J’ai fait un rêve: #Juppé élu président… avec quelle majorité présidentielle?

Il fut un temps où les Républicains s’appelaient UMP, Union pour la Majorité Présidentielle. Mais ça, c’était avant!

Avant LR pour Les Républicains qui s’est transformé récemment en Les Radicalisés sous Fillon avant de devenir Les Ridicules sous Baroin & Sarkozy à l’occasion des futures Législatives. Baroin qui le soir du 7 mai 2017 menace d’emblée toute personne encartée LR et soutenant la République en Marche, d’être exclue du parti: acte d’autorité certes mais signe de rejet pas de rassemblement et d’unité dont aspirent les français après avoir choisi, non sans mal, Emmanuel Macron comme Président.

Baroin rêve d’une cohabitation dont il serait le premier ministrable; il ne veut pas d’un gouvernement de coalition. Il rêve et espère que LR restera le premier parti de France.

En parodiant les paroles de la chanson de Bashung,

Baroin rêve ad libitum
Comme si s’était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent…

Mais il perd le sens commun, le sens de la réalité politique; il oublie ses amis juppéistes qui visent plus le centre que l’extrême droite; ses amis républicains qui n’adhèrent pas tous à la droite chrétienne et qui sont laïques dans l’âme pour une république en marche…

Alors il me prend à rêver humblement à la façon de Martin Luther King et son célèbre “I have a dream” de ce qui aurait pu se produire si Alain Juppé avait été élu président en lieu et place de François Fillon; une partie de l’électorat de droite, Filloniste et orthodoxe ne l’aurait pas suivi…dans ce cas de figure, la majorité présidentielle n’aurait pu gouverner qu’en s’alliant aux composantes politiques du centre et du centre gauche.

C’est à dire que Juppé aurait eu besoin d’une ouverture politique en direction d’En Marche et de composer avec lui et les centristes de Bayrou (Modem) et Lagarde (UDI).

On comprend mieux ce qui se déroule actuellement dans les antichambres du pouvoir où l’on discute et tracte sur la composition du futur gouvernement de coalition; Edouard Philippe, soutien d’Alain Juppé pour les primaires de la droite, figure dans la short liste des premier ministrables avec la bénédiction urbi et orbi de Juppé qui a parfaitement intégré la situation politique et la volonté de changement et de renouveau des français en matière de politique. La fin des clivages des partis, des clans, des idéologies qui bloquent en permanence l’esprit de réforme tant nécessaire à la France.

Je fais donc ce rêve d’une ouverture d’esprit qui conduise à une majorité présidentielle fût-ce-t-elle de coalition mais rassemblant les politiques de bonne volonté attachant plus de place à l’avenir de l’état qu’au devenir des partis, à doite comme à gauche, en pleine implosion à défaut de recomposition; n’en déplaise à Messieurs Baroin & Sarkozy.

#Penelopegate ou L’insoutenable légèreté de François Fillon

Qui veut la peau de Roger rabbit ou plutot de François Fillon? Quelques noms familiers reviennent telle Salomé apportant la tête de jean-Baptiste …

Qu’est ce qui a conduit l’irresistible ascension de Fillon vers cette sortie de route qui pourrait bien lui coûter la victoire et le hors course?

  • Cela a débuté par des écarts de langage, du politiquement incorrect pour un futur président de la république et donc représentant et garant de la laïcité; le personnage devenu public ne peut plus faire référence à sa droite chrétienne conservatrice.
  • Fillon a tué son Président sur l’autel du Gaullisme en vantant la probité et l’impunité dont il dit avoir toujours fait montre; l’exemplarité étant le maître mot, Fillon devait en incarner le leadership.

Il aura suffi d’une rumeur pour faire voler en éclat ce bel équipage et semer le doute à droite sur les chances de leur candidat.

Nous voici propulsés dans une chronique d’une mort annoncée par le Canard enchainé qui suscite l’ouverture d’une information judiciaire par le Pôle financier du Parquet de Paris.

Adieu, vaches, veaux, cochons…de la Sarthe et d’ailleurs. Le mal est fait et le fruit est atteint au coeur car au delà de la justice, c’est devenu une affaire de morale.

Au plan strictement politique, toute comparaison gardée, cela n’est pas sans rappeler la campagne de 2011 et l’implosion en plein vol de DSK. C’est certes un drame personnel et familial mais ce n’est pas la fin d’un parti mais une fin de partie.

Tout cela pour dire quoi? Que les Republicains se doivent d’envisager le pire pour se préparer à remplacer François Fillon dans la course à la Présidentielle. Le processus démocratique de la Primaire s’étant tenu en novembre 2016, il convient de proposer à Fillon de démissionner, sa situation n’étant plus tenable au regard de l’opinion publique, accessoirement son électorat. Qui pour le remplacer? Sur quelles bases et avec quelle légitimité?

Dans la course aux primaires de la droite, les électeurs ont choisi deux candidats qui se sont affrontés au second tour; il revient au second de prendre la place! Cette option n’est pas dégradante; c’est une alternative au travers de l’exercice d’une vice présidence du parti les Républicains.

Alain Juppé est naturellement ce vice président élu; il a de plus été le candidat capable de rassembler 60% des français et non plus des électeurs de droite.

Regardons les faits en face et le paysage politique recomposé au lendemain des primaires de la droite et de la gauche. Au risque de laisser la place au FN et aux idées de l’extrême droite, conservatrice et réactionnaire, l’avenir politique est au centre comme l’a si bien compris Emmanuel Macron et comme le suggérait Alain Juppé. Pour remobiliser les électeurs de droite et du centre, désemparés par ce scandale politico-médiatique avant de basculer dans le judiciaire, il faut un candidat qui rassemble autour de valeurs sociales et humanistes, un candidat qui soutienne l’économie solidaire et la protection sociale; un candidat qui puisse chasser sur les terres de Macron qui aspire les voies des électeurs déçus par le virage conservateur de la posture vite adoptée par Fillon.

Ce candidat, c’est Alain Juppé, le mieux placé et le seul à donner confiance à un électorat désorienté et désabusé, à élargir les horizons politiques et lever les clivages d’une ligne de partage droite/gauche de plus en plus floue.

Cet homme, Alain Juppé est aujourd’hui le possible rassembleur des français; il a acquis de fait cette stature qui le légitime pour briguer le mandat présidentiel après avoir démontré ses qualités d’homme d’état, son ambition personnelle au service de la France.

Reste à le convaincre de cette réalité et surtout de cette nécessité.