Feu la V° République: il y a ni liberté,ni égalité,ni fraternité

Les trois piliers sur lesquels reposent notre République s’effondrent les uns après les autres:

  • statue de la républiqueLiberté: Depuis l’état d’urgence qui n’est pas un état de droit, jusqu’aux grèves des transports et des services publics, les libertés citoyennes sont bafouées: liberté de circuler, liberté de travailler, liberté d’expression, liberté de la presse…
  • Egalité: Le principe d’égalité devant la loi vole en éclats et les citoyens ne bénéficient pas des mêmes droits: Le conseil d’Etat comme le Conseil Constitutionnel sont de plus en plus saisis.
  • Fraternité: Les mouvements sociaux et l’activité parlementaire ou son blocage conduisent à la disparition de la fraternité au moment même où s’ouvre l’Euro de football en France et où des migrants réclament notre aide; triste constat.

Il est surprenant de constater la dérive libercitide au cours des dernières années et ce, même avant le retour du socialisme au pouvoir. Aux motifs du terrorisme et des attentats perpétrés, à l’instar du “Patriot Act” américain (US), on assiste avec l’état d’urgence à une privation de libertés. Paradoxalement, il existe un manque de cohérence dans les actions de protection des populations avec les manifestations et les grèves à répétition qui n’en finissent plus.

Ainsi et en guise de substitution au dialogue social, on préfère se priver de certaines libertés, renoncer au principe d’égalité et prendre le risque d’une fracture non seulement sociale mais générationnelle, histoire d’éviter de pactiser ou de fraterniser.

code du travailAujourd’hui, on ne sait plus qui est l’ennemi et s’il se situe à l’intérieur ou à l’extérieur du pays. Tout ceci traduit l’absence d’un exécutif puissant, compris des français et accessoirement soutenu par une majorité, qu’elle soit parlementaire ou de l’opinion publique. A l’inverse, c’est un massif rejet des leaders actuels, un appel au renouveau comme une condition préalable au rétablissement d’un dialogue social. Il est à présent trop tard pour expliquer la loi sur la réforme du code du travail; l’opinion publique a pris fait et cause contre ce projet même sans avoir pris le temps de lire et d’en comprendre le sens et la portée. Il s’agit bien d’une manipulation politicienne et d’une imposture syndicale pour obtenir l’adhésion d’une petite majorité de français qui ose s’exprimer sous la contrainte ou la menace.

ordures ménagères à ParisLa démocratie en prend un coup, de la main même de ceux qui prétendaient incarner la social-démocratie, les pourfendeurs des droits et des libertés. C’est un échec sur toute la ligne; les masques tombent et révèlent les personnalités cachées des protagonistes. Nous pénétrons dans les coulisses de la politique qui ressemblent plus à des égouts ou des poubelles d’ordures abandonnées sur les trottoirs, dont plus personne ne veut; la politique se traine dans les rues de Paris; elle est sale, nauséabonde et sent mauvais.

Qu’on est loin de la manifestation unitaire et citoyenne de janvier 2015 derrière les couleurs de la République Française.

nous sommes tous Charlie

La #laïcité en France: un processus de normalisation?

D’où l’on reparle de laïcité à la suite des attentats en France et dernièrement, faisant suite à l’agression d’un professeur juif portant la kipa. La France est un pays laïque et l’affirme haut et fort dans sa Constitution.

Laïcité

Pour autant, doit on supprimer toute référence à l’histoire de notre pays, à ses racines judéo-chrétiennes? La loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’état n’est pas si vieille et auparavant, la France s’ornait des attributs du catholicisme. Devrait-on aujourd’hui effacer toute trace de ce passé, de nos racines culturelles et de nos modes de vie?

identité et laïcitéNous sortons d’une approche identitaire et nous devons faire très attention de ne pas favoriser une approche communautaire en défendant la laïcité: pas de signes ostentatoires. Mais, à y bien regarder dans nos us et coutumes, nos habitudes et nos rites français, vouloir effacer toute trace chrétienne de notre société serait une chose vaine. Cela a-t-il un sens de vouloir interdire les crèches dans les lieux publics ou les mairies? Pourquoi pas ensuite supprimer les jours de congés en lien avec la religion catholique, les fêtes?

Alain Juppé, dans son dernier ouvrage sur un Etat fort, y fait référence non sans rappeler le passé et l’Histoire de France. Sous le fallacieux prétexte du principe d’égalité de la République, notre président ne cherche-t-il pas à entrainer les français avec lui dans son processus de normalisation? Au point d’en perdre notre identité nationale ou à en être déchu en certaines circonstances.

Il semblerait que la liberté d’expression pose problème de nos jours en France; depuis Charlie en janvier 2015, on s’interroge sur la libre expression de penser, de parole, d’écrire ou filmer et de diffuser dans les médias ou sur internet. La laïcité n’est pas une interdiction en soi mais bien une liberté de culte, de religion sans parti pris républicain. Le “débat”sur les primaires à doirte et peut-être à gauche pointe du doigt sur la possibilité de s’exprimer publiquement ou sein d’un parti politique pour exprimer ses idées politiques, ses projets ou ses stratégies. On y pratique une censure et on attaque la représentativité nationale, régionale ou locale; on s’en prend à la diversité pour faire rentrer dans le moule conformiste de la pensée unique des partis. La vieille garde politique n’a rien compris ou pas vu venir cette forte attente patriotique pour un renouveau non seulement des valeurs mais aussi des hommes et de leurs idées.

Changement, renouveau sont des mots qui effraient encore les conservateurs qui ne sont pas que de droite etv retardent le processus de refondation de la société française; car ce n’est plus une modification mais une transformation voire une révolution sociétale vers laquelle nous tendons.

A lire, la lettre ouverte de Thomas Guénolé ainsi que la chronique de Jean Baubérot