#Microcephaly / #Zika as Political issues?

On Feb.1st 2016, WHO declared PHEIC with regards Zika virus threats and its potential health impacts worldwide; since, we are observing  a surprising crisis management of Zika disease overwhelmed by an international political crisis.

  • Starting with WHO and the funds raisingwho-logo in order to sponsoring both studies on Zika virus in Vitro and epidemiology surveys in Vivo. More questions raised than answered so far since the arrival of the virus in South America, mid April 2015. The emergence of new neurological diseases in link with the virus like GBS, Myelitis or microcephaly which seem to be related to an autoimmune disease are responsible for fears leading to threats for Public Health/Global Health. Pictures of microcephaly posted in Newspapers and social medias are indecent but attracting to People. “Unfortunately”, Zika is responsible for less fatalities than Ebola and is less bankable, despite a urge need to fight the disease.
  • Looking at Brazil, we are focusingZikaMap on the huge amount of microcephaly cases occurring since April 2015 when the Zika virus arrived for the first time in South America. In a way, Zika is a “good opportunity” to hide some of critical points with regards Politics in Brazil including but not limited to corruption scandal with Petrobras, Impeachment procedure of Mrs President. But here are other corps in the cupboard, I mean socio-economics or environmental issues: lack of potable/drinkable water pipe system, sanitation, waste management, vector control by using toxic pesticide/larvicide, poverty leading to malnutrition. It is surprising noticing that the country where started in 1992 in Rio, The precautionary principle applied to Sustainable Development, poor Public Health policy is implemented in some areas like in NE Brazil for testing and monitoring whenever an infectious disease outbreak is emerging. No doubt that budgets have been absorbed by the Olympics Games this summer.
  • What is going on in US Capitol and White House? Congress is rejecting to vote funds for fighting mosquitoes and preventing vector borne diseases including Zika, Dengue and Chikungunya. white HousePresident Obama has decided to move Funds allocated for Ebola to Zika (600 M$). May be a political way to push Congress to feel more responsible and liable just in case of an outbreak of Zika or an increase of microcephaly and especially at the time where Republicans and its representative Donald Trump, are not in the best shape. How avoiding to think about the TV fiction House of Cards and how politicians manipulate each others to achieve their goals. But today is no longer a fiction but true real life.

We are far from Public/Global Health issues and PHEIC despite the need for sponsoring in Vitro Laboratory studies or in Vivo Epidemiology surveys in order to bring on the table some seeds to grind for a better understanding of the pathogenesis and neurotropism of Zika virus.

#Zika,OMS et Principe de précaution

En déclarant le 1 Février 2016 une urgence sanitaire de portée internationale (PHEIC), l’OMS change quelque peu ses habitudes de communication et aborde la notion de menace pour la santé mondiale sous un autre acpect:le principe de précaution.

Ce principe émane de politiques environnementales né en 1992 à Rio justement; il a depuis été largement repris et notamment en santé (lire l’excellent rapport rédigé par G.Viney et P.Kourilsky) en mettant clairement en avant les règles de prudence concernant la recherche et développement et l’innovation. En quoi Zika est il concerné par le principe de précaution?

  1. brésil et moustiquesUn débat s’ouvre autour des causes possibles de microcéphalies observée au Brésil et plus particulièrement dans le nord-est, à Récife. Parmi les thèses avancées, il y a le virus du Zika, retrouvé dans le cerveau des nouveau-nés microcéphales. Une autre thèse évoque un possible effet tératogène d’un pesticide, larvicide, le piryproxyfène, utilisé pour détruire le moustique Aedes aegypti (vecteur du Zika) en le déversant dans des réservoirs d’eau potable. Cette thèse fait actuellement polémique; les uns criant à la théorie du complot et les autres à la manipulation des médias à des fins militantes de groupes extrémistes pro-environnementalistes/écologistes. Si la plus grande prudence s’impose au plan scientifique, le mérite existe de porter le débat au grand jour et de se poser la question.
  2. sans moustiqueMais un deuxième débat voit le jour également, co-animé par l’OMS, au sujet de l’utilisation préconisée de souches de moustiques génétiquement modifiées au Brésil, initialement pour lutter contre la Dengue qui possède le même vecteur que le Zika. L’introduction de cette souche de moustiques génétiquement modifiée pourrait elle induire des effets secondaires dommageables pour l’environnement?

C’est à ces questions que l’OMS va devoir répondre et quelque part, rendre des comptes aux nations unies suite à la propagation du virus Zika dans les Amériques et la mobilisation des autorités sanitaires qui s’en suit dans les pays impactés. C’est en ce sens qu’il faut comprendre la décision de déclarer un état d’urgence sanitaire de portée internationale. L’OMS exerce sa responsabilité et son expertise scientifique sur un sujet où il se pose plus de questions qu’il n’existe de réponses à ce jour.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé): vers un Renouveau?

Au travers des retours d’expériences récentes vécues lors de l’épidémie d’Ebola et de MERS Coravirus, il est légitime et sain de s’interroger sur le rôle et les responsabiltés de l’OMS, une agence satellite des Nations Unies (UN).

OMS

Très administrative et formaliste, L’OMS semble avoir définitivement(?) basculé du In Vivo pour le In Vitro; un manque flagrant de pragmatisme et de réactivté à défaut de parler de pro-activité.

Une lourdeur, donc une lenteur administrative qui ne convient pas vraiment au caractère urgent des réponses à apporter aux nombreuses demandes d’assistance de par le monde; le manque cruel et constant de ressources financières compromet l’efficacité et la nature même des missions qui reviennent de droit à l’OMS.

Pour pallier à cette inertie, des ONG telle la fameuse MSF (Médecins sans Doctors-without-Borders-logo-squareFrontières) ou des agences nationales  de santé, comme le CDC d’Atlanta (US), CDC logo_small
sont venues au secours de l’Afrique de l’Ouest au péril de la vie de leurs volontaires exposés sur le terrain.

Tout semble démontrer l’absence d’évolution et d’adaptation de cette formidable organisation qui a vu le jour au printemps de 1948, aux transformations sociétales et environnementales de ces dernières décennies; la plus flagrante reste sans doute, l’incapacité à répondre aux urgences sanitaires générées par les épidémies.

L’OMS souffre non seulement d’un manque de moyens humains et matériels sur le terrain, mais aussi d’un manque de reconnaissance comme une autorité agissant rarement par ingérence humanitaire mais toujours dans l’intérêt des pays et populations sinistrés. Ebola_UNMEER_jpgLe recours à la logistique des Nations Unies et la sécurisation des missions par les soldats Casques Bleus prennent un caractère impérieux. Ebola en Afrique de l’ouest en a été la démonstration flagrante.

Le constat qui se dégage aujourd’hui conduit à repenser la place de l’OMS au travers du prisme géopolitique: être efficace rapidement sur le terrain avec des équipes compétentes et une expertise scientifique pluridisciplinaire, incluant des sciences humaines et sociales (sociologie, ethnologie, anthropologie), mobilisables à tous instants au quatre coins de la planète. Il manque une force d’intervention rapide et une force de réflexion rapide¹ à l’instar des recommandations de Patrick Lagadec, spécialiste de la gestion des crises.

L’autre constat repose sur la mutation technologique nécessaire pour s’adapter à une économie numérique et à la télémédecine. Même la veille épidémiologique intègre aujourd’hui l’étude des signaux faibles qui circulent au travers des réseaux sociaux. Le recours à des logiciels tel Google Analytics ou l’activité développée par un site comme Healthmap témoignent de cette tendance et de l’intérêt de ces nouveaux outils numériques comme “lanceur d’alertes”.

L’épidémie de MERS Coronavirus illustre parfaitement cette absence de vision globale incluant la médecine vétérinaire et la recherche médicale (virologie) dès le début d’une nouvelle pathologie infectieuse inconnue.

L’OMS devrait jouer un rôle de facilitateur et de promoteur en matière de R&D:

  • conception de nouveaux équipements de protection individuels (EPI);
  • nouvelles molécules médicamenteuses;
  • nouveaux vaccins;
  • nouveaux tests de diagnostic rapide et laboratoire mobile.

Il existe un marché parallèle, à l’affût des découvertes innovantes et potentiellement lucratives; comment prévenir cette dérive éthique consistant à faire la course pour déposer en premier un brevet ou faire eneregistrer une séquence de génôme. L’émulation scientifique devrait être régulée par une instance comme l’OMS pour éviter que certains laboratoires s’enrichissent sur le dos des pays pauvres.

C’est une problématique voire un paradigme à laquelle il convient que l’OMS prenne position clairement en réunissant son comité d’Ethique dont le rôle consiste à penser en amont des évènements et des crises, d’anticiper les questions clefs pour qu’elles ne deviennet pas bloquantes au moment crucial de la mise en situation/application. Cette réflexion se faisant dans le calme et sans pression médiatique ou politique.

A défaut de pouvoir vacciner une population ou de mettre à disposition des traitemenst curatifs, l’OMS intervient dans la mise en oeuvre du règlement sanitaire international. Si le contrôle aux frontières semble peu efficace, on peut s’interroger sur la place des mesures d’endiguement de la propagation d’un agent infectieux tel le coronavirus. Comment expliquer, en dépit des missions de conseil, d’expertises et d’audits menées par l’OMS en Arabie Saoudite, l’absence de décision de mise en quarantaine des troupeaux de dromadaires reconnu comme le principal réservoir du coronavirus? Des pressions politiques ou un chantage diplomatique?

L’OMS en perd toute crédibilité sur son indépendance et sa neutralité au plan sanitaire.

¹http://www.patricklagadec.net/fr/pdf/PS112_p31_Lagadec-p.pdf

Who’s WHO? (The World Health Organization)

As a French citizen, please let me use the Shakespeare’s language trying to understand the way WHO is following when managing Epidemics or Pandemics: “To be or not to be:That is the question.”

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Looking back at the recent Ebola outbreak and MERS Coronavirus epidemics in the Middle-East since 2012, I am a bit disappointed by the role and responsibility of WHO with regards to the leadership of such an International Public Health concern. To be honest, I understand that being the chairman of this organization is not an easy task by managing without the full powers and funds allocated to cope with the increasing demands of assistance worldwide. Nevertheless, from the lessons learned and return of experience, time is to review how WHO is working and especially working in front line.

Doctors-without-Borders-logo-squareNobody can ignore the key role played by MSF (Doctors without Borders) as a whistle blower, raising the alarm then taking the lead in West Africa (WA) without delay and despite a lack of means of protection for its own health care workers (HCW). As a consequence, MSF reported a huge loss of HCW. As a NGO, MSF has the capablity and flexibility to cope with the ongoing environment of the Ebola outbreak, to move to front line and to install new medical facilities where required and accordingly.

My congratulations to the MSF’s International president, Dr Joanne Liu for identifying the limits of the exercice of the NGO and by declaring a state of emergency towards United Nations (UN) and requiring support and assistance for logistics and peace keepers.

What a sense of duty of care and vision when the situation is worsening to an outcome which compromises Public Health and Safety, leading to chaos of emergent countries.

At this stage, the second key actor was United State of America (US) and its president B.Obama who decided to support and sponsor the fight against Ebola. I do not remember having seen a President taking the time to explain and train People about the symptoms and the best practices to prevent contamination; empathy, charismatic and education delivered by B.Obama…Whoooo, impressive! Such as the contest for R&D addressed to designer for new personal protective equipment/coverall safer and more comfortable while working with extreme high temperature (>35°C).

CDC logo_smallUnder the commitment of the Chief Commander, the CDC quickly joined the crisis team by taking the lead in Liberia. I would say leading by example for the other countries involved in WA, France and EU in Guinea, UK in Sierra Leone.

After local assessment, it was clearly identified that military forces would support the NGOs by providing logistics, ground and air transportation and security.

In WA, the entire Public Health system has been overwhelmed, affecting medical staff and leading to closure of medical facilities and community hospitals. A new risk exposure is related to sub-urban and highly crowded locations; a bit like a fire spreading from house to house.

Taking into account this social environment and adding a lack of sanitation, cultural and religious issues related to burials, it is not surprising to understand that the Ebola outbreak was not under control and that WA needed strong support and help. We might have expected that was the mission for WHO, supported by UN.

Astonishing to note how WHO was unable to take the lead and coordinate without unbearable delay. Two major key factors are:

  1. Fund raising from UN members: recent and continuous decrease of the incomes;
  2. Emergency response team, fully equipped and trained to cope with epidemics:not implemented,not existing.

Surprising to note how long it took for health risk assessment, lack of impact assessment on security and economy.

To anticipate, to plan are key figures of pandemics preparedness. Where are the lessons learned from SARS and Flu H1N1?

Be pro-active and ready to cope with disasters whatever the cause is: isn’t it the mission of WHO?

  • So, how explaining the last minute Ethics committee notice to attend? in charge of a statement about clinical trials of new drugs (was that the first time WHO was exposed to?);
  • Underestimation of gravity due to under-reporting from WHO Regional Committee;
  • Lack of support on the front line with PPE, sanitizing, then water and food for quarantine People in villages/towns.

Findings based on facts and evidences are damning about the role and responsibility of WHO during Ebola outbreak in WA. WHO is acting as a Client who requires assistance from sub-contractors like MSF or CDC.

 

WHO: Towards a New Deal.

WHO has to remain a policy maker and a guard keeper of the International Health Regulation. But WHO has to take care to stay away from a politically correct language in order to act efficiently and timely while dealing with emergencies.

Criticisms are easy but useful only if leading to new beneficial proposals. I am not the authorized person allowed to speak about the organization of WHO but my outside position allows me to be an observer:

  • In order to act as soon as possible and by avoiding duplicating the resources: to implement partnerships with NGO like MSF and/or National Health agencies like CDC in US or EPRUS in France. WHO coordinates and reports to the stakeholders;
  • To create a Crisis management team and an investigation team coordinating or delegating scientific pluridisciplinary skills;
  • To anticipate Legal and Ethical issues related to Global Health/One Health (including veterinary health);
  • To allocate the necessary logistics on due time to cope  with hazards or threats;
  • To initiate R&D based on innovation for improving the Health and Safety of personnel on the front line; same whenever new drugs or vaccine are required by developing partnerships with Laboratories and chemical industry.

In this kind of organization, WHO is less exposed to operational issues which is not the best quality to describe WHO.

On July 31 2015: WHO Press Conference…  http://terrance.who.int/mediacentre/presser/WHO-RUSH_Ebola_WHO_reform_presser_CHANm_NABARROd_31JUL2015.mp3