aux risques et décident de ce qui est autorisé ou pas en fondant la décision sur une pleine et entière gestion des risques.

Quelle responsabilité de l’#Etatdurgence?

Responsabilité politiqueLe temps des responsables? Essai publié par Alain Etchegoyen nous rappelle que toute décision implique d’en supporter la responsabilité; il en va de même en politique.

En décrétant l’état d’urgence avec la ferme intention de l’inscrire dans la Constitution, le Président de la République s’est engagé dans la voie de la sécurité par des moyens exceptionnels et renforcés, au prix d’une atteinte aux libertés individuelles et citoyennes pour raison d’état. Il s’agissait à l’époque de répondre aux actes terroristes commis à Paris en novembre 2015. Protéger les citoyens conduit à maintenir dans la durée des mesures libercitides qui s’accompagnent d’interdictions: rassemblements, manifestations sont en principe réprimés par la force publique.

Nous n’aurons jamais vu autant de rassemblements (Nuit debout), de manifestations organisées par les syndicats à l’occasion de grèves à répétition et reconductibles.

Un malheur n’arrivant jamais seul, une succession d’évènements imprévus (inondations par crue de la Seine) ou prévus (Euro 2016 de football) aboutissent à mobiliser les forces de police et de secours.

Dès lors, des questions se posent sur l’anticipation et la gestion de crise en situation d’exception ou de catastrophes, sur la capacité à évaluer les risques d’une dégradation de la sécurité publique.

  • Que penser des fans zones réunissant 90.000 personnes au même endroit et au même moment?
  • Que penser du sponsoring de l’Euro par un fabricant d’alcool vendu dans les enceintes sportives?

Doit-on dès lors être surpris par les débordements conduisant:

  • émeutes Marseilleà des émeutes voire une guerilla dans les rues de Marseille;
  • à des attaques en règle de vitrines, véhicules et mobilier urbain;
  • des risques d’attentats (dont un réalisé à Magnanville).

“Gouverner,c’est prévoir”. Voici une citation mettant en avant la place de la gestion des risques dont nos dirigeants politiques actuels devraient bien s’acquiter. Peut-on admettre que le prix d’une paix sociale se paye au détriment et du dialogue social en entreprise et en privilégiant l’excercice du droit de grève alors que d’autres libertés sont bafouées simultanément (liberté d’expression et de la presse, liberté de circulation, liberté de travailler pour les non grévistes) ?

Que reste-t-il des fondements de la V° République inscrits sur les frontons de nos monuments publics: Liberté, Egalité, Fraternité?

Devant les menaces qui se précisent aujourd’hui, d’un attentat imminent visant la France, il serait responsable de prendre des décisions en vue de renforcer la sécurité des français en concentrant les moyens de police et gendarmerie, les pompiers et les secours sur les cibles potentielles quitte à contrarier des supporters ou des manifestants grévistes:

  1. Fermeture des fans zones
  2. Interdiction des manifestations et rassemblements publics

C’est le prix à payer pour notre sécurité en période de guerre contre l’Etat Islamique.